L’olivier, notre culture commune

AFPS, Union des Fermiers Palestiniens, lundi 22 mai 2006

Un programme de coopération et de développement.
Aujourd’hui ce sont plus de 13 groupes locaux (AFPS 04, 06, 44, 68, Apt, Le Havre, Mont­pellier, les groupes locaux AFPS de la région Rhône-​​Alpes) qui par­rainent des coopé­ra­tives en par­ti­cipant à la réha­bi­li­tation des moulins, à l’achat de cais­settes et de cuves en inox ou d’équipement agricole.

Pour connaître les avancées de notre projet : L’olivier : un moyen de survie

Lire également : Délé­gation du PFU en France

Les conséquences du mur et des check-​​points

Avant la deuxième Intifada, le marché de l’huile d’olive était lar­gement ouvert vers Israël notamment en direction des popu­la­tions pales­ti­niennes d’Israël. Le prix du litre d’huile direc­tement rémunéré aux pro­duc­teurs variait de 3,5 €, cours le plus bas à 5,2 €, cours le plus haut. Il per­mettait aux popu­la­tions rurales de réa­liser en moyenne 40 % de leurs revenus annuels. Depuis, les forces d’occupation israé­liennes inter­disent les expor­ta­tions vers Israël, entraînant sur les ter­ri­toires pales­ti­niens une satu­ration des stocks et en consé­quence une chute des cours de l’ordre de 50 %. Les murs par l’annexion de ter­ri­toires à l’intérieur de la ligne verte séparent les vil­lages et les villes pales­ti­niens, frag­mentent la géo­graphie en enclaves isolées et empêchent, au-​​delà des consé­quences humaines désas­treuses, les échanges com­mer­ciaux. De leur côté, les check-​​points, ainsi que les cou­loirs rou­tiers exclu­si­vement réservés aux colonies israé­liennes ralen­tissent, voire immo­bi­lisent la cir­cu­lation des denrées jusqu’à rendre presque impos­sible leur mise en marché. Il s’ensuit l’installation d’une situation de pau­vreté, voire de misère, de plus en plus grande.

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À Bil’in, les oli­viers coupés pour l’extension des colonies et l’implantation du mur.
La montée de la misère « La pau­vreté aug­mente avec les limites imposées à notre liberté par l’occupant. Israël a la mainmise sur nos marchés, sur l’eau. Le mur finit de détruire la colonne ver­té­brale de notre économie. Avant l’occupation israé­lienne, nous étions un peuple d’agriculteurs. La colo­ni­sation nous a rendus dépen­dants en nous forçant à vendre notre force de travail en Israël. Aujourd’hui, le mur nous empêche d’y tra­vailler. 60 % de notre popu­lation se retrouve sans revenus. Nous sommes rede­venus des agri­cul­teurs, sans moyens, sans terre, sans marché. Israël a fait de nous un peuple de néces­siteux pour que nous n’ayons plus d’autre choix que de partir. C’est ce que j’appelle le “transfert” de son plein gré. Aujourd’hui, nous ne pouvons plus cir­culer. Si nous pou­vions nous déplacer, nous pour­rions tra­vailler. C’est la pre­mière condition pour la paix. » Taisir Arashi, maire de Qaffin

L’olivier

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Un olivier millénaire à Attil
Un arbre sacré au coeur de la vie et de la société palestinienne

Il s’étend sur sur les col­lines de Cis­jor­danie, prin­ci­pa­lement dans les régions de Tul­karem, Naplouse et Jénine. Domine dans les vergers la variété Nabali que de nom­breuses per­sonnes loca­lement appellent Romani lorsqu’elles font réfé­rence aux arbres de grande taille qui sont aussi les plus anciens. De nom­breux archéo­logues ou his­to­riens attestent de leur côté que la pré­sence de l’olivier dans cette région, mais aussi en Galilée et sur la rive gauche du Jourdain pourrait avoir plus de 6 000 ans.

L’huile d’olive, un enjeu de l’économie palestinienne

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Les olives sont sockées dans les sacs en plastique

42 %du peuple pales­tinien vit dans le monde rural, d’où l’importance de créer des sources d’emploi. L’huile d’olive est un des prin­cipaux pro­duits agri­coles d’exportation. Elle constitue à elle seule, 17 % du PIB agricole et repré­sente une très impor­tante source de revenus pour 70 560 familles (25 % de la popu­lation). En 2002, l’aire totale de la pro­duction repré­sentait plus de 88 200 hec­tares d’oliveraies, soit 46 % de la surface agricole et 80 % de la surface totale des plan­ta­tions d’arbres frui­tiers. La pro­duction d’huile d’olive les meilleures années atteint 20 000 tonnes, soit 4 fois la pro­duction fran­çaise, mais à peine 0,8 % de la pro­duction mon­diale et bien souvent moins. La moyenne annuelle de consom­mation d’huile d’olive, en Cis­jor­danie et à Gaza, est d’environ 8 à 9 000 tonnes. L’olivier reste un atout incon­tour­nable pour une stra­tégie de déve­lop­pement et de sou­ve­raineté alimentaire.

