Infos Gaza n°429 (27, 28, 29 & 30 décembre 2008)+ communiqué de presse

Palestinian Centre for Human Rights (PCHR), jeudi 1er janvier 2009

Déclaration à la presse N°117/2008 Le 27 décembre – 16h00

C’est le jour le plus san­glant de toute l’histoire de l’occupation : l’offensive aérienne contre la bande de Gaza fait des cen­taines de morts et des blessés en très grand nombre.

Le PCHR condamne avec la plus grande fermeté la guerre engagée par les forces israé­liennes d’occupation (FOI) contre la Bande de Gaza par une offensive aérienne de grande envergure qui jusqu’à présent a ciblé des dou­zaines de com­mis­sa­riats de police, de bâti­ments offi­ciels et des édifices publics. Selon les 1ères infor­ma­tions dis­po­nibles au moins 190 pales­ti­niens pour la plupart des poli­ciers dont leur général en chef, Tawfiq Jaber ont été tués alors qu’ils étaient pour la plupart ras­semblés à l’intérieur ou à proximité de leur com­mis­sariat. Des cen­taines d’autres ont également été blessés. Beaucoup sont dans un état cri­tique, en soins intensifs dans les hôpitaux de la Bande de gaza qui ne peuvent déjà plus absorber toutes les urgences. A cause du siège imposé par les FOI l’approvisionnement en médi­ca­ments et les ser­vices minima à assurer à la popu­lation civile limitent les capa­cités des soins.

Les frappes aériennes ont com­mencé à 11h.25 pra­ti­quement à la même heure sur toute la Bande de Gaza. Cette pro­gram­mation montre que la décision israé­lienne a été prise pour causer un maximum de dégâts dans le dérou­lement des acti­vités quo­ti­diennes d’une journée comme les autres. Cela explique le nombre élevé de tués ou de blessés en quelques minutes en ce jour le plus san­glant depuis 41 ans d’occupation israé­lienne. Cette pro­gram­mation coïn­cidait avec la fin de la période de deuil et le début de l’après midi et la rentrée des classes dans les établis­se­ments sco­laires dont beaucoup sont situés à proximité des sta­tions de police qui ont été attaqués. Le PCHR a été informé qu’un certain nombre de jeunes ont été tués ou blessés alors qu’ils se ren­daient à l’école ou en reve­naient. Des cen­taines d’écoliers et de civils ter­rifiés sont pris en charge par des unités psy­cho­lo­giques. Le PCHR a également été informé que toutes ces vic­times sont des civils sans arme qui se trou­vaient à proximité des lieux ciblés par l’aviation, la plupart de ces lieux étant construits dans des zones à forte densité humaine. Au moment où le PCHR rédige cette décla­ration de presse, les équipes médi­cales et celles de la défense civile sont tou­jours en train d’extraire les corps des gravats des bâti­ments bom­bardés ; il faut noter que plu­sieurs centres de la pro­tection civile ont également été bombardés.

Communiqué de presse N° 118/​20089 Le 28 décembre à 15h00

251 pales­ti­niens pour le plupart des civils dont 20 enfants et 9 femmes ont été tués. 580 autres dont 130 enfants et 28 femmes ont été blessés.

Pour le 2ème journée consé­cutive, les FOI ont pour­suivi leur guerre la plus san­glante et la plus brutale que la Bande de Gaza ait connu depuis 1947 avec le silence et le consen­tement des pays arabes et la com­mu­nauté inter­na­tionale. Depuis la décla­ration à la presse hier, les FOI ont pour­suivi leurs frappes aériennes contre des infra­struc­tures civiles, des ate­liers, des maisons, des hangars abritant du matériel médical. Fait sans pré­cédent : des mos­quées ont également été bom­bardées. L’aviation poursuit ses vols au-​​dessus de la Bande de Gaza en ter­ri­fiant la popu­lation. A la nuit tom­bante, beaucoup de familles pales­ti­niennes reçoivent des appels télé­pho­niques venant des Ren­sei­gne­ments Généraux Israé­liens, les sommant de quitter leur domicile qui sera bom­bardé. De tels appels troublent la popu­lation et le PCHR pense que cette guerre déclarée a bien pour objet de cibler la popu­lation civile et ses biens. Les décla­ra­tions de l’Etat Major mili­taire et poli­tique israélien a d’ailleurs annoncé une catas­trophe huma­ni­taire et une guerre longue et à tous les niveaux. Selon ce que les enquê­teurs de terrain du PCHR ont pu relever, le nombre des vic­times civiles au cours des 10 pre­mières minutes de l’offensive est plus élevé que la totalité des morts au cours de la guerre contre le Liban en 2006.

