Gaza de plus en plus affecté par la fermeture des frontières

OCHA - Centre de nouvelles de l’ONU - 17 juillet 2007, jeudi 30 août 2007

La fer­meture des fron­tières entre Israël et Gaza que de nom­breuses activtés ne pourront être main­tenues, et continue de menacer l’économie de Gaza.

La fer­meture des fron­tières entre Israël et Gaza signifie qu’un certain nombre d’abris pour les réfugiés, d’écoles, de centres com­mu­nau­taires, d’équipements d’assainissements et d’établissements médicaux ne pourront être main­tenus, et continue de menacer l’économie de Gaza, affirme aujourd’hui le Bureau de la coor­di­nation des affaires huma­ni­taires (OCHA).

Entre le 3 et le 9 juillet, pra­ti­quement aucun matériau de construction n’a pu être importé vers Gaza en raison de la fer­meture per­sis­tante des fron­tières, inter­rompant des projets de construction d’un montant de 370 mil­lions de dollars, dont des travaux menés par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-​​Orient (UNWRA) pour un montant de 93 mil­lions de dollars, indique un com­mu­niqué publié aujourd’hui à New York.

« Cela signifie aussi que de nou­velles écoles ne pourront être construites et que la sur­po­pu­lation des écoles de l’UNWRA se pour­suivra à la rentrée », affirme OCHA.

Par ailleurs, le licen­ciement de 65.000 tra­vailleurs par des entre­prises de Gaza, forcées de réduire la pro­duction en raison du manque de matières pre­mières, pourrait affecter plus de 450.000 per­sonnes à charge.

On craint aussi une relo­ca­li­sation de ces entre­prises vers l’Egypte ou d’autres pays, ce qui serait autant d’argent dont l’économie de Gaza serait privée. « A l’heure actuelle, il ne reste plus que 780 entre­prises ouvertes, soit 1/​5ème de celles actives en juillet 2005 ».

« Les fabri­cants de meubles, les entre­prises tex­tiles ou d’habillement et d’alimentation ne peuvent plus employer que 4.200 employés, sur les 35.000 habi­tuels, et l’industrie de la construction ne sup­porte plus que 7.000 employés sur 42.000 », affirme le communiqué.

A titre d’exemple, des maté­riaux de construction ont pu être importés par le point de passage de Sufa, dont des tuyaux et d’autres équi­pe­ments des­tinés à un projet de trai­tement des eaux usées mené par la Banque mon­diale et la Com­pagnie muni­cipale des eaux de Gaza, mais cette der­nière n’a pas l’argent néces­saire pour acheter le car­burant dont elle a besoin pour faire marcher ses pompes.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a fourni 50.000 litres de car­burant, le Comité inter­na­tional de la Croix-​​Rouge 20.000 et Oxfam 40.000, mais cette activité a besoin de 250.000 litres de fioul par mois.

OCHA sou­ligne aussi que les cou­pures de courant dues à la des­truction d’une partie de la cen­trale de Gaza en juin 2006 [par l’armée israé­lienne] sont devenues plus fré­quentes et durent main­tenant jusqu’à 5 heures par jour.

« On attend un trans­for­mateur en pro­ve­nance d’Egypte. Pour le moment, une des tur­bines s’est arrêtée en raison d’un excès d’usage, et la pro­chaine pourrait faire de même si elle n’est pas entretenue ».