Deux Palestiniens tués lors d’une attaque contre un soldat israélien

Le gouvernement veut durcir la loi sur les ONG financées par l’étranger.

L’Orient le jour avec AFP , lundi 28 décembre 2015

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Un checkpoint israélien à Houwara, en Cisjordanie. Jaafar Ashtiyeh/AFP

Deux Palestiniens ont été tués hier à Houwara, une localité du nord de la Cisjordanie occupée, après avoir blessé un soldat israélien à coups de couteau, a indiqué l’armée israélienne.

Le ministère palestinien de la Santé a identifié les deux Palestiniens comme Mohammad Sabaaneh, 17 ans, et Nour Eddine Sabaaneh, 23 ans, originaires de la localité de Qabatia, proche de Jénine, dans le nord de la Cisjordanie. Un soldat a été blessé par des coups de couteau, a indiqué l’armée israélienne dans un communiqué, ajoutant qu’un second soldat avait été blessé par les tirs des militaires en direction des assaillants présumés. Les deux corps étaient aux mains des forces israéliennes, ont précisé des responsables de la sécurité palestinienne, alors que l’État hébreu a confisqué depuis près de trois mois une cinquantaine de corps d’assaillants présumés en mesure de rétorsion.

Depuis le 1er octobre, des attaques menées par des Palestiniens isolés (dont plusieurs de Qabatia), majoritairement à l’arme blanche, et des heurts entre jeunes Palestiniens et soldats israéliens ont coûté la vie à 135 Palestiniens, 19 Israéliens, ainsi qu’à un Américain et un Érythréen, selon un décompte de l’AFP. La majorité des Palestiniens tués l’ont été en commettant ou en tentant de commettre des attaques, à l’arme blanche pour la plupart, mais également à la voiture-bélier et à l’arme à feu.

Samedi, deux Palestiniens avaient également été abattus. Le premier l’a été alors qu’il brandissait un couteau à Jérusalem, selon la police israélienne, et le second au checkpoint de Houwara, dans ce que l’armée israélienne a présenté comme une attaque à la voiture-bélier, une version contestée par les Palestiniens.

Par ailleurs, un texte controversé prévoyant de durcir la législation sur les ONG recevant des fonds de l’étranger a été adopté hier en Israël en Conseil des ministres, une initiative dénoncée par les organisations de gauche comme une chasse aux sorcières. Ce texte prévoit d’obliger les ONG israéliennes recevant au moins 50 % de leurs fonds de la part d’ « entités étatiques à l’étranger » à mentionner l’identité et l’adresse de leurs donateurs dans leurs déclarations financières aux organismes publics israéliens. Il impose également aux membres de ces ONG de porter des badges spéciaux les identifiant lorsqu’ils se présenteront devant des comités parlementaires, comme c’est déjà le cas pour les membres de lobby. Le projet de loi doit encore être soumis au Parlement en trois lectures avant d’être définitivement adopté.