Les soldats israéliens attaquent une école en Cisjordanie

Imemc, vendredi 12 mai 2006

Pendant la céré­monie de remise des diplômes au lycée d’ Anata, les troupes israé­liennes tirent des gre­nades lacry­mo­gènes sur les participants.

Deux jeunes Pales­ti­niennes, élèves du lycée d’Anata à Jérusalem-​​est, ont été blessées jeudi 11 mai quand les soldats israé­liens ont lancé des gre­nades lacry­mo­gènes contre les jeunes filles et leurs parents qui étaient réunis pour la céré­monie de remise des diplômes de l’école.

Selon des témoins ocu­laires, les troupes israé­liennes ont attaqué l’école, lancé des gaz contre la foule, blessant une élève à la jambe tandis qu’une autre s’évanouissait parce qu’elle avait inhalé les gaz.

La direc­trice de l’école a dénoncé cette attaque pendant cette journée qu’elle espérait être un jour de fête pour les diplômées et a appelé les orga­ni­sa­tions inter­na­tio­nales de défense des droits humains à faire pression sur les auto­rités israé­liennes afin qu’elles arrêtent de har­celer les enfants pales­ti­niens. Les enfants sont souvent la cible des agres­sions des soldats israé­liens -plus de 1000 petits Pales­ti­niens ont été tués par les forces israé­liennes depuis le début de la vio­lence actuelle en 2000 [1].

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La cour de l’école, coupée par le Mur d’annexion

L’école secon­daire d’Anata est la cible quasi quo­ti­dienne des forces israé­liennes car elle se trouve sur le tracé du mur d’annexion israélien, qui est actuel­lement construit dans la cour de récréation de l’école.

Les élèves et les pro­fes­seurs ont essayé de main­tenir les cours malgré le Mur mais les enfants sont attaqués presque tous les jours par les soldats, ce qui rend la situation très dif­ficile d’après la direc­trice de l’école.

[1] la deuxième Intifada a éclaté en sep­tembre 2000 quand Sharon, entouré de sa sol­da­tesque, a fait "exploser la cocotte minute" que l’occupation faisait monter en pression par sa visite pro­vo­ca­trice sur l’esplanade des Mos­quées. La répression mili­taire du sou­lè­vement pales­tinien par les auto­rités d’occupation a été extrê­mement vio­lente et continue depuis lors.