AFPS Clermont-Ferrand 63, jeudi 18 février 2010
Le 27 décembre 2008, après un blocus de deux années, l’armée d’Israël lançait une attaque militaire massive contre le million et demi de Palestiniens enfermés dans la prison à ciel ouvert de Gaza :1400 morts, 5000 blessés, des dégâts matériels considérables : tel est le résultat d’une opération criminelle réalisée avec la complicité passive des grandes puissances (Etats-Unis et Europe, dont la France). Au lendemain de cette agression, lors du festival du court-métrage 2009, au nom de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS) et du collectif clermontois pour une Paix juste et durable au Proche-Orient qui regroupe 39 organisations nous étions déjà intervenus devant vous. Si nous sommes encore là aujourd’hui c’est pour dire que la situation empire de jour en jour. Pourtant, en juin 2009, l’ONU a nommé une commission d’enquête conduite par le juge Sud Africain Richard Goldstone. Son rapport accuse clairement Israël de « graves violations du droit international et humanitaire, qui constituent des crimes de guerre et voir des crimes contre l’humanité ». Ce rapport a été approuvé par la commission des droits de l’homme de l’ONU, et l’Assemblée générale a voté une énième résolution qu’Israël a rejetée. Les responsables de ces crimes continuent leurs exactions à l’encontre du Peuple palestinien, à Gaza, en Cisjordanie et à Jérusalem Est. A Gaza, la situation est dramatique, le blocus israélien s’intensifie, avec la complicité de l’Egypte et de certains Etats Européens dont la France, empêchant les habitants de s’approvisionner en produits nécessaires à leur survie, à la reconstruction de leurs maisons et des différentes infrastructures en ruines. En Cisjordanie et à Jérusalem-Est, Israël accélère la colonisation, menaçant de destruction des quartiers entiers à Jérusalem-Est, passant outre la demande des Etats-Unis de geler la colonisation. En décembre 2009, le conseil des ministres européens a réaffirmé l’illégalité de l’annexion de 1967 et le statut de Jérusalem comme capitale de deux états, il a condamné la colonisation et le mur. Pour l’application de ces principes les mots ne suffisent plus l’Europe doit prendre des sanctions. L’impunité d’Israël doit cesser. La politique du « fait accompli » est totalement inacceptable.
Pour ce faire, nous devons agir en nous joignant à la campagne mondiale BDS (boycott, désinvestissements, sanctions). Cette campagne prend de plus en plus d’ampleur, A tel point que certaines multinationales, pressées par la colère des opinions publiques dans le monde entier, se désengagent des projets prévus en Israël. C’est probablement ce qui explique en France une série de procès contre les militants BDS (comme en ce moment en Gironde) ou même contre les cinémas UTOPIA d’Avignon suite à leur programmation de films palestiniens en juillet 2009.
Boycottons les produits et les services Israéliens ; Boycottons les produits et les services des multinationales qui soutiennent la colonisation en Palestine. Signez la pétition contre l’implantation en Languedoc-Roussillon de la société israélienne Agrexco qui exporte en France des fruits et légumes produits dans les colonies en Palestine .