Déclaration de Palestine 45 et Retombées médiatiques

Palestine 45, lundi 7 juillet 2008

Décla­ration de Palestine 45 à l’occasion du ras­sem­blement, du 5 juillet 2008, pour dénoncer l’édification du "mur de la honte" en Palestine occupée.


Orléans le 05 juillet 2008.

Le 09 juillet pro­chain cela fera quatre ans que le « mur de la honte », construit par l’Etat colo­nia­liste d’Israël, fut déclaré ILLEGAL par la Cour Inter­na­tionale de Justice (CIJ) de La Haye, organe judi­ciaire prin­cipal de l’organisation des nations Unies.

Le 20 juillet 2004 : l’ONU, par 150 voix pour avec les 25 pays de l’Union Euro­péenne (dont la France), 6 contre et 10 abs­ten­tions exige l’application de cette condam­nation, l’arrêt de sa construction, le déman­tè­lement du mur, la res­ti­tution des terres volées pour le bâtir et le dédom­ma­gement de toutes les vic­times causées par sa construction.

Aujourd’hui le mur est en cours d’achèvement, y compris à Jéru­salem Est (Au final, c’est près de 800 kilo­mètres qui vont être construits).

Cette his­toire vient de loin. Ce sont plu­sieurs murs qui sont dressés par l’Etat colo­nia­liste israélien contre les popu­la­tions indi­gènes de Palestine.

Le premier d’entre eux est le Mur de Fer, évoqué dès 1923 par Vla­dimir Jabo­tinski, c’est l’armée israé­lienne qui a sévi dés 1948 pour chasser de sa terre plus de 800.000 pales­ti­niens, détruire des cen­taines de vil­lages et faire des mil­liers de vic­times civiles. C’est cette armée, consi­dérée aujourd’hui comme la 4ème mon­diale, qui a ravagé le LIBAN, en toute impunité, et sans que la recons­truction et les dom­mages de guerres soient imputés à l’Etat d’Israël.

C’est le mur d’isolement de GAZA où plus de 1.300.000 per­sonnes sont par­quées, prises en otages, au bon vouloir du pouvoir israélien qui dis­tille au compte goutte la survie de ses habi­tants comptant jour après jour sur l’ultime révolte qui fera se mas­sacrer entre eux les palestiniens.

Ce sont les prisons colo­niales où plus de 11.000 pri­son­niers, femmes et enfants compris, sont humiliés, tor­turés, jugés et condamnés par des tri­bunaux mili­taires d’exception sans que la justice inter­na­tionale et les pays occi­dentaux s’en émeuvent. Il est vrai que l’exemple du Grand Frère George Bush et sa prison de Guan­tanamo sont là pour conforter ces vio­la­tions et ces simu­lacres de justice.

En ces jours de triste com­mé­mo­ration nous avons tou­tefois la joie de par­tager avec sa famille et ses amis la libé­ration d’Ingrid BETAN­COURT. C’est pourquoi nous sou­hai­te­rions vivement que le gou­ver­nement français puisse être aussi actif pour que le Franco-​​ Pales­tinien Salah HAMOURI, détenu depuis 2005. Il vient d’être condamné à 7 ans de prisons pour être passé en voiture avec un ami devant la maison du Rabbin ultra extré­miste Yossef Obadia et d’avoir pensé un moment à le tuer, cela sans aucune arme ni muni­tions et sans que rien de concret n’ait été prouvé.

Il en va de même pour Marwan BAR­GUTHI, député pales­tinien réélu député du Fatah en prison le 25 janvier 2006, enlevé chez lui le 15 avril 2002 par l’armée colo­niale israé­lienne, condamné à 5 réclu­sions à vie plus 40 ans de prisons. Pendant le procès, sa défense a été un acte d’accusation contre l’illégalité de l’occupation ; et, tout en reven­di­quant le droit, garanti par la Convention de Genève, à la défense même armée du peuple pales­tinien contre la domi­nation colo­niale et mili­taire, il a condamné toute attaque pales­ti­nienne contre les civils israé­liens et confirmé sa volonté de paix.

Aujourd’hui nous exi­geons une nou­velle foi l’application du droit inter­na­tional pour les palestiniens

Il s’agit de principes élémentaires comme :

- La libre cir­cu­lation des per­sonnes et la levée de tous les bar­rages et déman­tè­lement des « Cheick points » dans les ter­ri­toires pales­ti­niens.
- La liberté de l’accès aux soins, à l’eau et à leurs terres pour les pales­ti­niens.
- Le déman­tè­lement du mur de la honte, la res­ti­tution des terres et le dédom­ma­gement des popu­la­tions vic­times de ces construc­tions.
- La levée totale de l’embargo sur GAZA et la mise en place rapide d’une aide inter­na­tionale pour la recons­truction des infra­struc­tures et qui per­mette une vie décente des popu­la­tions.
- Le droit au retour des réfugiés.
- La mise en place immé­diate, concrète et négocié avec les pales­ti­niens d’un état pales­tinien dans les fron­tières de 1967.

Pour ter­miner nous lançons un appel, à notre gou­ver­nement et aux nations : La bru­talité du colo­nia­lisme israélien engendre des vio­lences et des vic­times quo­ti­diennes pales­ti­niennes ; fermer les yeux c’est se rendre com­plice de cette colo­ni­sation. C’est ali­menter le pro­cessus d’injustices qui pousse des indi­vidus pales­ti­niens à s’attaquer, en repré­sailles à des repré­sailles, à des popu­la­tions civiles.

Il ne s’agit plus de favo­riser les accords com­mer­ciaux et pri­vi­légiés entre l’Europe et Israël qui confortent les diri­geants mili­taires et colo­nia­listes de l’état d’Israël. Il faut rompre ces accords et obliger cet état colonial à appliquer le droit international.