Les universitaires britanniques mettent fin au boycott

Imemc, lundi 30 mai 2005

L’Association d’Enseignants des Uni­ver­sités bri­tan­niques a voté jeudi 26 mai la fin du boycott de deux uni­ver­sités israé­liennes, mis en place le mois dernier.

Les uni­ver­si­taires bri­tan­niques mettent fin au boycott, dont les par­tisans jurent de pour­suivre l’action.

L’AUT( Asso­ciation d’Enseignants des Uni­ver­sités ) a voté jeudi 26 mai la fin du boycott de deux uni­ver­sités israé­liennes, mis en place le mois dernier [1], une démarche décrite comme une vic­toire par les oppo­sants au boycott, selon des sources israé­liennes vendredi.

La décision a été votée, dans le plus important syn­dicat d’universitaires, par une majorité de deux-​​tiers. Les par­tisans du boycott pro­met­taient aussi de continuer leurs efforts pour boy­cotter Israël.

Le conseil de cette asso­ciation forte de 40 000 membres a tenu une session spé­ciale où elle a décidé de revenir immé­dia­tement sur le boycott des uni­ver­sités de Bar-​​Ilan et Haifa.

Le syn­dicat a déclare qu’il baserait doré­navant sa poli­tique sur l’apport d’ “une soli­darité concrète aux syn­di­ca­listes et uni­ver­si­taires israé­liens et pales­ti­niens en s’accordant sur une motion où le syn­dicat s’engage à une révision totale de sa poli­tique internationale ».

La secré­taire générale du syn­dicat, Sally Hunt, a lancé un appel à « construire des ponts entre les par­tisans de posi­tions diver­gentes ici au Royaume-​​ uni et à s’engager à sou­tenir les syn­di­ca­listes qui tra­vaillent pour la paix en Israël et en Palestine. »

Cependant, Sue Bla­ckwell, ensei­gnante à l’université de Bir­mingham et d’une impor­tance clé dans le soutien au boycott, a déclaré qu’elle conti­nuerait ses efforts. Mme Bla­ckwell a déclaré qu’elle avait été accusée de mettre en danger la liberté uni­ver­si­taire mais que la dis­cussion sur cette liberté n’avait aucun sens alors que les étudiants pales­ti­niens n’avaient même pas la liberté d’aller à l’université.

La décision de boycott avait entraîné des cri­tiques publiques des uni­ver­si­taires israéliens.

Le Pro­fesseur Aharon Ben-Ze’ev, pré­sident de l’Université de Haifa, a dit que l’institution envi­sa­geait de pour­suivre le syn­dicat pour dif­fa­mation, affirmant que la décision était basée sur un tissu de mensonges.

Je suis déçu que les diri­geants de l’organisation ne se soient pas excusés auprès de l’université d’avoir dénigré son nom a déclaré Ben-Ze’ev.

Le recteur de l’université de Bar-​​Ilan , le, Pro­fesseur Yosef Yeshurun a salué la décision du syn­dicat de mettre fin au boycott, disant que les boy­cotts n’avaient pas leur place dans l’institution.Mais “les dégâts sont faits », a-​​t-​​il ajouté.

[1] voir articles sur le site