Le Hamas organise une "journée de la colère" contre l’offensive israé­lienne à Gaza

vendredi 2 janvier 2009

Les Pales­ti­niens de Gaza, de Cis­jor­danie, et de Jérusalem-​​Est s’apprêtaient à mani­fester, ven­dredi 2 janvier, à l’appel du Hamas, qui entend marquer par cette "journée de la colère" son oppo­sition aux raids israé­liens dans la bande de Gaza. Le mou­vement isla­miste a appelé les mani­fes­ta­tions à se ras­sembler sur l’esplanade des Mos­quées, à Jéru­salem, et à proximité de "toutes les mos­quées en Cisjordanie".

Pour faire face à d’éventuelles vio­lences, la police israé­lienne a mobilisé des mil­liers d’hommes et limité l’accès de l’esplanade des Mos­quées aux hommes âgés de plus de 50 ans ori­gi­naires de Jérusalem-​​est ou des villes arabes d’Israël, ceux de Cis­jor­danie étant empêchés d’entrer à Jéru­salem. Aucune res­triction n’est imposée aux femmes. L’armée a annoncé le bou­clage total de la Cis­jor­danie pour 24 heures.

L’appel du Hamas à une "journée de la colère" a été lancé après la mort, jeudi, de l’un de ses leaders, Nizar Rayan, 51 ans, dans un raid aérien qui a aussi coûté la vie à ses quatre épouses et à onze de ses enfants. Ténor de l’aile la plus radicale du mou­vement isla­miste, connu pour ses talents d’orateur, il s’illustrait par ses décla­ra­tions au vitriol contre Israël mais aussi contre l’Autorité pales­ti­nienne du pré­sident Mahmoud Abbas, délogée de Gaza par le Hamas en juin 2007. L’armée israé­lienne a affirmé que la maison servait de dépôt d’armes et de centre de com­mu­ni­ca­tions. Des télé­vi­sions arabes et celle du Hamas passent en boucle depuis jeudi des images de corps car­bo­nisés d’enfants évacués des décombres de la maison.