Israël harcèle les manifestants non-​​violents

AFPS, lundi 26 juillet 2010

On savait qu’Israël ne déteste rien tant que la résis­tance non-​​violente qui non seulement combat effi­ca­cement l’occupation et la colo­ni­sation, mais ne peut être pré­sentée de manière cré­dible comme « ter­ro­riste » par sa propagande.

Depuis des années, l’armée s’attaque régu­liè­rement aux mani­fes­tants, blessant et parfois même tuant cer­tains d’entre eux – pales­ti­niens, israé­liens ou « internationaux ».

Il vient encore de sévir ce week-​​end en Cisjordanie :

- ven­dredi, à Bili’in, son armée a arrêté quatre mili­tants qui pre­naient part au ras­sem­blement heb­do­ma­daire contre le mur. Aupa­ravant, les soldats avaient attaqué avec des gaz lacry­mo­gènes un groupe de quelque 200 mani­fes­tants, dont une cin­quan­taine d’Italiens. Mais, parmi les per­sonnes arrêtées se trouvait une ancienne vice-​​présidente du Par­lement européen, Luisa Mor­gantini. Celle-​​ci fut fina­lement libérée, ainsi que ses trois compatriotes ;

- tou­jours ven­dredi, mais à Al-​​Massara, les soldats ont lancé, sans som­mation, des bombes assour­dis­santes à proximité immé­diate des mani­fes­tants. Une jeune Fran­çaise, qui se pré­nomme Colombe, a dû être trans­portée aux urgences, où elle est tou­jours en obser­vation suite à ses bles­sures à l’oreille et à une perte auditive ;

- enfin, dimanche, à Hébron, trois autres jeunes mili­tants français de « Géné­ration Palestine » ont été arrêtés lors d’une mani­fes­tation paci­fique. Chaînes au pied et menottes aux poi­gnets, ils furent amenés au tri­bunal de Jérusalem-​​Ouest pour y être jugés en com­pa­rution immé­diate. Accusés de vio­lences sur les soldats (sic), le juge les interdit de séjour à Hébron, Nil’in et Bil’in – et non dans toute la Cis­jor­danie, comme l’exigeait le procureur.

Voilà comment la soi disant « seule démo­cratie du Proche-​​Orient » traite la liberté d’expression et de mani­fes­tation paci­fique, en l’occurrence dans un ter­ri­toire qu’elle occupe illé­ga­lement et contre un mur dont la Cour inter­na­tionale de justice a exigé la des­truction il y a plus de six ans.

Que disent, que font l’Élysée et le Quai d’Orsay ? Rien : une fois encore, leur silence ou/​et leur impuis­sance sont révé­la­teurs d’une com­plai­sance scan­da­leuse à l’égard de la poli­tique de l’État d’Israël.

L’Association France Palestine Soli­darité (AFPS) appelle ses mili­tants et ses groupes locaux à leur faire entendre la voix des citoyens en France qui, dans leur grande majorité, sou­tiennent le droit des Pales­ti­niens à vivre libres dans leur État. Elle les appelle à redoubler d’efforts pour boy­cotter les pro­duits des colonies israé­liennes afin de mettre enfin un terme à l’insupportable impunité dont béné­ficie l’État israélien.

A Paris, le 26 juillet 2010

AFPS

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