Le réacteur de Dimona … Un mystère qui menace tout le Moyen-​​Orient

GL, samedi 12 janvier 2008

Le gou­ver­nement israélien a récemment décidé de boy­cotter la BBC après que cette der­niere ait réalisé un film docu­men­taire sur les armes nucléaires israé­liennes. Des sources du Ministère des Affaires Etran­gères israélien ont expliqué que le film était anti­sémite, (Une accu­sation employée par Israël sys­té­ma­ti­quement à l’égard de ses détrac­teurs ou critiques).

"Le réacteur nucléaire israélien de Dimona est sus­cep­tible de fusion incon­trôlée, de la même façon que le réacteur russe de Cher­nobyl il y a deux décennies ; lequel a causé une catas­trophe huma­ni­taire et écolo­gique. Si Dimona explosait, il affec­terait un secteur de 500 kilo­mètres de rayon à vol d’oiseau. Attei­gnant "jusqu’à Chypre et toutes les régions voi­sines", a signalé le Docteur Yousef Abu Safiya, Chef de l’Agence pales­ti­nienne pour la Qualité de l’Environnement.

Une récente étude conduite par les auto­rités jor­da­niennes, suite à une demande de l’Agence pales­ti­nienne pour la Qualité de l’Environnement a révélé que les Israé­liens sont conscients de la pos­si­bilité d’une fusion incon­trôlée dans le réacteur de Dimona, ce qui affec­terait à son tour la région entière, prin­ci­pa­lement la ville jor­da­nienne de Tafila au sud.

L’étude a aussi démontré que des sub­stances radio­ac­tives s’échappent du réacteur d’une manière qui a aug­menté les taux de cancer parmi les popu­la­tions voi­sines, en par­ti­culier celles de la ville de Tafila.

Ce qui entraîne ces sup­po­si­tions est en grande partie basée sur des obser­va­tions ter­restres et les der­nières images satel­lites qui montrent que les murs du réacteur ont des fentes, qui montrent que sa durée de vie pourrait être diminuée de moitié.

L’emplacement du réacteur dans le désert du Négev est un empla­cement délicat, placé entre l’Egypte, la Jor­danie et les ter­ri­toires de l’Autorité pales­ti­nienne. Le réacteur a été construit en 1963, en coopé­ration avec la France et le Royaume-​​Uni, qui avaient promis de construire le réacteur en échange de l’aide israé­lienne lors de l’attaque de l’Egypte dans que l’on a connu comme l’Affaire de Suez en 1956. Quant au finan­cement du matériel de gestion du réacteur, les Etats-​​Unis s’en sont occupé, en plus de l’octroi d’une aide de four­niture d’uranium enrichi en Israël.

Malgré un appui amé­ricain total envers la poli­tique israé­lienne, les USA ont exprimé leurs soucis concernant le réacteur. Des infor­ma­tions ont révélé une ten­tative amé­ri­caine de déléguer cer­tains de ses fonc­tion­naires du pro­gramme nucléaire ins­pecter le réacteur de Dimona, en sus de ceux tra­vaillant pour l’AIEA. Mais Israël a refusé de le leur per­mettre, conti­nuant ainsi à main­tenir le pri­vilège du réacteur d’être "protégé de visite". D’une manière que seuls les Israé­liens peuvent se permettre.

Dans une étude com­man­ditée par le Ministère pales­tinien de la Qualité de l’Environnement des auto­rités jor­da­niennes, il a été découvert que le taux moyens de cancer dans le gou­ver­norat de Tafila, au sud de la Jor­danie, est plus élevé que dans les autres gou­ver­norats jor­da­niens et dans les autres pays arabes limitrophes.

Selon le docteur Abu Safiya, des taux élevés de cancer ont été enre­gistrés dans tout les gou­ver­norats jor­da­niens du Sud, ce qui a confirmé la conta­mi­nation pos­sible par des pous­sières nucléaires qui pour­raient pro­venir de Dimona

Un réacteur obsolète

Comme les rap­ports l’indiquent, le réacteur est main­tenant obsolète, ses murs de confi­nement se sont usés, ce qui pourrait causer des fuites de radiation à l’extérieur du réacteur ; une situation qui amènera des atteintes dévas­ta­trice à la santé et des dégâts écolo­giques dans les pays limitrophes.

Selon les mêmes rap­ports, le réacteur pré­sente une fente dan­ge­reuse causée par la radiation "neu­tro­nique", qui a y causés des dégâts struc­turels. En effet les neu­trons créent de petites bulles de gaz à l’intérieur du bou­clier de béton, le fra­gi­lisant et le rendant sus­cep­tible de s’effriter.

« Al Bayan », un journal basé aux Emirats arabes unis, a révélé récemment qu’un débat sérieux se déroulait aujourd’hui pour définir s’il fallait stopper le réacteur avant que la catas­trophe n’arrive, ou s’il fallait attendre. En sus, un reportage réalisé par la deuxième chaîne de télé­vision israé­lienne explique que des dou­zaines de salariés du réacteur sont morts du cancer et que l’administration du réacteur refuse de révéler le nombre réel d’accidents et d’incidents survenus.

En ce qui concerne les déchets du réacteur ?

Quant aux déchets résultant des opé­ra­tions d’enrichissement nucléaire dans le réacteur de Dimona, le docteur Abu Safiya a déclaré qu’il sont ense­velis dans des sec­teurs limi­trophes des ter­ri­toires contrôlées par l’Autorité pales­ti­nienne, ainsi que des ter­ri­toires jor­da­niens et égyp­tiens. Par­ti­cu­liè­rement dans des sec­teurs où la nappe phréa­tique et la direction du vent ne va pas dans la direction d’Israël. Un reportage de la deuxième chaîne de télé­vision israé­lienne a révélé que des déchets du réacteur sont enterrés dans des zones à l’est du camp de réfugiés d’Al-Bureij et de la ville de Deir El Balah. Actuel­lement, l’Autorité pales­ti­nienne pour la Qualité l’Environnement essaye d’obtenir une per­mission d’installer une station d’analyse de l’eau à l’intérieur de la Bande de Gaza pour contrôler ces sec­teurs, mais Israël refuse.

Durant l’Intifada, les Israé­liens ont enterré presque 50 000 tonnes de déchets indus­triels chi­miques dans la Bande de Gaza, à seulement 30 mètres de pro­fondeur, sur un zone de 5 000 mètres carrés, dont ils ont volé le sol arable pour lem­porter en Israël. Et ont enterrés les déchets indus­triels à la place.