La mauvaise volonté israélienne pointée du doigt

La fondation islamique qui administre l’esplanade des Mosquées à Jérusalem a accusé lundi la police israélienne d’avoir stoppé l’installation de caméras sur le site, deux jours après l’annonce d’un accord pour la mise en place d’une vidéosurveillance censée dissiper les tensions actuelles.

7 sur 7 avec AFP, mardi 27 octobre 2015

Une équipe de la fondation Waqf "travaillait à l’installation de caméras lundi matin, mais la police israélienne est intervenue et a stoppé les travaux", a indiqué le Waqf dans un communiqué. La police israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté l’information dans un premier temps.

Condamnation

"Nous condamnons avec vigueur l’ingérence israélienne dans le travail du Waqf et nous considérons cette affaire comme la preuve qu’Israël entend installer des caméras qui servent uniquement ses intérêts, et non pas ceux de la vérité et de la justice", a dit le Waqf, qui administre le site ultra-sensible sous les auspices de la Jordanie.

Premier accroc

Ces accusations sont le premier accroc dans l’accord annoncé samedi pour enrayer une montée des violences qui a réveillé le spectre d’une intifada et dont l’esplanade des Mosquées est l’épicentre.

Solution

A la suite d’une mobilisation de la communauté internationale inquiète d’un embrasement, le secrétaire d’Etat John Kerry avait annoncé samedi qu’Israël avait accepté la mise en place d’une vidéosurveillance 24H/24 sur l’esplanade des Mosquées. L’idée est de dissuader les provocations de la part de juifs ou de musulmans sur l’esplanade et, si elles se produisent, d’établir les responsabilités.