Le détes­table travail d’Hillary Clinton au Proche-​​Orient doit être récusé par la France et par les Européens

PCF, lundi 2 novembre 2009

Hillary Clinton en tournée au Proche-​​Orient fait le détes­table travail poli­tique que Barak Obama avait déjà com­mencé [1]

Après avoir affirmé que le rapport Gold­stone, qui iden­tifie les crimes de guerre israélien à Gaza, com­plique les efforts de paix, elle enjoint les Pales­ti­niens à com­mencer des négo­cia­tions sans condition d’un arrêt total de la colo­ni­sation. Celle-​​ci constitue pourtant le prin­cipal pro­blème et obs­tacle à lever pour s’engager dans la voie d’une paix juste et durable.

Cette poli­tique encourage l’impunité et constitue un soutien direct à la poli­tique extré­miste de B. Netanyahou.

L’administration amé­ri­caine ne contribue pas à la paix, au contraire. Elle encourage la colo­ni­sation israé­lienne dans les ter­ri­toires occupés. Ses pres­sions illé­gi­times sur les Pales­ti­niens ne peuvent qu’accentuer les ten­sions et des risques de confron­tation déjà impor­tants. Il s’agit d’un mépris explicite des droits des Pales­ti­niens pro­fon­dément inacceptable.

La France et ses par­te­naires euro­péens doivent exprimer clai­rement leur désaccord et l’exigence du respect des réso­lu­tions des Nations Unies.

1 novembre 2009

[1] voir aussi

Netanyahu triomphe du soutien des Américains

Le Premier ministre israélien Ben­jamin Neta­nyahu savourait sa vic­toire dimanche après avoir reçu le soutien de Washington pour une reprise des négo­cia­tions de paix sans gel préa­lable de la colo­ni­sation, comme l’exigent les Palestiniens.

« J’espère beaucoup que les Pales­ti­niens vont com­prendre qu’ils doivent s’engager dans le pro­cessus de paix, car c’est leur intérêt comme le notre », a affirmé Ben­jamin Neta­nyahu avant la séance heb­do­ma­daire du gouvernement.

« Pour relancer le pro­cessus de paix, nous avons facilité la vie quo­ti­dienne des Pales­ti­niens et prouvé que nous sommes déter­minés à faire ce qu’aucun autre gou­ver­nement israélien n’a fait depuis le déclen­chement de ce pro­cessus il y a seize ans », a-​​​​t-​​​​il ajouté.

Il a indiqué que l’émissaire spécial amé­ricain pour le Proche-​​​​Orient George Mit­chell pro­longera d’un jour son séjour dans la région « car des efforts concertés sont déployés pour per­mettre la reprise du pro­cessus de paix ».

La veille à Jéru­salem, la secré­taire d’Etat amé­ri­caine Hillary Clinton avait apporté son soutien à sa demande de reprendre au plus vite et sans condition les négo­cia­tions de paix avec les Pales­ti­niens. Ces dis­cus­sions sont sus­pendues depuis l’offensive de l’armée israé­lienne contre la bande de Gaza fin 2008.

« Je veux voir les deux parties com­mencer les négo­cia­tions dès que pos­sible », a déclaré Mme Clinton, pour qui les pro­po­si­tions de M. Neta­nyahu sur une limi­tation de la colo­ni­sation sont « sans précédent ».

Le vice-​​​​ministre israélien des Affaires étran­gères Danny Ayalon s’est félicité de cette volte-​​​​face alors que l’administration amé­ri­caine exi­geait jusqu’ici qu’Israël gèle tota­lement la colo­ni­sation avant le redé­marrage des pour­parlers de paix.

« La preuve est faite que les Etats-​​​​Unis sont nos meilleurs amis et que l’attitude ferme d’Israël sur ses posi­tions est payante », a-​​​​t-​​​​il déclaré sur la radio publique.

Ce chan­gement a pro­voqué l’ire des Pales­ti­niens, qui ont réitéré leur refus de reprendre les négo­cia­tions sans gel de la colo­ni­sation en Cis­jor­danie occupée, qua­lifiée de « prin­cipal obs­tacle sur le chemin de la paix ».

« Israël ne devrait pas se voir offrir la moindre excuse pour pour­suivre la construction d’implantations, et nous consi­dérons que toutes les acti­vités de colo­ni­sation sont illé­gales », a ainsi déclaré à l’AFP Nabil Abou Rou­deina, porte-​​​​parole du pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas.

« L’attitude de l’administration d’Obama est une énorme déception pour les Pales­ti­niens. C’est la preuve que cette admi­nis­tration n’est pas dif­fé­rente des pré­cé­dentes », estime Ziad Abou Zayyad, un ancien ministre palestinien.

« Impos­sible de pour­suivre des négo­cia­tions pendant qu’Israël modifie la donne sur le terrain et préjuge de leur résultat en construisant », ajoute-​​​​t-​​​​il avec amertume.

« Aucun autre pays n’a jamais fait plier les Etats-​​​​Unis. Mais Israël, l’occupant, reçoit un trai­tement dif­férent, alors qu’il continue de se moquer de l’Amérique et du monde en construisant dans les colonies et de priver les Pales­ti­niens de leurs droits », écrit de son côté l’éditorialiste Guideon Lévy dans le quo­tidien israélien libéral Haaretz.

Ephraïm Inbar, directeur du Centre d’études stra­té­giques Begin-​​​​Sadate de l’Université Bar-​​​​Ilan de Tel-​​​​Aviv, estime plus pro­saï­quement que « les Amé­ri­cains ont compris que leur approche ini­tiale était tota­lement irréa­liste et qu’ils ne pou­vaient pas obtenir davantage de conces­sions de Neta­nyahu, mas­si­vement soutenu par ses compatriotes ».

Quelque 300 000 Israé­liens vivent dans les implan­ta­tions de Cis­jor­danie, et environ 200 000 autres dans la partie orientale de Jéru­salem, conquise et annexée en 1967. La com­mu­nauté inter­na­tionale n’a jamais reconnu cette annexion et considère toutes les colonies comme illégales.

Charly Wegman, Agence France-​​Presse, Jérusalem

relayé par Cyberpresse http://​www​.cyber​presse​.ca/​i​n​t​e​rnati…