Le PCHR tient à insister sur le fait que ses enquê­teurs font face à des dif­fi­cultés extrêmes pour obtenir des témoi­gnages docu­mentés sur les crimes : bom­bar­de­ments qui frappent sans relâche, confusion qui s’est répandue dans les hôpitaux inca­pables de faire face à cause du manque d’équipement médical, dis­lo­cation des corps empê­chant toute iden­ti­fi­cation Compte tenu de ces réserves, les enquê­teurs font état des faits suivants :

GOUVERNORAT DE RAFAH .

Samedi 27 - l’aviation bom­barde le site de la Sécurité Pales­ti­nienne qui com­porte les bâti­ments des Forces de la Sécurité Nationale, du Service de la Sécurité Inté­rieure et de la Police dans la rue Abu Baker au centre de Rafah. Elle bom­barde également plu­sieurs sites d’entraînement des groupes de la résis­tance pales­ti­nienne à Tal Al Sultan ban­lieue ouest de la ville. Tous ces bâti­ments sont com­plè­tement détruits. Ces bâti­ments sont situés dans un quartier qui connaît une intensité activité pour être au cœur de la ville. Les jeunes se rendant à l’école, les adultes étant à leurs occu­pa­tions. Résultat : 12 d’entre eux sont tués, les corps de la plupart sont dis­loqués. Tou­tefois on iden­tifie un enfant, un pré­di­cateur, un imam, un médecin, une infir­mière et un avocat.

Dimanche 28 – 03h30 - - La forge d’Abou Moussa a Al Junaina, quartier du centre de Rafah vole en éclat.

06h50 l’aviation bom­barde un dépôt de pro­duits médicaux, déclarant un incendie qui s’étant aux 5 maisons voisines.

07h30 - l’aviation bom­barde un com­mis­sariat de police qui avait été évacué à Al Sultan.

08h00 - Bom­bar­dement du com­plexe des forces de la sécurité nationale à l’est de la ville. 20 minutes plus part l’aviation bom­barde la station de la police maritime située sur la côte ;

10h50 l’aviation bom­barde les bâti­ments du gou­ver­norat de Rafah proche du poste fron­tière avec l’Egypte. Les hôpitaux de la ville ont du admettre 77 blessés dont 20 enfants et 3 femmes.

GOUVERNORAT DE KHAN YOUNIS

Samedi 27 – 11h25 L’aviation bom­barde les ins­tal­la­tions de la police anti­émeutes et des Ser­vices de la sécurité inté­rieure ainsi que le bâtiment du dépar­tement du contrôle agricole situés à l’Ouest de la ville. Les FOI bom­bardent également des aires d’entraînement pour les groupes de résis­tants ainsi que deux com­mis­sa­riats de la police maritime à l’Ouest et au Sud de la ville. 16 tués dont 11 civils. 8 d’entre eux étaient au travail dans les bureaux du Minis­trère de l’Agriculture .

17h30 - l’aviation bom­barde la forge de la famille Al Jabri dans AL Mal ban­lieue Ouest de Khan Younis

20h30 l’aviation bombarde la cafétaria appartenant à la famille Moussa

Dimanche 28 – 03h00 l’aviation bom­barde la forge de la famille Baraka à Bani Suhaila village à l’est de Khan Younis.

