LA RÉSISTANCE POPULAIRE NON-​​VIOLENTE EN PALESTINE EN 2010

AFPS, lundi 28 juin 2010

Un mouvement en développement
Alors que les media parlent essen­tiel­lement de vio­lence lorsqu’il s’agit du conflit israélo-​​palestinien, on ne connaît guère le mou­vement de résis­tance popu­laire non-​​violent en Palestine, pourtant en plein essor. Apparu en 2003 à Mash’a puis à Budrus, loca­lités située au nord-​​ouest et à l’ouest de Ramallah, il a été popu­larisé à partir de 2005 grâce au dyna­misme créatif et à l’ampleur de vue (cf. l’organisation chaque année d’une confé­rence inter­na­tionale) du comité popu­laire de Bil’in, où le tracé initial du mur conduisait à 60 % l’annexion des terres com­mencée bien anté­rieu­rement. En 2010, 19 comités de résis­tance populaire1 se coor­donnent (ils étaient 3 en 2008, 11 en 2009 à le faire) et Mous­tapha Bar­ghouti, diri­geant d’un parti poli­tique pales­tinien, a parlé lors de la der­nière confé­rence inter­na­tionale de Bil’in, d’actions de résis­tance heb­do­ma­daires dans 45 endroits dif­fé­rents. 1000 à 2000 per­sonnes par­ti­cipent chaque semaine à ces actions (chiffres de 2009). Les mani­fes­ta­tions à Jéru­salem contre la colo­ni­sation du quartier de Cheikh Jarrah ont réuni jusqu’à 3000 per­sonnes. Plus de 5000 per­sonnes ont par­ticipé à une mani­fes­tation dans la ville de Beit Ummar (entre Hébron et Béthléem) en mars 2010.

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