Des leaders du comité populaire d’Al Masara jugés par les forces d’occupation

Younes Salameh, mercredi 10 juin 2009

Quoi de plus logique qu’un tri­bunal d’occupation pour juger ceux qui lutte contre cette occupation ?

Un tri­bunal mili­taire israélien juge aujourd’hui (9 juin) les chefs de file de la résis­tance pales­ti­nienne non-​​violente du village d’Al Masara, au sud de Beth­lehem. Le motif d’accusation est simple : orga­niser toutes les semaines des mani­fes­ta­tions popu­laires paci­fiques dans le village pour pro­tester contre l’occupation.

Azmi Al Shoukhi est le secré­taire général du comité popu­laire. Il a été arrêté lors de la mani­fes­tation du premier mai dernier au village d’Al Masara. Comme un symbole pour celui qui pro­teste contre l’occupation, il est jugé aujourd’hui au tri­bunal mili­taire d’Ofar, construit sur la terre du dis­trict de Ramallah.

Quoi de plus logique qu’un tri­bunal d’occupation pour juger ceux qui lutte contre cette occupation ?

Après plu­sieurs jours en prisons à la suite de son arres­tation, il a été libéré pro­vi­soi­rement contre une caution de 20 000 shekels (environ 4000 euros) payée par sa famille. Les trois autres arrêtés ont du débourser entre 15 et 25 000 shekels.

La libé­ration impose la non par­ti­ci­pation à quel­conque mani­fes­tation jusqu’au jugement. Si cette règle est enfreinte, l’administration garde la caution payée.

Outre Azmi Al Shoukhi, Mahmoud Zoahra, le porte parole du Comité popu­laire contre les colonies et le Mur et son frère Mohamad Briggia ont également été arrêtés le même jour et devraient être jugés aujourd’hui (sauf énième report du procès).