La balle israélienne et le reporter français

Gilles Paris, lundi 30 mai 2011

Non lieu.

C’est ainsi que vient de se conclure une pro­cédure de neuf ans engagée par le jour­na­liste français Jacques Marie Bourget, griè­vement blessé à Ramallah, le 21 octobre 2000 par un tir alors qu’il cou­vrait les tout débuts de la seconde intifada.

D’où venait ce tir ? D’une position israé­lienne comme le jour­na­liste et les confrères qui se trou­vaient avec lui l’ont tou­jours supposé ? Etait-​​il inten­tionnel ? C’est pour tenter de le savoir que Jacques Marie Bourget avait porté plainte, en janvier 2002, pour ten­tative d’homicide volontaire.

En vain, la justice fran­çaise a demandé la coopé­ration de la justice israé­lienne. La juge fran­çaise chargée du dossier a mis fin à la pro­cédure le 24 mai (extrait de l’ordonnance ci-​​dessous).

Extrait de l’ordonnance de non lieu

En mai 2001, un jour­na­liste de TF1, Ber­trand Aguirre, avait été sauvé par son gilet par balle après avoir été pris pour cible par un garde-​​frontière israélien. L’incident avait été filmé. Quatre mois plus tard, le dossier avait été refermé par la justice israé­lienne, "faute de preuves" (lire à ce sujet cette note de RSF).