Ehud Barak se rendra à Washington pour faire pression en faveur d’une attaque contre l’Iran

Paul Joseph Watson, samedi 12 juillet 2008

Le ministre israélien de la guerre Ehud Barak se rendra à Washington la semaine pro­chaine pour ren­contrer de hauts res­pon­sables du gou­ver­nement amé­ricain ainsi que le pré­sident Bush dans ce qui sera, selon ce que cer­tains laissent entendre, la der­nière séance de pla­ni­fi­cation en pré­vision d’une attaque mili­taire contre l’Iran.

Ehud Barak aura des entre­tiens pendant trois jours avec le Secré­taire à la défense Robert Gates, le Vice-​​président Dick Cheney, la Secré­taire d’État Condo­leezza Rice, le conseiller à la Sécurité nationale Stephen Hadley et le Secré­taire général des Nations Unies, Ban Ki-​​moon – de même qu’avec le pré­sident des États-​​Unis George Bush.

La visite d’Ehud Barak pré­cédera également une visite du chef d’État-major de l’armée israé­lienne le lieu­tenant général Gabi Ash­kenazi, qui doit ren­contrer le pré­sident du Comité des chefs d’États-majors inter­armes l’amiral Michael Mullen.

Cette visite fait suite à celle effectuée par le chef du Mossad Meir Dagan à Washington au cours de laquelle il a ren­contré les hauts res­pon­sables des Ser­vices de renseignement.

« Les visites des res­pon­sables israé­liens sur­viennent alors qu’un intense débat continue de faire rage au sein de l’administration amé­ri­caine entre ceux qui, dirigés par Dick Cheney, sont favo­rables à une action mili­taire, et ceux qui, dirigée par Robert Gates, s’y opposent, » selon un reportage du Jeru­salem Post.

Les pour­parlers sur­viennent au moment où deux essais de tire de mis­siles réa­lisés par l’Iran, et peut-​​être même trois viennent tout juste d’être réalisés.

Loin de démontrer la capacité meur­trière de l’Iran, il semble que l’un des essais n’aurait effec­ti­vement pas réussi.

L’analyste mili­taire Mark Fitz­pa­trick à l’Institut inter­na­tional d’études stra­té­giques (IISS) à Londres a étudié les pho­to­gra­phies des lan­ce­ments de mis­siles et il est arrivé à la conclusion qu’elles avaient été falsifiées.

« Tout porte à croire que l’Iran a tra­fiqué les photos pour dis­si­muler ce qui semble appa­remment être un lan­cement raté de l’un des mis­siles, » a déclaré Fitzpatrick.

En réponse aux essais, le ministre russe des Affaires étran­gères Sergei Lavrov a déclaré aujourd’hui que la portée limitée de la tech­no­logie des mis­siles ira­niens, qui se limite à moins de 2000 kilo­mètres, prouve que rien ne jus­tifie l’installation d’un nouveau bou­clier anti­missile en Europe.

« Les essais réa­lisés en Iran confirment que l’Iran possède des mis­siles d’une portée maximale de 2000 kilo­mètres et confirment que… un bou­clier de défense anti­missile avec ces para­mètres n’est pas néces­saire pour sur­veiller ou pour réagir à ces menaces, » a-​​t-​​il dit.

La rhé­to­rique concernant la menace ira­nienne de même que la pro­pa­gande col­portée par la presse mar­chande sont montées cres­cendo au cours des deux der­nières semaines, mais les anti­ci­pa­tions d’une action mili­taire qui ont été abon­dantes depuis les trois der­nières années ne se sont jamais avérées.