08h30 - L’aviation bom­barde des serres dans Al Qarara à,l’Est de Khan Younis et des terres agri­coles dans Al Khuza’a. Un jeune de 14 ans est sérieu­sement blessé.

Les hôpitaux de Khan Younis ont accueilli 100 blessés dont 12 jeune et une per­sonne âgée.

LE CENTRE DE LA BANDE DE GAZA

Samedi 27 – 11h25 L’aviation bom­barde 15 sites : une station de la défense civile, le com­mis­sariat de la localité de al-​​Zahraa, le site Fayez Jarad des Forces de la Sécurité nationale près de al-​​Mughraqa village, le com­mis­sariat et le site du Service de la sécurité inté­rieure sur la localité de Abu Meddain, un poste de la défense civile, 5 com­mis­sa­riats et le site des bri­gades Izzidin Al Qassam, le bras armé du Hamas à Deir Al Balah , le site des Forces de la sécurité nationale du camp de réfugiés de al-​​Maghazi, le site des Forces de la sécurité nationale du camp de réfugiés de Al Bureij et celui des bri­gades Izzidin al Qassam près de la Gaza Valley.

Au total 84 Pales­ti­niens dont 20 civils sont tués. Parmi les vic­times on déplore 2 enfants dont un de 3 ans tué chez lui près de sa mère et de sa sœur toutes deux sérieu­sement blessées.

Dimanche 28 – 02h45 – après avoir sommé la famille al-Sha’ei de sortir de sa maison dans le camp de Al Bureij,l’aviation la bom­barde. La maison et les maisons alentour sont sérieu­sement endommagées.

09h00 - L’aviation bom­barde un poste de la police maritime du camp de réfugiés de Nusseirat

L’hôpital des Martyrs d’Al Aqsa à Deir Al Balah reçoit 100 Pales­tinien, pour la plupart des civils, blessés au cours de ces attaques.

LE GOUVERNORAT DE GAZA VILLE

Samedi à 11h25 L’aviation bom­barde le com­plexe policier « Arafat » au cœur de Gaza ville au cours de la remise des diplômes aux nou­veaux offi­ciers de police, le quartier général des Ser­vices de la sécurité pré­ventive et les bureaux de l’association Waed de soutien aux pri­son­niers à Tal al Hawa, ban­lieue Sud de la ville, le site Al Mashtal situé dans le « camp de réfugié de Shatti en bord de mer, le com­mis­sariat Al Abbas, un entrepôt de véhi­cules hors d’usage appar­tenant au Hamas situé à proximité du port de Gaza et le quartier général des Ser­vices de la pro­tection et de la sécurité ainsi que le com­plexe pré­si­dentiel situé en bord de mer. L’aviation bom­barde également le com­mis­sariat de police de al Daraj, ban­lieue Est de Gaza ville, le site des bri­gades Izzidin al Qadssam de al Shaja’iya et de al Zatoun et la maison de la famille Humaid dans al Tuffah.

15h30 L’aviation bom­barde le com­plexe de la Sécurité de al Saraya au centre de gaza ville.

Dimanche 28 – 01h00 L’aviation bom­barde la mosquée Al Burno proche de l’hôpital Shiffa et 2 forges au cœur de la ville appar­tenant aux familles Khawaja et Abu Jahaal

02h00 - L’aviation bom­barde l’immeuble de la télé­vision Al Aqsa situé dans la rue Al Nasser au nord de la ville

05h00 l’aviation bom­barde un immeuble de 3 étages appar­tenant à la famille Selmi dans Al Zaytoun.

08h00 - bombardement du commissariat de de al Shoja’iya

09h15 bom­bar­dement d’une cache d’armes à Tal al Hawa, de la salle de réunion de la famille al ‘Ashi dans Al Remal et le site des Forces de la Sécurité nationale dans la ban­lieue Al Nasser.

10h10 Bom­bar­dement d’un secteur de Shaikh Radwan, ban­lieue Nord de gaza ville. 10 minutes plus tard un missile explose sur une voiture de police à Al Zaytoun.