Une action de solidarité engagée depuis 2003

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Un groupe de fermiers
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L’huile est stockée dans des bidons en plastique
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Les bidons sont remplacés par des cuves en inox

En cher­chant comment aider concrè­tement les Pales­ti­niens à résister au mur en restant sur leurs terres, l’olivier nous est apparu comme un symbole commun à nos cultures médi­ter­ra­néennes. Il était urgent d’améliorer le revenu des oléi­cul­teurs en sou­tenant l’organisation d’un marché pour l’huile d’olive qui ne pouvait être de toute évidence qu’orienté vers l’exportation. Pour aboutir à des huiles de qualité conformes aux régle­men­ta­tions inter­na­tio­nales, le “pas à franchir” était faci­lement réa­li­sable dans la mesure où il reposait beaucoup plus sur des ajus­te­ments tech­niques que sur de nou­veaux équi­pe­ments tou­jours onéreux. Répondant à l’appel de l’Union des Fer­miers Pales­ti­niens (PFU), l’AFPS des Alpes de Haute-​​Provence a soutenu la mise en oeuvre, en 2004, avec le soutien du Consulat général de France à Jéru­salem, d’une « action pilote » orga­nisée autour de plu­sieurs moulins : Saïda, Biddya, Qabalan et Qireh.

Les prin­ci­pales orien­ta­tions de l’action pilote :
- le rem­pla­cement des sacs en plas­tique employés géné­ra­lement pour les récoltes par des cais­settes ajourées ;
- la pro­preté et la moder­ni­sation des moulins ;
- l’introduction de cuves en inox afin d’éliminer pro­gres­si­vement l’emploi des bidons en plas­tique impropres à la conser­vation des huiles d’olive ;
- la for­mation des fer­miers et des res­pon­sables des moulins à l’amélioration de la qualité des huiles d’olive confor­mément aux régle­men­ta­tions internationales.

Une révolution oléicole

Plu­sieurs mou­li­niers et oléi­cul­teurs ont volon­tiers comparé la mise en oeuvre de cette action en Palestine, à une révo­lution oléicole.

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Les sites des coopératives oléicoles en Cisjordanie

Elle s’est tra­duite par :
- la réa­li­sation effective d’une huile d’olive de grande qualité (environ 180 tonnes pro­duites en 2004, rému­nérées aux pro­duc­teurs à plus de 3 € par litre (soit une pro­gression de l’ordre de 30 % par rapport aux cours actuels). On notera une typicité remar­quable qui fait des huiles d’olive pales­ti­niennes des pro­duits d’excellence assez uniques dans tout le bassin médi­ter­ranéen. Elles devraient ainsi conquérir une bonne valeur mar­chande ce qui constitue également un enjeu important de cette action ;
- l’établissement de liens avec des sociétés du com­merce équi­table en France, dont « Andines », ainsi qu’en Angle­terre, en Bel­gique et au Québec ;
- l’organisation effective des fer­miers. L’Union des Fer­miers Pales­ti­niens (PFU) inter­vient désormais auprès de 17 coopé­ra­tives par­te­naires. Sa priorité est de per­mettre leur auto­nomie et ainsi de valider un modèle de déve­lop­pement qui pourra être vul­garisé. Elle est for­tement impliquée dans des actions de conso­li­dation du secteur oléicole (création d’un jury de dégus­tation, for­mation de tech­ni­ciens, équi­pement et réno­vation des moulins, obser­va­toire de la mouche de l’olive, études du verger…).
- la mise en oeuvre d’une charte de qualité des­tinée à fédérer l’ensemble des oléi­cul­teurs pales­ti­niens autour d’une notion de filière et pro­gres­si­vement autour d’un signe de qualité per­mettant à la fois de les pro­téger contre des fraudes et d’assurer la pro­motion de leurs produits.

