LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES PALESTINIENS !

AFPS Pays de Cornouaille, jeudi 18 juin 2009

Plus de 10.000 pri­son­niers pales­ti­niens sont détenus par Israël. Ces Pales­ti­niens, résis­tants ou simples civils, crou­pissent dans les prisons israé­liennes en toute illé­galité au regard du droit international.

Plus de 10.000 pri­son­niers pales­ti­niens sont détenus par Israël. Ces Pales­ti­niens, résis­tants ou simples civils, crou­pissent dans les prisons israé­liennes en toute illé­galité au regard du droit international.

Parmi ces pri­son­niers, il y a 349 enfants (entre 13 et 18 ans) et 75 femmes. Il y a 47 députés, des ministres, des maires, des res­pon­sables politiques.

Les pri­son­niers sont jugés par des tri­bunaux mili­taires israé­liens, formés de trois juges, souvent sans for­mation juri­dique, désignés par les Forces d’Occupation Israé­liennes. Plu­sieurs cen­taines de ces pri­son­niers sont en détention admi­nis­trative, détenus sans avoir été jugés.

L’emprisonnement est un moyen de répression de masse : depuis 1967, plus de 750.000 Pales­ti­niens ont été ou sont détenus, soit un cin­quième de la popu­lation pales­ti­nienne des ter­ri­toires occupés. Depuis le déclen­chement de la 2ème Intifada en sep­tembre 2000 à sep­tembre 2008, 65.000 hommes, 750 femmes et 7500 enfants ont été arrêtés par Israël.

L’armée israé­lienne d’occupation peut arrêter n’importe qui, n’importe où sans donner de motif, sans pré­venir les familles. Souvent les Pales­ti­niens sont arrêtés pour avoir enfreint l’un des 2000 ordres mili­taires qui gèrent les ter­ri­toires occupés. Ils peuvent être inter­rogés (et sont très souvent tor­turés) pendant 180 jours et peuvent se voir refuser tout avocat pendant une période de 60 jours.

En vio­lation de la 4ème Convention de Genève, ils sont détenus dans des établis­se­ments situés en majorité hors de Cis­jor­danie, ce qui rend très dif­fi­ciles les visites des familles. Ils vivent dans des condi­tions épou­van­tables, sont soumis à des trai­te­ments inhu­mains. Depuis 1967, près de 200 d’entre eux sont morts dans les geôles israé­liennes ; plus de 800 d’entre eux souffrent de mau­vaises condi­tions médicales.

Liberté sans condition pour Salah Hamouri ! Le cas de Salah Hamouri est à l’image de la situation des pri­son­niers pales­ti­niens. Aujourd’hui âgé de 24 ans, ce jeune Franco-​​Palestinien de mère fran­çaise a été arrêté en mars 2005, accusé d’avoir com­ploté contre un rabbin , chef spi­rituel du parti reli­gieux d’extrême droite Shass, pour être passé en voiture (avec deux autres jeunes) devant le domicile de celui-​​ci. Le 17 avril 2008, après qu’une ving­taine d’audiences aient été reportées faute de témoins ou d’éléments de preuve, il a été condamné par un tri­bunal mili­taire en ter­ri­toire occupé à 7 ans de prison pour « complot et appar­te­nance aux jeu­nesses du FPLP » ; en fait, il a été condamné pour un délit d’intention sup­posée. Salah a été contraint d’accepter ce verdict, à la suite d’une pro­cédure de com­promis, sur les conseils de son avocat : « soit vous acceptez sept ans, soit ce sera pire (avec une peine de douze ou qua­torze ans de prison) ! ». Le pré­sident Sarkozy a promis d’apporter son concours à la libé­ration de tous les Français soumis à d’injustes déten­tions dans le monde, « à les chercher où qu’ils se trouvent ». Il a reçu la famille Betan­court, celle de Guilad Shalit, soldat Franco-​​Israélien capturé par le Hamas, celles des membres de l’association l’ »Arche de Zoé » et celle de Flo­rence Cassez, empri­sonnée au Mexique. Mais il ne fait rien pour la libé­ration de Salah Hamouri, condamné malgré un dossier vide, et se refuse à recevoir des membres de sa famille, ce qui est un refus méprisant. La mère de Salah Hamouri sera à Paris le 25 juin. Le Pré­sident doit la recevoir et doit s’engager à agir pour la libé­ration de Salah ! VOUS AUSSI VOUS POUVEZ FAIRE QUELQUE CHOSE !

Vous pouvez reprendre le modèle de lettre ci-​​dessous, en le reco­piant et en ajoutant bien sûr votre nom et prénom et votre adresse, et en n’oubliant pas votre signature. Vous pouvez l’adresser par courrier postal (en fran­chise postale) à : Mon­sieur le Pré­sident de la Répu­blique, Palais de l’Élysée, 55 Rue du Fau­bourg Saint-​​Honoré, 75008 Paris. Vous pouvez aussi l’adresser par courrier élec­tro­nique à : cedric.​goubet@​elysee.​fr ou claude.​gueant@​elysee.​fr . Vous pouvez aussi l’adresser en message dans la case prévue pour cela sur le site Internet de la Pré­si­dence de la République : www​.elysee​.fr


Nom et prénom Adresse Date

Mon­sieur le Pré­sident de la Répu­blique Palais de l’Elysée 55 Rue du Fau­bourg Saint Honoré 75008 Paris.

Monsieur le Président,

Un de nos jeunes conci­toyens français, Mon­sieur Salah Hamouri, est actuel­lement détenu dans une prison israé­lienne, depuis 2005, sans raison et du seul fait du jugement (en avril 2008) d’un tri­bunal mili­taire en ter­ri­toire occupé dont, en votre qualité d’avocat, vous pouvez apprécier la fia­bilité. A juste titre, vous vous êtes engagé à apporter votre secours à tous les Français soumis à d’injustes déten­tions dans le monde et à « les chercher où qu’ils se trouvent ». Contrai­rement à notre pays que vous avez l’honneur de diriger, l’Etat israélien n’est un exemple aujourd’hui, notamment dans les ter­ri­toires qu’il occupe depuis 1967, ni de démo­cratie, ni de justice, ni de respect des Droits de l’Homme qui vous semblent si chers. Malgré toute la sym­pathie que vous pourriez lui porter, je vous prie très res­pec­tueu­sement d’obtenir de l’administration de cet Etat une jus­ti­fi­cation de l’arrestation et de la détention de ce jeune Français et d’agir en faveur de sa libé­ration. Par ailleurs sa mère sera en France le 25 juin pro­chain et je trou­verai normal et élégant de votre part que vous la receviez per­son­nel­lement, ce jour-​​là ou dans les jours sui­vants, comme vous avez reçu les familles d’autres Français détenus à l’étranger. Le fait qu’il porte un nom pales­tinien ne l’empêche pas d’être un citoyen français. A ce titre nous lui devons notre soli­darité et notre fra­ternel soutien. Veuillez agréer, Mon­sieur le Pré­sident, l’expression de ma haute consi­dé­ration. Signature.

Vous aussi vous pouvez faire partie du Comité cor­nouaillais de soutien à Salah Hamouri en écrivant à Jean-​​Jacques Urvoas, Député du Finistère, 8 Place de la Tourbie, 29000 Quimper, ou à l’adresse ci-​​dessous.

ASSO­CATION FRANCE-​​PALESTINE SOLI­DARITÉ GROUPE DU PAYS DE QUIMPER 12 Rue Charles de Fou­cauld – 29100 DOUARNENEZ