11h00 Bom­bar­dement du com­plexe de la Sécurité de al Saraya qui com­prend la prison cen­trale en plein cœur de la ville

Ces frappes tuent 117 Pales­ti­niens dont 15 jeunes et 7 femmes. Parmi les vic­times on dénombre 7 étudiants de l’UNRWA, 3 membres de la famille al Rayes, jun homme et son fils de la famille Hwaij. Selon l’enquête menée par le PCHR la nplupart des vic­times dont Tawfiq Jaber lont été tués dans le com­plexe « Arafat » au cours de la céré­monie de remise des diplômes. Les hôpitaux de Gaza ont admis 200 Pales­ti­niens dont 18 jeunes et 12 femmes. 35 parmi les blessés ont été reçus aux soins intensifs.

LA PARTIE NORD DE LA BANDE DE GAZA

Samedi 27 – 11h25 Plu­sieurs sites des Ser­vices de la sécurité et des camps d’entrainement sont bom­bardés . 21 Pales­ti­niens dont 2 femmes et 3 respln­sables de la com­pagnie des télécoms pales­ti­niens sont tués.

Les sites touchés sont :

« ‘Abdul ‘Aziz al Ran­tissi » à l’Ouest de Jabaliya. 9 hommes de la sécurité sont tués. Il y a de nom­breux blessés la station de la police maritime à l’Ouest de Beit Lahiya. 3 hommes de la sécurité sont tués et on compte une dou­zaine de blessés. L’immeuble des Forces de la sécurité nationale à l’Est de Jabaliya, le site des bri­gades Izzidin Al Qassam et un local des télécoms : 7 tués dont une femme Le site des Forces de la sécurité à l’Ouest de Beit Hanoun Un quartier de Al Jamal ban­lieue de Beit Hanoun, où 2 civils dont une femme sont tués.

Au total 31 enfants tués

Le 28 au soir et le 29 au matin 22 enfants sont tués ou blessés au cours de leur sommeil. La famille Ba’lousha est prise sous les décombres de sa maison jouxtant la mosquée bom­bardée : Jawaher, 4 ans, Dunia, 8 ans, Samar, 12 ans, Ikram, 14 ans et Tahreer, 17 ans sont tuées Le 29 au matin Ibtihal Kishku, 8 ans, est tuée à Al Zaytoun, Sid’qi, 3 ans, Ahmed, 12 ans sont tués dans le camp de réfugiés de Rafah …

Communiqué de presse 119/​2008 30 décembre – 12h15

 [1]

Au 4eme jour de l’offensive des FOI sur la bande de Gaza, le nombre de Pales­ti­niens tués se monte à 310, des civils pour la plupart, dont 37 enfants et 9 femmes. Rapport du Pales­tinian Center for Human Rights (PCHR), Ref : 119/​2008, le 30 décembre 2008

Les Forces d’Occupation Israé­liennes (FOI) ont pour­suivi leur offensive sur la bande de Gaza pour la 4eme journée consé­cutive. Ils bom­bardent de plus en plus des ins­tal­la­tions civiles, des mos­quées et des maisons, sans aucun souci de la vie et de la sécurité des civils pales­ti­niens. Israël prétend que ces ins­tal­la­tions civiles, mos­quées et maisons sont liés au Hamas, mais les recherches menées par le PCHR indiquent que les FOI ont utilisé une force létale excessive, et que les ins­tal­la­tions qui ont été ciblées sont des pro­priétés publiques ou privées dans des zones à forte densité de popu­lation, ce qui fait que les Pales­ti­niens paient un tribu très lourd en termes de vies et de biens. Toutes les vic­times des attaques récentes sont des civils, et des dizaines de maisons ont été très gra­vement endom­magées. Du fait du siège actuel­lement imposé à la bande de Gaza, la recosn­truction des maisons détruites ou endom­magées est extrê­mement difficile.

