Contre la répression et l’occupation israéliennes à Jérusalem-​​Est

Associations du "Collectif national Palestine" et autres associations, mardi 27 octobre 2009

La France et l’Europe doivent forcer Israël à respecter le droit international

Le gou­ver­nement israélien d’extrême-droite a mul­tiplié ces der­niers mois les exac­tions à Jérusalem-​​Est. Les forces d’occupation israé­liennes ont encore une fois pénétré hier sur l’Esplanade des mos­quées pour réprimer les mani­fes­tants pales­ti­niens. Ces der­niers s’étaient mobi­lisés contre le projet de groupes de colons de faire une incursion sur ce haut lieu saint musulman.

Jérusalem-​​Est est un ter­ri­toire pales­tinien, occupé et annexé depuis plus de 40 ans en contra­diction avec les réso­lu­tions des Nations unies, soumis à l’arbitraire de la poli­tique israé­lienne qui vise à exclure les Pales­ti­niens de la ville au profit des colons israé­liens. Pour assurer son contrôle et sa domi­nation, Israël, qui se définit comme "l’Etat juif", exerce une dis­cri­mi­nation sys­té­ma­tique à l’encontre des Pales­ti­niens de la ville, qui vivent sous la menace per­ma­nente d’expulsion et de des­truction de leurs maisons, et comme l’ensemble du peuple pales­tinien, subissent la pri­vation de leurs droits poli­tiques et nationaux. Israël a déjà pra­ti­quement fini de construire le Mur qui achève l’annexion de la ville et sa sépa­ration du reste de la Cisjordanie.

Israël fait tout pour empêcher le partage de la ville indis­pen­sable à tout accord de paix fondé sur le droit. Ce faisant, Israël confisque aux Pales­ti­niens leur capitale his­to­rique, poli­tique, cultu­relle, écono­mique et religieuse.

Les pro­vo­ca­tions récur­rentes de l’occupation israé­lienne sur l’Esplanade des Mos­quées sont une partie inté­grante de cette poli­tique qui béné­ficie du silence des diri­geants occi­dentaux. Il est clair aussi que le gou­ver­nement israélien mul­tiplie les efforts pour reléguer au second plan les accu­sa­tions sérieuses de crimes de guerre voire de crimes contre l’humanité for­mulées dans le rapport des Nations-​​Unies dirigé par le juge Goldstone.

Nos orga­ni­sa­tions marquent leur soutien à la lutte du peuple pales­tinien pour la recon­nais­sance de ses droits, notamment à Jéru­salem. Nous demandons au gou­ver­nement français d’agir contre la répression israé­lienne et les vio­la­tions du droit international.

Nous rap­pelons notre demande de mettre fin à l’impunité d’Israël, notamment en sus­pendant l’accord d’association entre l’Union Euro­péenne et Israël ainsi que la coopé­ration mili­taire France /​ Israël.

Premiers signataires :

dans le Col­lectif national pour une paix juste entre Israé­liens et Pales­ti­niens, ou non :

AFD (Alliance for Freedom and Dignity), AFPS, Amé­ri­cains contre la Guerre AAW, Asso­ciation nationale des élus com­mu­nistes et répu­bli­cains (ANECR), Asso­ciation ’Pour Jéru­salem’, Asso­ciation pour les jume­lages entre les camps de refugiés pales­ti­niens et les villes fran­caise (AJPF), ATMF, CCIPPP, CICUP, CMF, Col­lectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Paix, CPPI St Denis, CVPR PO, Droit Soli­darité, Fédé­ration pour une alter­native sociale et écolo­gique FASE , Femmes Egalité, Femmes en Noir - FEN, FTCR, Gauche Uni­taire, Géné­ration Palestine, La Cour­neuve Palestine, Les Alter­natifs, Ligue inter­na­tionale des femmes pour la paix (WILPF/​LIFPL), MRAP, NPA, PCF, PCOF, PSM, Soli­daires, Soli­darité Palestine 18°, UJFPUTIT