Compte-​​rendu du troisième jour de cueillette, mardi 28 octobre 2008

AFPS Rennes, mercredi 29 octobre 2008

Maintenant nous sommes en tout vingt-​​cinq : des Suisses aussi sont là …
La pluie qui est tombée toute la nuit ne permet pas d’aller faire une cueillette d’olives et on nous propose un pro­gramme alter­natif : une confé­rence et un échange avec l’Union des Comites du Travail Agricole (UAWC), suivis d’un exposé d’Abdulhadi Hantash du Comité de Défense de la Terre.

Un montage diapos pré­sente leur pro­gramme d’amélioration de la vie des agri­cul­teurs qu’ils conduisent depuis 1986. Faut-​​il rap­peler que les condi­tions et le nombre des agri­cul­teurs ont été for­tement affectés par la colo­ni­sation des terres ? En 1994 : 24 %, en 1999 : 11 %, en 2004 : 15% de Pales­ti­niens vivent de la terre, alors que le nombre de chô­meurs aug­mente régu­liè­rement de 12,6% a 15,9 % pendant cette période.

Des photos illus­trent les dif­fé­rents sec­teurs qui béné­fi­cient de leur pro­gramme. Elles montrent également les atteintes aux droits fon­da­mentaux des Palestiniens.

Ayant été interdit d’entrer à Gaza, où se trouve un de leurs sièges, un groupe de Nor­vé­giens du Nor­vegian Peoples Aid (NPA) est venu nous ren­contrer pour nous pré­senter leur col­la­bo­ration avec UAWC. A.Hantash nous a fait une brillante démons­tration de la stra­tégie uti­lisée par Israël pour mener à bien une occu­pation quasi totale de la Palestine.

Les Amis pales­ti­niens nous ont reçus cha­leu­reu­sement autour de jus de fruits, de bis­cuits et de sand­wichs. Après-​​midi libre dans le vieil Hébron (parfois sous la pluie) et sous la sur­veillance de l’armée d’Israël.

Neuf d’entre nous cet après-​​midi, sont allés à Hébron où un jeune guide nous a pro­menés. Une magni­fique vieille ville, res­taurée avec goût avec des fonds alle­mands et espa­gnols. mais c’est bien triste … il y a même une rue séparée en deux dans le sens de la lon­gueur par une bar­rière, à gauche pour les Israé­liens et à droite pour les Pales­ti­niens …  Des jeunes soldats sur-​​armés partout même à l’entrée de la mosquée et on s’est même demandé si les Pales­ti­niens avaient le droit d’y entrer.  On a vu aussi une colonie, d’assez près : deux mondes paral­lèles se côtoient. Les bâti­ments de la colonie sont impo­sants, un peu rigides, aus­tères, neufs, routes spé­ciales pour les colons, tandis que la 403 d’un Pales­tinien a pris un chemin de terre. On en ressort l’estomac un peu noué. 

Le souk fermé pendant long­temps, revit peu à peu mais beaucoup de rues ont l’air d’une ville fantôme ( bou­tiques fermées, per­sonne dans les rues… cela contraste avec le souk animé de Jéru­salem). Dans cer­taines rues les colons habitent le haut des immeubles et balancent leurs détritus dans la rue . Des filets ont été ins­tallés au dessus de la rue pour récu­pérer ces cochon­nerie et éviter qu’elles tombent sur les passants.