Des colons juifs s’emparent de nouvelles terres palestiniennes

al-​​Jazeera, samedi 21 mai 2005

Selon des témoins et des sources pales­ti­niennes, des colons juifs ont com­mencé à aplanir des terres au bull­dozer dans la région de Nis, près de Khader, à l’ouest de Bethléem, jeudi 19 mai 2005.

Environ 7 hectares seront détruits si les colons mènent leur projet à terme.

Ils ont déraciné des oli­viers et des aman­diers plantés il y a plus de 40 ans sur les terres de Tawfiq al-​​Amouri.

Les colons affirment que l’objectif des colons est d’élargir de 25 mètres de chaque côté une route de colons qui va à la colonie d’Afrat [1].

Si les colons conti­nuent à élargir la route, on peut s’attendre à ce que des terres sup­plé­men­taires soient dévastées, surtout la terre plantée de vignes.

Abdullah Ghunaim,un res­pon­sable du village, indique que les vil­la­geois ont essayé de défendre leur terre.

Dans le même temps, la fon­dation Aqsa a organisé une journée de net­toyage bénévole du cime­tière du village de Bassa qu’Israël a vidé en 1948 [2] à laquelle des dizaines de jeunes Pales­ti­niens ont participé.

Wakim Wakim, avocat et secré­taire du Comité de Défense des Pales­ti­niens déplacés et membre de l’Association du Village de Bassa qui a par­ticipé à la cam­pagne de net­toyage, remercie les béné­voles. Il a salué le geste de la Fon­dation Aqsa Foun­dation qui aura aidé à entre­tenir les lieux de culte, qu’ils soient chré­tiens ou musulmans.

“Bassa est un village pales­tinien typique, avec un caractère arabe très marqué. La mosquée jouxte l’église et nous défezbn­drons les lieux de culte musulmans et chré­tiens," a sou­ligné le Cheick Ali Abu Sheikha, pré­sident de la Fon­dation Aqsa .

[1] les colonies -toutes illégales-​​​​ de peu­plement qui occupent le ter­ri­toire pales­tinien dans l’objectif israélien clai­rement affirmé de colo­niser "ce qui ne l’a pas été en 1948", sont reliées entre elles par des routes réservées aux colons et à l’armée israé­lienne. Système d’apartheid ins­tallé en vio­lation fla­grante du droit inter­na­tional, il n’est néan­moins pas dénoncé par la com­mu­nauté inter­na­tionale, oublieuse encore une fois de ses propres lois quand il s’agit d’Israël.

[2] quand les milices juives et la toute jeune armée israé­lienne ont lancé un assaut meur­trier contre les vil­lages et villes pales­ti­niens en 1948, dans le but d’en assas­siner la popu­lation ou de la faire fuir, afin de s’approprier leur terre ("terre sans peuple" !!!)environ 800 000 Pales­ti­niens ont dû quitter leurs foyers et leurs biens.Le peuple pales­tinien devenait en grande partie un peuple de réfugiés. Il réclame tou­jours le droit au retour que le droit inter­na­tional leur reconnaît. Dans la foulée des mas­sacres et dépor­ta­tions du prin­temps 1948, puis dans les mois sui­vants, les diri­geants israé­liens -dont Sharon et la plupart de ses précécesseurs-​​​​ ont fait raser près de 500 villages-​​​​ y compris parfois leurs lieux de culte et leurs cime­tières. Les habi­tants de plu­sieurs "vil­lages dis­parus" ont refusé de céder à l’annihilation et s’accrochent sur leurs terres, dans des bidon­villes sans recon­nais­sance offi­cielle, sans ser­vices, sans identité dans ce qui est devenu Israël. Voir le site http://​www​.assoc40​.org