Compte-​​rendu du quatrième jour de cueillette, mercredi 29 octobre 2008

AFPS Rennes, jeudi 30 octobre 2008

Aujourd’hui comme la terre était trop mouillée on ne pouvait pas cueillir. De plus la pluie a repris vers 11h. Nous sommes allés voir le mur au nord de Hébron à Surif, ce n’est pas un mur en béton, mais une bar­riere de bar­belés, de grillages avec des tas de cap­teurs, chemin ratissé régu­liè­rement pour détecter tout passage, route et encore barbelés.

Mercredi 29 octobre

Aujourd’hui comme la terre était trop mouillée on ne pouvait pas cueillir. De plus la pluie a repris vers 11h. Nous sommes allés voir le mur au nord de Hébron à Surif, ce n’est pas un mur en béton, mais une bar­riere de bar­belés, de grillages avec des tas de cap­teurs, chemin ratissé régu­liè­rement pour détecter tout passage, route et encore bar­belés. Il faut aussi savoir que ce mur est entre la Cis­jor­danie et la Cisjordanie…

Des champs d’un côté et des champs confisqués de l’autre. L’agriculteur doit faire des kilo­mètres pour tra­vailler , quand il a la per­mission, de l’autre côté. Cela peut lui prendre des heures. Ce mur n’est pas du nord au sud, le long de la fron­tière, mais de l’ouest à l’est et c’est plus un mur pour séparer la région de Hébron de celle de Jéru­salem. Ce n’est donc pas un mur de sécurite mais plutôt de net­toyage eth­nique (formule employée par notre ami palestinien).

Ensuite nous sommes allés voir une chaine de pro­duction d’huile d’olive et enfin une coopé­rative de femmes d’agriculteurs tra­vaillant la bro­derie. Elles nous ont expliqué leurs dif­fi­cultés pour com­mer­cia­liser leurs pro­duits, elles sont en déficit actuel­lement. Y a-​​t-​​il un débouché vers le com­merce équitable ?

Pause déjeuner.

À 16h, réunion avec la coope­rative Al Sanabel, de fabri­cation de jus de raisin, dont notre ami est le pre­sident. Un groupe de Français est venu nous rejoindre : ils sont arrivés avec une heure de retard car il y avait un barrage ponctuel aujourd’hui pré­ci­sement et sans aver­tis­sement préa­lable, comme c’est souvent le cas ici, entre Hébron et Hal Hul (3 km). Lors de la réunion, les Pales­ti­niens nous pré­sentent leur toute nou­velle pro­duction de jus de raisin ; ils ont fait 15.000 bou­teilles l’an dernier.

Là aussi se posent des pro­blèmes de com­mer­cia­li­sation, d’acheminement (à cause des bar­rages) et parfois de ven­danges si les vignobles sont trop près des colonies. Mais ils sont plein d’énergie et d’enthousiasme et ont vraiment envie d’être auto­nomes très vite et de déve­lopper leur production.

Demain nous essaierons de raconter le passage de l’une d’entre nous , étudiante de 20 ans qui a été inter­rogée pendant huit heures à l’arrivée à l’aéroport de Tel Aviv. Ses deux copains ont été ren­voyés en France.