Des étudiants en grève de la faim réclament la libé­ration de pri­son­niers par l’Autorité palestinienne

Ma’an news, samedi 21 juillet 2012

Treize étudiants Pales­ti­niens qui ont organisé un sit-​​in dans l’Université d’Hébron depuis plus de 3 semaines ont pré­venus dimanche dernier qu’ils allaient inten­sifier leur mou­vement de pro­tes­tation si l’Autorité pales­ti­nienne ne libère pas 3 de leur condis­ciples. Huit de ces contes­ta­taires font une grève de la faim depuis 13 jours.

Le groupe dit que l’Autorité pales­ti­nienne (AP) retient ces étudiants en raison de leurs opi­nions poli­tiques. Ils demandent également que les forces de sécurité de l’AP signent un enga­gement écrit de ne pas pour­suivre les étudiants pour leurs acti­vités poli­tiques sur le campus.

Nous donnons jusqu’à 6 :00PM aux auto­rités concernées pour inter­venir et faire libérer nos 3 porte parole arrêtés dit le porte-​​parole des gré­vistes, a déclaré Rami Rajoub à Ma’an News.

Ces étudiants qui sont affiliés au Hamas et au Jihad isla­mique ont com­mencé leur action sur le campus de l’université d’Hébron il y 26 jours. Les médecins de l’Université sur­veillent régu­liè­rement les gré­vistes de la faim, a affirmé Rajoub en ajoutant que l’on avait demandé à 2 d’entre eux de se rendre à l’hôpital pour des examens médicaux mais que ces der­niers avaient refusés car ils s’inquiétaient du sort qui leur serait réservé s’ils quit­taient le campus.

Le Centre pales­tinien des Droits de l’Homme (PCHR) a annoncé, fin juin, que cinq pri­son­niers ori­gi­naire de Hébron et un autre de Ramallah avaient décidé de faire une grève de la faim pour pro­tester contre leur détention dans des prisons de la Cis­jor­danie, malgré un jugement demandant leur libé­ration par l’AP.

D’après le PHCR, tous seraient détenus pour des raisons poli­tiques et accusés de « com­pro­mettre l’unité nationale…Des tri­bunaux pales­ti­niens, y compris la Haute Cour de Justice pales­ti­nienne, ont rendu des déci­sions demandant la remise en liberté de ces détenus ainsi que d’autres pri­son­niers arrêtés pré­cé­demment pour les mêmes motifs ». Cependant d’après le PCHR, l’Autorité pales­ti­nienne ne s’est pas conformée aux arrêts émis par ces tribunaux.

Traduction JH pour l’AFPS