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Les caissettes ajourées pour stocker les olives
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Formation de Jean-​​marie Baldassari, expert oléicole

L’action de l’AFPS

En 2005, l’investissement consi­dé­rable de l’AFPS du Haut-​​Rhin, la par­ti­ci­pation de l’AFPS du Havre et de Chambéry, s’ajoutant à celle de l’AFPS de Haute-​​ Pro­vence ont lar­gement contribué à la conso­li­dation de ces actions, sou­tenues depuis, par plus de dix groupes locaux de l’AFPS. Le Conseil national de l’AFPS a mandaté le groupe de travail national « huile d’olive » pour coor­donner au niveau national ce pro­gramme de coopé­ration qui poursuit divers objectifs :
- favo­riser la sou­ve­raineté ali­men­taire et écono­mique des paysans pales­ti­niens en sou­tenant une logique de déve­lop­pement local ;
- popu­la­riser en France les acti­vités de résis­tance des Pales­ti­niens qui s’organisent pour rester et vivre sur leurs terres ;
- orga­niser des mis­sions civiles de cueillette des olives dans les zones occupées par des colonies, l’armée ou le mur, pour aider les oléi­cul­teurs pendant la récolte ;
- impliquer, en France, les lieux de pou­voirs décen­tra­lisés (col­lec­ti­vités ter­ri­to­riales, conseils généraux et régions) ainsi que des syn­dicats et des orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nelles agri­coles dans un réseau de soli­darité concrète avec le peuple pales­tinien, en par­ti­culier sa popu­lation rurale ;
- aider à la mobi­li­sation d’un réseau, en France et en Europe, pour la mise en marché de l’huile d’olive pales­ti­nienne dans le cadre du com­merce équi­table afin de favo­riser une juste rému­né­ration des pro­duc­teurs palestiniens.

Andines scop La coopé­rative Andines pra­tique depuis 1987 un com­merce équi­table dont le but premier est la soli­darité. Cela passe par une juste rému­né­ration de tous les tra­vailleurs d’une filière com­mer­ciale, de la pro­duction au client final. Andines se dif­fé­rencie donc d’un com­merce équi­table, le seul médiatisé, qui ne tient compte que des pro­duc­teurs « du Sud » sans remettre en question la mon­dia­li­sation néo­li­bérale qui est pourtant la prin­cipale cause des inéga­lités, de la pré­carité, et de tous les conflits. Cette démarche passe surtout par le soutien au déve­lop­pement local, à la sou­ve­raineté ali­men­taire et à l’autonomie écono­mique des popu­la­tions. C’est dans ce sens que tra­vaille Andines avec des pro­duc­teurs de vingt pays, dont la France. Plu­sieurs voyages en Palestine, mais aussi la venue en France de res­pon­sables pales­ti­niens du PFU et d’Al Reef ont permis de monter trois filières (huile d’olive, savons, arti­sanat). Cette coopé­ration écono­mique est très impor­tante pour les pro­duc­teurs pales­ti­niens, mais aussi pour leurs clients qui recherchent des pro­duits de qualité et soli­daires. En 2004 et 2005 Andines a importé 30 000 bou­teilles d’huile d’olive. Il est important pour les pro­duc­teurs pales­ti­niens que l’on déve­loppe sen­si­blement cette coopé­ration écono­mique, n’hésitez pas à passer com­mande ! ANDINES SCOP, 6, rue Arnold-​​Géraux, 93450 L’Île-Saint-Denis Tél : 01 48 20 48 60 • Courriel : andines@​nnx.​com • Site : http://​www​.andines​.com

Soutenir la diffusion de l’huile d’olive palestinienne en France

S’il est néces­saire de sou­tenir le pro­gramme de déve­lop­pement de la pro­duction d’une huile d’olive pales­ti­nienne de qualité, il est tout aussi indis­pen­sable de contribuer à sa dif­fusion. Dans le cadre des accords passés avec l’Autorité pales­ti­nienne, l’Union euro­péenne a accordé un quota de 2 500 tonnes d’huile d’olive, en pro­ve­nance de la Palestine, exonéré des droits de douane. L’objectif est d’accompagner ce quota en per­mettant la mise sur le marché d’une huile d’olive de très grande qualité. Les récoltes attendues en 2006 devraient être impor­tantes et les 17 sites sou­tenus par le PFU se pré­parent à ne réa­liser que des huiles d’olive de grande qualité qui pour­raient être de l’ordre de 2 500 à 3 000 tonnes. D’où un travail de com­mu­ni­cation à engager au plus tôt auprès des opé­ra­teurs com­mer­ciaux pour les per­suader de se porter acqué­reurs d’huiles d’olive palestiniennes.

