Le Hamas suspend les travaux de la Commission électorale à Gaza

AFP, lundi 2 juillet 2012

Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a annoncé lundi la "sus­pension" des travaux de la Com­mission élec­torale cen­trale (CEC) dans le ter­ri­toire pales­tinien, à la veille de l’enregistrement effectif des élec­teurs, étape clé de la récon­ci­liation nationale.

"Le Hamas a décidé de sus­pendre pro­vi­soi­rement les opé­ra­tions d’inscriptions jusqu’à un consensus entre les parties concernées pour sur­monter les obs­tacles et créer l’atmosphère adé­quate pour assurer des opé­ra­tions d’inscription hon­nêtes et paral­lèles à Gaza, en Cis­jor­danie et à l’étranger", a affirmé le mou­vement dans un com­mu­niqué.

Le Hamas dénonce ainsi "les vio­la­tions en Cis­jor­danie qui ont abouti à l’arrestation d’un grand nombre de membres du mou­vement", estimant que cette "répression ne lui a permis de jouer aucun rôle de super­vision de l’inscription des élec­teurs" dans le ter­ri­toire admi­nistré par l’Autorité pales­ti­nienne du pré­sident Mahmoud Abbas.

Il s’inquiète également du "nombre élevé" d’électeurs pales­ti­niens, à Gaza comme en Cis­jor­danie, qui ne dis­posent pas de pièce d’identité, et cri­tique le méca­nisme de dési­gnation des res­pon­sables élec­toraux à Gaza, ainsi que des ins­ti­tu­tions de la société civile chargées de super­viser les scrutins.

Le gou­ver­nement du Hamas a autorisé le 28 mai la CEC à enre­gistrer les nou­veaux élec­teurs en ouvrant des bureaux à travers la bande de Gaza, lors d’une visite du pré­sident de la Com­mission Hanna Nasser.

Après les opé­ra­tions logis­tiques, l’enregistrement de quelque 220.000 nou­veaux élec­teurs à Gaza devait débuter mardi.

La mise à jour des listes élec­to­rales est une étape indis­pen­sable à l’organisation des scrutins prévus par l’accord de récon­ci­liation nationale pales­ti­nienne signé le 27 avril 2011 entre le Fatah et le Hamas.

En vertu de cet accord, les deux gou­ver­ne­ments rivaux devaient céder la place à un exé­cutif tran­si­toire non par­tisan chargé d’organiser des élec­tions géné­rales dans un délai d’un an, mais les prin­ci­pales clauses en sont restées lettre morte et les échéances constamment repoussées.