Les Palestiniens à Clinton : pas de négociations sans gel total des colonies

lundi 11 janvier 2010

Les Pales­ti­niens ont répondu samedi 9 janvier 2010 par la négative à la secré­taire d’Etat amé­ri­caine, Hillary Clinton qui a prôné la veille une reprise des pour­parlers de paix israélo-​​palestiniens « le plus tôt pos­sible et sans condi­tions préa­lables ». Sans sur­prise, le négo­ciateur de l’Autorité pales­ti­nienne, Saeb Erakat a réaf­firmé la position palestinienne.

L’Autorité pales­ti­nienne campe sur ses posi­tions. Cela ne signifie pas pour autant que son pré­sident Mahmoud Abbas n’attende rien d’une nou­velle ini­tiative amé­ri­caine. Bien au contraire car il sou­haite la reprise des dis­cus­sions sus­pendues en décembre 2008 par l’offensive israé­lienne contre la bande de Gaza.

Comme d’habitude, le pré­sident pales­tinien se réclame de la feuille de route de 2003 qui exi­geait en par­ti­culier « l’arrêt total de la colo­ni­sation israé­lienne, y compris à Jérusalem ».

C’est aussi ce que demandait Washington jusqu’à ce que l’administration Obama ne décide en quelque sorte de s’attaquer au pro­blème par l’autre bout. Hillary Clinton affirme ainsi qu’à son avis : « Résoudre la question des fron­tières et celle de Jéru­salem, c’est résoudre la question des colonies ».

En clair, d’après la secré­taire d’Etat amé­ri­caine, pour trouver une solution au plan d’occupation israélien des Ter­ri­toires et de Jérusalem-​​Est, la capitale reven­diquée par les Pales­ti­niens, il suf­firait de s’entendre sur le bornage des deux futurs Etats et de pro­céder éven­tuel­lement à des échanges de ter­ri­toires à l’amiable.

Washington continue de pré­co­niser la création d’un Etat pales­tinien viable qui garan­tisse en même temps la sécurité d’Israël. La qua­drature d’un conflit qui a vu le gri­gnotage de la colo­ni­sation israé­lienne pro­fon­dément modifier les cartes [1].

[1] paral­lè­lement à la colo­ni­sation continue, la des­truction de maisons pales­ti­niennes vise à réduire voire empêcher la pré­sence pales­ti­nienne dans leur pays. Ainsi , une nou­velle fois

Israël détruit une ving­taine d’habitations palestiniennes

Les bull­dozers de l’armée ont rasé des bara­que­ments abritant en tout une qua­ran­taine de familles d’agriculteurs pales­ti­niens, à l’est de Naplouse.

Une ving­taine d’habitations pales­ti­niennes ont été rasées par l’armée israé­lienne, dimanche 10 janvier, dans le nord de la Cis­jor­danie occupée, selon des sources au sein des ser­vices de sécurité et des témoins palestiniens.

Appuyés par d’importants effectifs mili­taires, les bull­dozers de l’armée ont rasé des bara­que­ments abritant en tout une qua­ran­taine de familles d’agriculteurs pales­ti­niens dans le village de Tana, à l’est de Naplouse, selon ces sources.

Plu­sieurs de ces construc­tions servent d’abri à des bergers. Avant de pro­céder à ces démo­li­tions, les mili­taires ont enjoint les familles d’évacuer les lieux. Un porte-​​​​parole de l’armée s’est refusé à tout commentaire. http://​tempsreel​.nou​velobs​.com/actu…

Selon Radio​-Canada​.ca avec Reuters et Agence France Presse,

Un porte-​​​​parole des auto­rités de tutelle israé­liennes a expliqué que les abris, l’école et les écuries détruits avaient été « illé­ga­lement érigés » sur un terrain d’entraînement mili­taire dans la zone C, « mettant en danger la vie de leurs occu­pants ». Zone C

Selon le Bureau de coor­di­nation des affaires huma­ni­taires des Nations unies, les res­tric­tions urba­nis­tiques imposées par Israël dans cette zone impliquent que des dizaines de mil­liers de Pales­ti­niens qui y vivent n’ont d’autre choix que d’y bâtir sans auto­ri­sation de l’occupant.

En 2009, l’instance onu­sienne a recensé la démo­lition de 180 struc­tures pales­ti­niennes dites illé­gales dans la zone C, entraînant le dépla­cement de 319 per­sonnes, dont 167 enfants. http://​www​.radio​-canada​.ca/​n​o​u​velle…