Halte aux crimes de guerre israéliens à Gaza

AFPS 72, dimanche 28 décembre 2008

Les vio­lents bom­bar­de­ments effectués samedi 27 et dimanche 28 décembre, par l’armée israé­lienne dans la bande de Gaza ont déjà fait plus de 280 morts et 600 blessés. Ils s’ajoutent à la longue liste des vic­times de l’occupation.

Au cours des huit der­nières années en effet, Israël a détruit l’ensemble de l’infrastructure des ter­ri­toires pales­ti­niens, tué près de 5500 Pales­ti­niens, blessé plus de 32000 per­sonnes et démoli près de 8000 maisons en Cis­jor­danie, à Gaza et à Jérusalem-​​Est.

Le nombre de pales­ti­niens détenus dans les prisons israé­liennes s’élève aujourd’hui à 11700 per­sonnes dont 300 enfants.

Depuis 1948, Israël n’a res­pecté aucune des réso­lu­tions que l’ONU concernant le droit des palestiniens.

La décision euro­péenne de rehausser les liens de coopé­ration avec l’État d’Israël, sans même juger utile de consulter le Par­lement Européen, c’est l’absoudre par avance des crimes de guerres et du déni de droit de tout un peuple.

Les dis­cours hypo­crites sur le droit d’ingérence où les droits humains ne servent que d’alibi pour cacher des intérêts moins avouables trouve ici ses limites ! Devant Israël, B. Kouchner ravale sa chantre du devoir d’ingérence !

Il est temps d’en finir avec la duplicité ! Il faut en finir avec la com­plicité ! Il faut en finir avec la loi de la jungle, la loi du plus fort !

Il faut agir et sanc­tionner les res­pon­sables poli­tiques d’un État qui règne par la terreur et la punition col­lective, qui annexe, exproprie, colonise et qui ose sans retenue pro­mouvoir le projet du « transfert » des arabes vivant en Israël et qui repré­sente le quart de sa popu­la­tiuon

Nous exi­geons la sus­pension immé­diate des accords d’association entre l’Union Euro­péenne Et Israël !

La paix et la sécurité des peuples du Proche-​​Orient passe par l’application pleine et entière du droit, c’est à dire par l’application sans condition des réso­lu­tions de l’ONU. Il faut désormais l’imposer !

Ras­sem­blement le lundi 29 décembre 2008 à 18 H place de la Pré­fecture au Mans .