La France doit interdire à ses entre­prises de par­ti­ciper à la colo­ni­sation en Palestine

AFPS, jeudi 19 janvier 2012

Alors que vient d’être transmis à Bruxelles un rapport de diplo­mates euro­péens en poste à Jérusalem-​​Est indi­quant que l’UE doit légi­férer afin de pré­venir et décou­rager les tran­sac­tions écono­miques avec les colonies israé­liennes, l’Association France Palestine Soli­darité (AFPS) rap­pelle que les colonies israé­liennes étant illé­gales au regard du droit inter­na­tional, toute activité s’y rap­portant doit être consi­dérée comme telle. Cela concerne les entre­prises fran­çaises pré­sente en Cis­jor­danie et à Jérusalem-​​Est.

« Il est désormais néces­saire que les entre­prises fran­çaises soient empê­chées de réa­liser des tran­sac­tions avec les colonies israé­liennes, y compris à Jérusalem-​​Est, ou de par­ti­ciper à toute activité favo­risant ou servant la colo­ni­sation » a déclaré Jean-​​Claude Lefort, pré­sident de l’Association France Palestine Soli­darité. « Le rapport des mis­sions diplo­ma­tiques euro­péennes à Jérusalem-​​Est est clair : l’intensification de la colo­ni­sation menace la création d’un Etat pales­tinien et par là même la réso­lution du conflit. » a-​​t-​​il ajouté.

L’AFPS, qui demande un embargo européen, et donc français, sur l’importation des pro­duits pro­venant des colonies et qui œuvre afin que cesse la par­ti­ci­pation d’entreprises fran­çaises à des acti­vités liées à la colo­ni­sation, considère que ce rapport constitue une preuve sup­plé­men­taire de la légi­timité de son action à l’encontre de la colo­ni­sation israé­lienne. « Depuis le début de l’année 2011, le ministère français des Affaires étran­gères a déclaré à de nom­breuses reprises que la colo­ni­sation de la Cis­jor­danie et de Jérusalem-​​Est consti­tuait une vio­lation du droit inter­na­tional. » poursuit Jean-​​Claude Lefort. « Ces décla­ra­tions doivent être suivies d’actes sous peine de rester sans consé­quences ; la France doit adopter puis mettre en œuvre une légis­lation empê­chant les entre­prises fran­çaises d’effectuer des tran­sac­tions avec les colonies et inter­disant toute activité écono­mique liée à la colo­ni­sation israé­lienne. » L’AFPS considère que la France doit agir en ce même sens au niveau européen en demandant la sus­pension de l’accord d’association dès lors que son article 2, qui stipule que les droits de l’Homme en consti­tuent un élément essentiel, est foulé aux pieds.