al-Ahram, samedi 20 décembre 2008
Rapports bilatéraux ou dans le cadre de plans multipartites, relations avec Israël des années 70 au Quartette
— 1970 : Réunion de Munich. La coopération politique européenne amorce l’harmonisation des positions des Etats membres sur le conflit israélo-arabe.
— 1971 : Document Schuman. Ce document trace les grandes lignes de la position européenne sur le conflit israélo-arabe.
— 1973 : Le sommet européen de Copenhague. La déclaration de ce sommet rappelle la conviction que le problème du Proche-Orient ne pourra se faire résoudre que par le respect de la résolution 242 des Nations-Unies et par la prise en considération des droits légitimes des Palestiniens.
— 1977 : Déclaration de Londres. Etape importante dans l’évolution de la position européenne sur la question palestinienne. Les Palestiniens sont considérés comme un « peuple avec une identité nationale », mais il ajoute que ce peuple a « besoin d’une patrie ».
— 1980 : Déclaration de Venise. La nouveauté dans cette déclaration réside dans une plus grande précision des termes employés, parlant de « la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien ». « Les colonies de peuplement, ainsi que les modifications démographiques et immobilières dans les territoires arabes occupés, sont illégales au regard du droit international ».
— 1991 : Conférence de Madrid. Accueillie par l’Espagne, cette conférence fut la première tentative de la communauté internationale pour engager un processus de paix au Proche-Orient par le biais de négociations impliquant Israël et les pays arabes, dont la Syrie, le Liban, la Jordanie et les Palestiniens.
— 1993 : Conférence d’Oslo. Les accords d’Oslo au Norvège sont les résultats d’un ensemble de discussions menées en secret entre des négociateurs israéliens et palestiniens pour poser les premières pierres à une résolution du conflit isrélo-palestinien.
— 1995 : Processus de Barcelone ou Euromed. La Conférence euro-méditerranéenne des ministres des Affaires étrangères constitue l’acte fondateur de ce partenariat. Les Etats participants, les 15 membres de l’UE et les 12 partenaires des rives sud et est de la Méditerranée, ont adopté une Déclaration assortie d’un programme de travail.
— 1996 : Nomination d’un envoyé spécial pour le Proche-Orient. Miguel Angel Moratinos est le premier désigné comme envoyé spécial de l’UE. Il a pour mission d’établir et de maintenir des contacts étroits avec toutes les parties au processus de paix, afin d’œuvrer avec elles au renforcement du processus de paix.
— 1995 : L’accord d’association UE/Israël. Signature de l’accord, mais il n’entre en vigueur qu’en 2000, après avoir été ratifié par le Parlement européen, la Knesset et les Parlements nationaux des Etats membres.
— 2002 : Le Quartette pour le Proche-Orient.
Un groupe formé de l’Union européenne, des Etats-Unis, de la Russie et des Nations-Unies décide de réaliser une médiation dans le processus de paix israélo-palestinien.