Khaled Méchaal juge la réconciliation Hamas-​​Fatah en bonne voie

Souhaïl Karam, dimanche 3 janvier 2010

Le chef du bureau poli­tique du Hamas, Khaled Méchaal, déclare que son orga­ni­sation est en passe de sceller sa récon­ci­liation avec le Fatah, faction pales­ti­nienne rivale.

"Nous avons fait de grands pas vers la récon­ci­liation", a dit Méchaal aux jour­na­listes au ministère saoudien des Affaires étran­gères, après avoir ren­contré des res­pon­sables saou­diens à Ryad. "Nous en sommes désormais dans les der­nières étapes".

L’Egypte, en vertu d’un plan visant à récon­cilier le Hamas et le Fatah du pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas, propose la tenue d’élections pré­si­den­tielle et légis­la­tives en juin en Cis­jor­danie et dans la bande de Gaza.

"Nous sommes tous convenus que la signature (de la récon­ci­liation) aurait lieu au Caire", a ajouté Khaled Méchaal.

Après avoir ren­contré le ministre saoudien des Affaires étran­gères, le prince Saoud al Faiçal, Méchaal a dit son espoir de voir Ryad continuer à jouer un rôle aux côtés de l’Egypte et d’autres pays arabes pour que les Pales­ti­niens demeurent unis.

"Nous espérons que le royaume jouera un rôle par­ti­culier, aux côtés de l’Egypte et des pays arabes, pour être garants de la récon­ci­liation pales­ti­nienne et nous aider à unifier la position des Pales­ti­niens et à inciter les Arabes à faire face à des auto­rités israé­liennes qui n’en font qu’à leur tête", a-​​t-​​il dit.

Le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza par les armes en juin 2007, relé­guant depuis lors l’influence du Fatah à la seule Cisjordanie.

L’Arabie saoudite sou­tient le Fatah, aussi une visite de membres du Mou­vement de la résis­tance isla­mique, et à plus forte raison de Khaled Méchaal, était-​​elle le gage d’une volonté de médiation de Ryad.

La visite de Méchaal fait suite à une visite d’Etat de Mahmoud Abbas dans le royaume wah­habite. L’émissaire de paix du pré­sident amé­ricain Barack Obama, George Mit­chell, doit lui aussi se rendre à Ryad dans les jours à venir.

Le Hamas, qui a le soutien de l’Iran, ne reconnaît pas le droit à l’existence de l’Etat d’Israël et s’oppose à la stra­tégie du Fatah consistant à vouloir négocier un accord de paix définitif.

Le Hamas n’appartient pas à l’Organisation de libé­ration de la Palestine (OLP), qui a été créée en 1964 et fait figure, aux yeux de la com­mu­nauté inter­na­tionale, d’organisme repré­sen­tatif des Palestiniens.