La Conférence de Paris pour la paix au Proche-Orient fait presque carton plein

John Kerry sera à Paris dimanche 15 janvier pour participer à la Conférence internationale pour la paix au Proche-Orient, organisée par la France. Ni Benyamin Netanyahu ni Mahmoud Abbas n’y participeront, mais plusieurs dizaines de pays seront représentés dans la capitale française à une conférence pour laquelle s’active la diplomatie française.

RFI, jeudi 12 janvier 2017

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry sera présent à la Conférence de Paris. REUTERS/Mandel Ngan/Pool

Soixante-dix pays ont été invités et presque tous ont répondu présents, dont une quarantaine au niveau ministériel. Les diplomates français poussent déjà un ouf de soulagement. Ni l’absence des dirigeants israélien et palestinien ni la prochaine arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche n’ont détourné la communauté internationale de cette conférence voulue et organisée par Paris.

« La solution de paix à deux Etats est aujourd’hui en péril », explique un diplomate français en se référant aux déclarations de Donald Trump très favorable à la droite israélienne. « Si les Etats-Unis déménagent leur ambassade en Israël pour l’installer à Jérusalem, alors il faut s’attendre à de très fortes réaction dans le monde musulman », s’inquiète ce diplomate.

A l’issue de la conférence de dimanche prochain, la France souhaite donc que la communauté internationale adresse un message fort aux Israéliens, aux Palestiniens et à la nouvelle administration américaine, rappelant les principes devant permettre la paix au Proche-Orient, sur la base de deux Etats pour deux peuples.

Selon nos informations, la France a tout essayé pour convaincre les dirigeants israéliens et palestiniens de faire le voyage. Elle leur a même proposé d’être reçus le soir même à l’Elysée pour entendre les explications et les assurances du président de la République. Mais seul Mahmoud Abbas a accepté l’invitation, il rencontrera François Hollande dimanche 15 ou lundi 16 janvier.