AFPS Rennes, mercredi 29 octobre 2008
Maintenant nous sommes en tout vingt-cinq : des Suisses aussi sont là …
La pluie qui est tombée toute la nuit ne permet pas d’aller faire une cueillette d’olives et on nous propose un programme alternatif : une conférence et un échange avec l’Union des Comites du Travail Agricole (UAWC), suivis d’un exposé d’Abdulhadi Hantash du Comité de Défense de la Terre.
Un montage diapos présente leur programme d’amélioration de la vie des agriculteurs qu’ils conduisent depuis 1986. Faut-il rappeler que les conditions et le nombre des agriculteurs ont été fortement affectés par la colonisation des terres ? En 1994 : 24 %, en 1999 : 11 %, en 2004 : 15% de Palestiniens vivent de la terre, alors que le nombre de chômeurs augmente régulièrement de 12,6% a 15,9 % pendant cette période.
Des photos illustrent les différents secteurs qui bénéficient de leur programme. Elles montrent également les atteintes aux droits fondamentaux des Palestiniens.
Ayant été interdit d’entrer à Gaza, où se trouve un de leurs sièges, un groupe de Norvégiens du Norvegian Peoples Aid (NPA) est venu nous rencontrer pour nous présenter leur collaboration avec UAWC. A.Hantash nous a fait une brillante démonstration de la stratégie utilisée par Israël pour mener à bien une occupation quasi totale de la Palestine.
Les Amis palestiniens nous ont reçus chaleureusement autour de jus de fruits, de biscuits et de sandwichs. Après-midi libre dans le vieil Hébron (parfois sous la pluie) et sous la surveillance de l’armée d’Israël.
Neuf d’entre nous cet après-midi, sont allés à Hébron où un jeune guide nous a promenés. Une magnifique vieille ville, restaurée avec goût avec des fonds allemands et espagnols. mais c’est bien triste … il y a même une rue séparée en deux dans le sens de la longueur par une barrière, à gauche pour les Israéliens et à droite pour les Palestiniens … Des jeunes soldats sur-armés partout même à l’entrée de la mosquée et on s’est même demandé si les Palestiniens avaient le droit d’y entrer. On a vu aussi une colonie, d’assez près : deux mondes parallèles se côtoient. Les bâtiments de la colonie sont imposants, un peu rigides, austères, neufs, routes spéciales pour les colons, tandis que la 403 d’un Palestinien a pris un chemin de terre. On en ressort l’estomac un peu noué.
Le souk fermé pendant longtemps, revit peu à peu mais beaucoup de rues ont l’air d’une ville fantôme ( boutiques fermées, personne dans les rues… cela contraste avec le souk animé de Jérusalem). Dans certaines rues les colons habitent le haut des immeubles et balancent leurs détritus dans la rue . Des filets ont été installés au dessus de la rue pour récupérer ces cochonnerie et éviter qu’elles tombent sur les passants.