"Des Innovations malgré le blocus"

Ziad Medhouk, dimanche 11 avril 2010

Une exposition à Gaza pour défier le blocus-
Par l’équipe du centre d’information francophone-​​Gaza

Dans le cadre de ses acti­vités, le centre d’information et de recherche fran­co­phone du dépar­tement de français de l’université Al-​​Aqsa de Gaza, a visité le centre culturel Rachad El Shawa à Gaza où se tenait une expo­sition de onze ate­liers pro­posés par des com­pa­gnies populaires . Ibtikar, " inno­vation malgré le blocus " c’est le nom de cette mani­fes­tation qui expose des réa­li­sa­tions manuelles en fer, en verre, en bro­derie, en bois , et en argile.

L’exposition Ibtikar se compose de plu­sieurs ate­liers qui ont le même but : pro­fiter des ruines de la der­nière guerre contre la bande de Gaza, des oli­viers écrasés , des maisons bom­bardées , et des vitres cassées pour fabriquer des choses tra­di­tion­nelles et utiles pour les citoyens pales­ti­niens , avec parmi ces ate­liers : atelier de Katua’a , Sawafir , Sawaf , Keer , et Sawaf .

Parmi les onze ate­liers et com­pa­gnies, le centre d’information et de recherche fran­co­phone a ren­contré Mahmoud El Sawaf , le directeur de l’atelier Al-​​Sawaf , qui a expliqué que son atelier été créé en 2009 pour défier la souf­france du peuple pales­tinien, qui vit tou­jours sous le blocus inhumain et souffre pour obtenir la nour­riture pour ses enfants.

Le directeur de l’atelier a ajouté que le blocus l’a poussé à créer ces réa­li­sation avec une volonté très élevée et aussi pour une raison simple : on ne peut pas importer de telles matière pre­mières vierges à cause du siège imposé . On essaie donc d’encourager la fabri­cation locale en haute quantité et qualité.

Une autre com­pagnie qui expose ses réa­li­sa­tions a intitulé son projet "Des inven­tions et des fabri­ca­tions en uti­lisant le bois d’olivier que l’occupation a écrasés".

C’est un projet conçu par l’atelier de "Rachid El Najar avec des maté­riaux de récu­pé­ration en bois ". Son ani­mateur a expliqué qu’après la der­nière guerre contre la bande de Gaza les Israé­liens ont détruit les ter­rains des citoyens pales­ti­niens , notamment les ter­rains d’oliviers avec des bull­dozers et des chaînes des chars israé­liens. Cet atelier a décidé de pro­fiter de ce bois écrasé et au lieu de l’ uti­liser pour le feu, on l’ utilise main­tenant pour la menuiserie.

M.Najar ajoute que l’idée lui est venue d’avoir appris ce qui s’est passé au Japon après la deuxième guerre mon­diale. Il y a eu un blocus imposé par les Etats-​​Unis et cela a encouragé les Japonais à faire face à la pénurie en faisant appel à des res­sources natio­nales et naturelles..

Cette expo­sition, envoie un message clair à l’occupation : si les Israé­liens détruisent les bâti­ments , ou déra­cinent les arbres et rasent les maisons , on pro­fitera de ce qui est récu­pé­rable pour l’ uti­liser dans la pro­duction malgré le siège et le blocus. Nous avons la volonté pour défier toutes les dif­fi­cultés imposées par les Israéliens,

Ainsi nous indi­quons à la planète entière que cette terre est à nous et que per­sonne n’a droit de la toucher.