Les par­te­naires associés :
- l’AFPS ;
- la Scop Andines, auprès de laquelle de nom­breux groupes locaux s’approvisionnent aujourd’hui ;
- la com­pagnie pales­ti­nienne « Al Reef », expor­ta­trice de pro­duits agri­coles pales­ti­niens ;
- le PFU, syn­dicat paysan maître d’oeuvre du pro­gramme oléicole.

La convention de com­merce équi­table doit per­mettre :
- de mettre en place en France un réseau de dif­fusion de l’huile d’olive pales­ti­nienne en garan­tissant la qualité et la pro­ve­nance des pro­duits ;
- d’assurer la régu­larité de l’approvisionnement de cette filière.

L’objet

En col­la­bo­ration avec plu­sieurs groupes AFPS et autres clients soli­daires, la coopé­rative Andines importe depuis 2004 l’huile d’olive de Palestine, pro­duite par les coopé­ra­tives impli­quées dans le pro­gramme de l’Union des Fer­miers Pales­ti­niens. Cette action est réa­lisée en toute trans­pa­rence et sans but lucratif. Mais pour cela, il lui faut pré­payer chaque com­mande (1 container = 12 000 bou­teilles = 72 000 €). Faute de com­mandes et de fonds suf­fi­sants, nous avons été plu­sieurs fois en rupture de produit. Afin d’éviter cette situation, les 4 par­te­naires, AFPS, Andines, PFU (pro­duc­teurs) et Al Reef (export) ont élaboré et signé une Convention de coopé­ration, dans le but de créer rapi­dement un stock de régu­lation des appro­vi­sion­ne­ments en huile issue du réseau qualité.

Les moyens

La scop Andines et l’AFPS sou­haitent ras­sembler rapi­dement les fonds néces­saires pour constituer ce stock per­manent d’huile d’olive de Palestine en ouvrant une sous­cription. Les per­sonnes et groupes soli­daires de notre action apportent des fonds selon leurs pos­si­bi­lités sous forme de dons (béné­fi­ciant des réduc­tions fis­cales rela­tives aux dons aux asso­cia­tions) ou de prêts contrac­tua­lisés (somme et délai de rem­bour­sement) à un compte qui sera exclu­si­vement dédié à la consti­tution de ce stock géré par Andines. Cet outil est abso­lument indis­pen­sable si nous voulons apporter un soutien suivi et efficace aux pro­duc­teurs. Nous comptons sur votre coopération.

Pour cela il vous suffit de remplir le bon de sous­cription télé­char­geable ci-​​dessous que nous vous retournerons.

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L’Olivier
Bon de souscription

Des Outils

Un film : Des olives et des murs, 58’, réalisé par Monique Etienne et Kristian Dela­croix. Contact : 04 92 34 74 84 - mounekris@​aol.​com Des sites : http://www.afps04.site.voilà.fr , http://​www​.afp​salsace​.eu

Les partenaires

En Palestine :
- PFU (Pales­ti­nians Farmers Union), Coopé­rative Zaytuna, COP (Conseil oléicole pales­tinien), PAL­TRADE, UAWC, PFIA (Pales­tinian Food Indus­tries Asso­ciation), PSI (Palestine Stan­darts Ins­ti­tution), Ministère pales­tinien de l’agriculture, Consulat général de France et délé­gation de la Com­mission euro­péenne à Jérusalem.

En France :
- l’AFPS et les groupes locaux ;
- l’État français par l’intermédiaire du Consulat de France à Jéru­salem ;
- des col­lec­ti­vités ter­ri­to­riales : Les régions Provence-​​ Alpes-Côte-d’Azur et Alsace, le dépar­tement des Alpesde-​​ Haute-​​Provence et plu­sieurs com­munes de ce dépar­tement, le dépar­tement du Haut-​​Rhin et plu­sieurs com­munes de ce dépar­tement ;
- la Chambre d’agriculture du dépar­tement des Alpesde-​​ Haute-​​Provence ;
- la Confé­dé­ration pay­sanne des Alpes-​​de-​​Haute-​​ Pro­vence et de la région Alsace ;
- l’association Foire bio­lo­gique de Rouffach (68) ;
- le col­lectif Palestine 04, « L’urgence de la paix et du droit » : AFPS, ACAT, ADECR, CCFD, CFDT, CGT, Col­lectif de la décennie pour la pro­motion d’une culture de non-​​violence et de paix, EduFip, Femmes Soli­daires, Forum Civique Européen, France-​​Cuba, FSU, INDECOSA, LDH, MAN, PCF, Radio Zinzine, SudÉ­du­cation, Terre des Hommes France, les Verts…
- d’autres asso­cia­tions et syn­dicats de salariés…