L’université d’Harvard désinvestit d’Israël

Saed Bannoura, jeudi 19 août 2010

Toute der­nière vic­toire du mou­vement inter­na­tional BDS, l’université de Harvard, l’une des plus pres­ti­gieuses et des plus anciennes uni­ver­sités des Etats-​​Unis, a vendu toutes ses parts dans des com­pa­gnies israéliennes.

Bien que l’Université n’ait pas rendu publiques ses raisons pour vendre, les mili­tants étudiants qui depuis plus d’un an ont tra­vaillé en direction du dépar­tement financier de l’Université, affirment que c’est à eux que l’on doit le dés­in­ves­tis­sement. Cependant, des ana­lystes écono­miques pensent que ce sont les médiocres per­for­mances des com­pa­gnies plus que la pression poli­tique des mili­tants étudiants sur l’Université qui ont entraîné la vente des stocks.

Selon les chiffres offi­ciels de la Com­mission Sécurité et Echanges (Secu­rities and Exchange Com­mission), la com­pagnie direc­trice de Harvard a vendu 483,590 parts de Teva Phar­ma­ceu­tical Indus­tries Ltd. (Nasdaq : TEVA) fpour 30.5 mil­lions de dollars ; 52,360 parts dans NICE Systems Ltd. (Nasdaq : NICE) pour 1.67 million ; 102,940 parts dans Check Point Software Tech­no­logies Ltd. (Nasdaq : CHKP) pour 3.6 mil­lions de dollars ; 32,400 parts dans Cellcom Israel Ltd. (NYSE :CEL) pour $1.1 million, et 80,000 parts dans Partner Com­mu­ni­ca­tions Ltd. (Nasdaq : PTNR) pour 1.8 million.

D’autres facultés et uni­ver­sités des Etats-​​Unis, y compris Hamp­shire College et Ever­green, ont dés­in­vesti des com­pa­gnies israé­liennes -mais aucune de ces autres ins­ti­tu­tions ne détenait des parts aussi impor­tantes que Harvard.

Les mili­tants qui poussent au dés­in­ves­tis­sement d’Israël pensent que cette tac­tique met une énorme pression sur l’Etat d’Israël, pour l’amener à modifier sa poli­tique envers les Pales­ti­niens, poli­tique qu’ils disent d’"apartheid" et qu’ils com­parent à la dis­cri­mi­nation et la sépa­ration sur base raciale vécues en Afrique du Sud sous l’apartheid, jusqu’à 1994.