L’Autorité palestinienne au bord de la faillite

Gilles Paris, vendredi 3 juillet 2009

Note alar­mante du Washington Ins­titute for Near East Policy (WINEP) à propos des finances palestiniennes.

Cette note émanant d’un think-​​tank plutôt favo­rable à Israël met en évidence trois sources de déséquilibre :

1) les réti­cences arabes depuis l’offensive israé­lienne sur Gaza à verser pour le soutien bud­gé­taire (en clair l’argent des salaires des fonc­tion­naires, y compris ceux chargés de la sécurité) les sommes prévues lors de la confé­rence de Paris (décembre 2007) qui pré­voyait un enga­gement sur trois ans. Depuis le début de l’année, les sommes versées par tous les dona­teurs ne repré­sentent que la moitié de celles de 2008.

2) le blocus de Gaza et son contrôle par le Hamas. Gaza coûte (60% des salaires de l’Autorité selon le chef de cabinet de Mahmoud Abbas, Rafic Hus­seini), sans rien rap­porter à l’Autorité palestinienne.

3) le système de contrôle israélien (les mesures récentes d’assouplissement ne peuvent avoir d’effets immé­diats sur ce qui reste du tissu écono­mique palestinien.

Bref, l’Autorité dispose de moins d’argent que prévu, alors qu’il lui en fau­drait davantage que fixé dans le projet de budget 2009 du fait des dégâts enre­gistrés à Gaza comme le montre ce tableau de la Banque mon­diale tiré de son rapport du 8 juin : Cette question de finances est essen­tielle, il en va de la cré­di­bilité de l’Autorité face à sa popu­lation, et acces­soi­rement face au Hamas, alors que la pers­pective d’une récon­ci­liation inter-​​palestinienne semble s’effacer une nou­velle fois.