D’après des recherches menées par le PCHR, les FOI ont bom­bardé 23 maisons depuis le début de l’offensive actuelle : 4 à Rafah, 4 à Khan Yunis, 2 dans le centre de la bande de Gaza, et 4 dans le nord de la bande de Gaza. Au cours de ces attaques, 9 civils pales­ti­niens, dont 5 enfants et 2 femmes, ont été tués et 59 autres ont été blessés.

Les FIO ont aussi bom­bardé 5 maisons dans des zones den­sémment peu­plées un peu partout dans la bande de Gaza : 1 au centre de la bande de Gaza, 1 à Gaza City, et 2 dans le nord de la bande de Gaza. Au cours de ces attaques 8 civils pales­ti­niens, dont 5 enfants et 1 per­sonnel para­mé­dical, ont été tués et 34 autres, dont des femmes et des enfants, ont été blessés.

En outre, les FOI ont bom­bardé 37 ins­tal­la­tions civiles. A Gaza City, les FOI ont bom­bardé le campus de l’Université isla­mique, 2 écoles, 9 ate­liers d’artisans et com­merces, une ferme, 3 établis­se­ments de charité, la station de télé­vision satellite al-​​Aqsa. A Rafah, les FOI ont bom­bardé l’Hotel de Ville et 1 entrepôt de médi­ca­ments. Dans le village de Bani Suhaila, dans le centre de la bande de Gaza, les FOI ont bom­bardé 3 ate­liers, 1 com­merce, I station télé­pho­nique et l’Hôtel de Ville. Dans le nord de la bande de Gaza, les FOI ont bom­bardé 3 ate­liers et une station de contrôle de la Société de Télé­com­mu­ni­ca­tions de Palestine. Au cours de ces attaques, 11 civils pales­ti­niens, dont 3 enfants, ont été tués et 30 autres ont été blessés. Un grand nombre de maisons situées près de ces ins­tal­la­tions ont été gra­vement endommagées.

En consé­quence, le nombre de morts pales­ti­niens tués depuis le début de l’offensive des FIO sur la bande de Gaza s’est élevé à 310, pour la plupart civils, dont 37 enfants et 9 femmes. En outre, des cen­taines de Pales­ti­niens ont été blessés.

Le PCHR est extrê­mement pré­occupé par cette escalade sans pré­cédent des FOI, et :

1.Condamne ces crimes, qui font partie d’une série continue de crimes commis par les FIO dans les Ter­ri­toires Pales­ti­niens Occupés dans une mépris total de la vie des civils pales­ti­niens, consi­dérant ces crimes comme une forme de punition col­le­crtive vis-​​à-​​vis de la popu­lation civile pales­ti­nienne en vio­lation de l’article 33 de la Convention de Genève relative à la Pro­tection des Civils en Temps de Guerre.

2.Rend Israël res­pon­sable des la vie des civils pales­ti­niens en toutes cir­cons­tances. Selon le droit inter­na­tional, l’existence d’une résis­tance armée ne peut en aucun cas jus­tifier l’utilisation d’une force dis­pro­por­tionnée et indiscriminée.

3.Prévient que la vie des Pales­ti­niens est en danger au vu des menaces pro­férées par les auto­rités poli­tiques et mili­taires d’étendre les opé­ra­tions mili­taires contre la popu­lation de la bande de Gaza.

4.Appelle la com­mu­nauté inter­na­tionale à inter­venir immé­dia­tement pour empêcher ces crimes, et appelle les Hautes Parties Contrac­tantes de la Convention de Genève relative à la Pro­tection des Civils en Temps de Guerre, à remplir leurs obli­ga­tions d’assurer le respect de la Convention en toutes cisr­cons­tances (article 1), ainsi que leur obli­gation de rechercher et de pour­suivre toute per­sonne res­pon­sable de graves vio­la­tions de cette Convention (article 146), ces vio­la­tions consti­tuant des crimes de guerre d’après l’article 147 de la Convention et le Pro­tocole Addi­tionnel à la Convention de Genève du 12 août 1949, se rap­portant à la pro­tection des vic­times de conflits armés inter­na­tionaux (Pro­tocole 1).

[1] Tra­duction AFPS/​​RP