Israël et les Etats-​​Unis : engagement et coopération militaires sans limites

al Manar TV, mardi 29 juin 2010

Le dépar­tement d’Etat amé­ricain a réitéré l’engagement amé­ricain à pro­téger la sécurité d’Israël.

A l’issue d’un nouveau round de dis­cus­sions stra­té­giques entre Washington et Tel Aviv, les Amé­ri­cains ont assuré que "la pro­tection de la supé­riorité mili­taire de l’armée israé­lienne est une des bases des rela­tions stra­té­giques entre les deux pays".

La radio mili­taire israé­lienne a indiqué que les Etats-​​Unis ont promis à Ehud Barak de pour­suivre leur livraison des meilleurs moyens de combat et des armes les plus sophis­ti­quées dis­po­nibles à l’armée israé­lienne.

Par ailleurs, le chef d’état-major inter­armées des Etats-​​Unis, l’amiral Michael Mullen, a entamé dimanche à Tel-​​Aviv des entre­tiens avec les hauts res­pon­sables mili­taires israéliens.

"L’amiral Mullen a ren­contré aujourd’hui le ministre de la Défense Ehud Barak à Tel-​​Aviv", a indiqué sans autre pré­cision un com­mu­niqué du ministère de la Défense.

Aupa­ravant, un porte-​​parole de ce ministère a affirmé à l’AFP que l’amiral Mullen et Barak devaient notamment dis­cuter "de la coopé­ration des deux armées et des défis aux­quels elles sont confrontées".

"L’amiral Mullen effectue une brève visite en Israël durant laquelle il doit s’entretenir avec le ministre de la Défense (Ehud) Barak, ainsi qu’avec le chef d’état-major, le général Gaby Ash­kenazi et divers res­pon­sables de la Défense", a pour sa part affirmé un porte-​​parole de l’ambassade amé­ri­caine en "Israël".

Selon le quo­tidien Jeru­salem Post, les entre­tiens devaient porter sur le pro­gramme nucléaire de l’Iran ainsi que sur la situation en Syrie et au Liban. [1] D’après ce journal, Mullen et Barak devaient en outre évoquer la dété­rio­ration des rela­tions entre la Turquie et Israël, notamment depuis le san­glant assaut israélien du 31 mai contre un navire d’aide huma­ni­taire turc qui tentait de briser le blocus de la bande de Gaza [2].

[1] Par ailleurs, indique l’Orient le Jour, les médias israé­liens ont une autre per­ception et pensent que les rela­tions poli­tiques entre les Etats-​​​​Unis et Israël sont au plus bas :

Les médias israé­liens évoquent une « faille tec­to­nique » dans les rela­tions avec Washington

Lors d’une réunion d’information au ministère des Affaires étran­gères la semaine der­nière, l’ambassadeur de l’État hébreu à Washington, Michael Oren, a estimé que les rela­tions entre Israël et son plus proche allié étaient au plus mal. D’après un diplomate cité par le quo­tidien Haaretz, M. Oren a usé d’une ter­mi­no­logie plutôt sombre pour décrire les chan­ge­ments sur­venus sous l’administration Obama. « Les rela­tions peuvent s’assimiler à une faille tec­to­nique, où les conti­nents s’éloignent l’un de l’autre », a déclaré l’ambassadeur, cité par le diplomate.

Un autre diplomate, cité par le journal Yediot Aha­ronot, a parlé de chan­gement his­to­rique dans l’attitude de Washington envers Israël. « Il n’y a pas de crise des rela­tions israélo-​​​​américaines car dans une crise, il y a des hauts et des bas. »

Les deux journaux ont attribué ce chan­gement à des « intérêts et des calculs froids » de la part du pré­sident Barack Obama qui ne fait pas preuve des dis­po­si­tions his­to­riques et idéo­lo­giques favo­rables à Israël de ses prédécesseurs.

Les rela­tions israé­liennes avec l’administration Obama ont tra­versé une passe hou­leuse en mars sur la question de la colo­ni­sation à Jérusalem-​​​​Est annexée.

Le ministère des Affaires étran­gères n’a pas com­menté ces infor­ma­tions. Le Premier ministre Ben­jamin Neta­nyahu doit ren­contrer le pré­sident amé­ricain le 6 juillet à Washington. M. Neta­nyahu avait remis à plus tard sa venue aux États-​​​​Unis prévue ini­tia­lement le 1er juin à la suite du raid san­glant israélien contre une flot­tille huma­ni­taire inter­na­tionale en route pour Gaza, qui a fait neuf morts.

http://​www​.lorient​lejour​.com/​c​atego…

[2] voir Asso­ciated press le 28 juin :

L’espace aérien turc fermé aux avions militaires israéliens

Le Premier ministre turc Recep Erdogan a déclaré lundi que la Turquie avait fermé son espace aérien aux avions mili­taires de l’Etat hébreu, après le raid meur­trier de l’armée israé­lienne contre une flot­tille apportant de l’aide huma­ni­taire aux Pales­ti­niens de la Bande de Gaza. Neuf mili­tants pro-​​​​palestiniens turcs avaient été tués, a rap­porté l’agence de presse officielle Anatolia.

Depuis Toronto où il a par­ticipé au G-20, Recep Tayyip Erdogan a annoncé aux jour­na­listes que la Turquie avait imposé cette inter­diction après l’assaut du 31 mai contre la flot­tille, dont le navire de tête était turc. Il n’a pas donné de précision.

L’armée israé­lienne "s’est abs­tenue de répondre offi­ciel­lement à l’événement pour ne pas exa­cerber les ten­sions" entre les deux pays, déjà extrê­mement affectées par l’affaire de la flottille.

"Jusqu’à main­tenant, nous avons fait tout ce qui était néces­saire dans le cadre du droit, national ou inter­na­tional, et nous conti­nuerons ainsi", a ajouté Recep Erdogan, selon Ana­tolia. Mais les liens avec Israël pourront revenir à la normale si l’Etat hébreu se conforme aux demandes d’Ankara.

L’interdiction concerne les avions mili­taires et que les vols com­mer­ciaux n’étaient pas concernés, mais chaque demande est étudiée au cas par cas, a précisé un res­pon­sable du gouvernement turc.

Dimanche, le quo­tidien israélien Yediot Ahronot avait rap­porté que la Turquie n’avait pas autorisé un avion trans­portant des offi­ciers de l’armée israé­lienne pour Auschwitz, en Pologne, à tra­verser son espace aérien. L’avion avait été contraint de faire un détour.

relayé par Yahoo

http://​fr​.news​.yahoo​.com/​3​/​20100628