AFP, le Monde, le Figaro, dimanche 13 juillet 2008
Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert a de nouveau été interrogé, vendredi 11 juillet, par la police, qui le soupçonne désormais non seulement de "corruption" mais aussi "d’escroquerie".
Au terme de cet interrogatoire, la police et le ministère de la justice ont publié un communiqué conjoint indiquant que les "nouveaux soupçons" pesant sur M. Olmert concernent des voyages qu’il a effectués avant sa prise de fonctions en tant que premier ministre en janvier 2006.
"Selon ces soupçons, quand il était maire de Jérusalem, puis ministre de l’industrie et du commerce, il avait coutume de s’adresser en même temps à diverses institutions, dont l’Etat, afin que toutes financent le même voyage" séparément, indique le communiqué, qui précise que les sommes ainsi obtenues ont en partie été versées sur un compte privé de M. Olmert [1].
Quitter la présidence de Kadima
Le premier ministre est par ailleurs soupçonné de "fraude", "d’abus de confiance" et d’irrégularités dans une autre affaire concernant le financement de campagnes électorales. Le 27 mai au tribunal de district de Jérusalem, l’homme d’affaires américain Morris Talansky a affirmé avoir remis, en quinze ans, plus de 100 000 dollars en liquide dans des enveloppes à M. Olmert alors qu’il était maire de Jérusalem, puis ministre de l’industrie et du commerce.
M. Olmert s’est défendu en expliquant avoir utilisé cet argent uniquement pour le financement de campagnes électorales, et a proclamé n’avoir pas "mis un sou dans sa poche". Mais ces scandales à répétition ont gravement entamé son image, contraignant le parti Kadima à organiser à la mi-septembre des primaires en vue de son éventuel remplacement à sa direction.
[1] selon P. Saint Paul, du Figar, "Le commentaire du bu-reau du premier ministre israélien, vendredi à l’issue d’un interrogatoire avec la police, en dit long sur le détachement d’Ehoud Olmert avec la réalité. « La terre n’a pas tremblé, le ciel ne s’est pas effondré », concluait l’entourage du premier ministre, qui, à l’issue de son audition de deux heures, n’était plus seulement soupçonné de « corruption » mais aussi d’« escroquerie ».
Selon un communiqué conjoint du ministère israélien de la Justice et de la police, les « nouveaux soupçons » d’escroquerie pesant sur Olmert concernent des voyages qu’il a effectués avant sa prise de fonctions en tant que premier ministre en janvier 2006, en qualité de maire de Jérusalem, puis de ministre du Commerce et de l’Industrie. Olmert « avait coutume de s’adresser en même temps à diverses institutions, dont l’État, afin que toutes financent le même voyageséparément, indique le communiqué. L’agence de voyages à laquelle il s’adressait envoyait à chacune de ces institutions des factures différentes pour le même vol, comme si chacune d’entre elles était la seule à le financer. »
Les sommes ainsi obtenues ont en partie été versées sur un compte privé d’Olmert pour financer des voyages personnels pour lui et sa famille."