Les Palestiniens vont soumettre leur texte à l’ONU

Les Palestiniens soumettront bien courant novembre au Conseil de sécurité de l’Onu leur projet de résolution fixant un calendrier pour la fin de l’occupation israélienne, malgré l’opposition américaine, a indiqué mardi un dirigeant de l’OLP à l’AFP.

7 sur 7, mercredi 5 novembre 2014

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Les négociations américaines ont échoué. Les Palestiniens prennent l’initiative (les négociateurs Saeb Erakat et Tzipi Livni avec John Kerry, archives) © Belga

Une rencontre entre le négociateur en chef Saëb Erakat et le secrétaire d’Etat John Kerry lundi aux Etats-Unis n’a pas infléchi la détermination palestinienne, a dit Wassel Abou Youssef, membre du comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine. "Aucune autre solution ne nous a été proposée par l’administration américaine", a-t-il dit. "L’administration américaine pousse à reprendre les négociations là où elles ont été laissées (en avril, NDLR), alors que ce mécanisme a fait la preuve de son échec au cours des années passées", a-t-il expliqué.

Échec américain

Le dernier round de négociations initiées en 2013 par M. Kerry a échoué en avril 2014 après neuf mois de navettes intensives. Frustrée de l’absence de perspective d’indépendance, la direction palestinienne a fait le choix d’en passer par la communauté internationale sans plus attendre une solution négociée avec Israël. Le département d’Etat avait indiqué avant même les entretiens de MM. Kerry et Erakat que le chef de la diplomatie américaine n’avait pas de projet de règlement du conflit israélo-palestinien à présenter à son hôte.

Plan en trois étapes

La direction palestinienne envisage un plan en trois étapes : un vote au Conseil de sécurité, puis en cas de refus, l’adhésion à des organisations internationales dont la Cour pénale internationale et, enfin, la rupture des accords avec Israël, notamment en ce qui concerne la coopération sécuritaire. De nombreux responsables palestiniens ont fait état de pressions américaines pour les dissuader d’aller devant le Conseil de sécurité, Washington ayant pour dernier recours l’utilisation éventuelle de son droit de veto.