Il faut libérer Jaber Dalany

Iwps, mercredi 18 mai 2005

Appel pour la libé­ration de Jaber Dalany, un Pales­tinien atteint de méningite, empri­sonné sans accu­sation, dont la vie est en danger. Faites pression pour le faire libérer.

Depuis plus de trois semaines, Jaber Dalany, le Pales­tinien atteint de méningite qui a été arrêté au point de contrôle mili­taire de Huwara près de Naplouse, alors qu’il ren­trait de l’hôpital chez lui le 21 avril 2005, est tou­jours détenu sans qu’il y ait d’accusation portée contre lui [1]

Lundi 9 mai un juge a ordonné que Jaber voie un médecin immédiatement.

La pre­mière fois que Jaber avait vu un médecin mili­taire alors qu’il était détenu au camp de détention de Salem, le 22 avril, ce médecin avait diag­nos­tiqué un ulcère et avait déclaré aux auto­rités mili­taires qu’il était en forme.

C’est seulement après des pres­sions inter­na­tio­nales que l’armée israé­lienne avait fini par admettre que l’état de santé de Jaber était beaucoup plus sérieux et qu’ils le trans­fé­rèrent à l’hôpital Ha’emek à Afula où il est resté 6 jours. On lui a fait un pré­lè­vement de moëlle et d’autres examens pour déter­miner ce dont il souf­frait. En concor­dance avec les résultats de l’hôpital de Naplouse où il avait été hos­pi­talisé pendant 5 jours juste avant d’être arrêté, les médecins ont diag­nos­tiqué une méningite virale.

Quand des membres de IWPS [2]ont pu avoir accès à sa chambre qui était gardée par deux soldats israé­liens, il était menotté sous une cou­verture, avait de la fièvre et sem­blait beaucoup souffrir.

Il a quitté l’hôpital et a été ramené à Salem le 29 avril, et son état n’a cessé de se dété­riorer depuis. Il a été interrogé une seule fois parce que, a-​​t-​​il dit à son avocat, il n’a aucune infor­mation à donner à l’armée.

Le 9 mai, un tri­bunal mili­taire a fixé une pre­mière audience au 19 mai, après plu­sieurs reports.

Jaber est dans une cellule avec 9 autres pri­son­niers qui risquent de contracter la méningite. Il n’y a pas de toi­lettes dans la cellule et la nour­riture est insuf­fi­sante pour nourrir tous les détenus. Il a abso­lument besoin de soins médicaux appro­priés et de repos au lit.

Il a demandé à IWPS de contacter son employeur et les médias et la com­mu­nauté inter­na­tionale. Samiya, la jeune soeur de Jaber écrit “Per­sonne ne peut décrire cette situation. Je demande à tous les mili­tants huma­ni­taires, tous les mili­tants de la paix,la Croix Rouge inter­na­tionale et toutes les orga­ni­sa­tions de défense des droits humains d’intervenir pour faire relâcher cet homme”.

Appelez, faxez, écrivez pour demander pourquoi l’armée continue à détenir sans accu­sa­tions un homme qui est très malade.

Exprimez votre pré­oc­cu­pation quant à l’état de santé de Jaber et exigez qu’il soit transféré dans un hôpital et autorisé à se remettre complètement.

- Israeli army head prosecutor (l’avocat général militaire) :

Fax : 00972 35694370

- Public Appeals office of Israeli army (le bureau des appels du public, c’est leur travail de parler aux civils !) :

Phone : 00972 36080219

- Israeli Minister of Security (ministre de la sécurité) :

Shaul Mofaz

Phone : 00972 36975436

Fax : 00972 36976218

E-​​mail : sar@​mod.​gov.​il

- Israeli Minister of Justice (ministre de la justice) :

Tziti Livni

Phone : 00972 26466666

Fax : 00972 26466357

E-​​mail : sar@​justice.​gov.​il

- n°de téléphone de l’armée israélienne :

DCO (bureau dit de coor­di­nation avec la sécurité pales­ti­nienne) à Jenin : 00972 46407312 or 00972 46179207 DCO "Huma­ni­tarian Office" (bureau huma­ni­taire) : 00972 29977733

- Pour des informations supplémentaires :

Le frère de Jaber, Mohammad (en arabe) : 00972 522480582

International Women’s Peace Service (en anglais) : 00972 92516644

[1] Jaber, qui tra­vaille au mini­syère des finances à Ramallah, a trois jeunes enfants et sa femme attend le quatrième.

[2] asso­ciation de femmes au service de la paix, des Inter­na­tio­nales qui depuis le début de l’Intifada al-​​​​Aqsa vivent à Harès près de Salfit, où elles accom­pagnent les Pales­ti­niens dans leur vie sous occu­pation, observant, rap­portant et dénonçant les exac­tions des ocuupants