Compte rendu d’une réunion de parrains

AFPS, vendredi 10 février 2006

Les par­rai­nages n’ont jamais été un acte de charité , mais bien un acte concret huma­ni­taire de soutien poli­tique au peuple Palestinien.

« Notre par­ti­ci­pation au par­rainage d’enfants pales­ti­niens n’était pas pour nous un acte de charité, de com­passion. C’était la mani­fes­tation de notre soli­darité poli­tique ; a travers l’enfant orphelin de son père et de sa terre , c’était la Palestine à venir que nous sou­te­nions » nous disait der­niè­rement un couple qui fût parmi les pre­miers par­rains en 1977.

Ceci est toujours vrai aujourd’hui.

Les par­rai­nages n’ont jamais été un acte de charité , mais bien un acte concret huma­ni­taire de soutien poli­tique au peuple Palestinien.

Nous tra­vaillons tou­jours avec les pre­mières asso­cia­tions qui sont : Inash El Usra en Cis­jor­danie, les Femmes Tra­vailleuses Pales­ti­niennes (PWWSD) et l’ Union des Femmes Pales­ti­niennes à Gaza , Beit Atfal Assoumoud au Liban. Les par­rai­nages sont gérés ici par des mili­tantes béné­voles avec l’aide pré­cieuse de Gilles, et nous essayons de faire pour le mieux. Nous saluons la pré­sence parmi nous de Chantal Abu Eisheh membre de la com­mission et notre cor­res­pon­dante en Palestine Après cette entrée en matière les par­rains ont pris la parole. L’un d’eux nous dit « oui c’est bien un acte poli­tique que j’ai fait , mais main­tenant que je suis allé sur place, et connu la famille , c’est aussi un lien affectif » Il y retourne prochainement .

Puis vient la question du manque de nouvelles des familles.

Suivant les asso­cia­tions qui gèrent nos par­rai­nages c’est dif­férent. Du Liban on reçoit une ou deux fois par an une carte , une lettre ou un rapport sco­laire. L’Union des Femmes de Gaza envoie quelques lettres , mais pas de tous les enfants.

Nous avons encore une fois insisté auprès de nos par­te­naires , et leur avons dit combien il était important pour les par­rains d’avoir des contacts avec les familles par­rainées . Et depuis peu, Inash a envoyé quelques lettres avec parfois des photos.Nous en dis­tri­buons à des par­rains pré­sents, espérant bien en avoir pour tous un peu plus tard. Chantal nous rap­pelle que ce n’est pas la coutume d’écrire en Palestine. Durant les 7 ans que son époux a vécu en France il n’a reçu qu’une seule lettre de sa famille . (Hébron 180 000 Habi­tants n’a qu’un seul bureau de poste.)

Tou­tefois nous conti­nuons à tra­vailler pour que les par­rains aient plus d’informations .

Plu­sieurs idées sont apportées : Mettre un article sur les par­rai­nages à chaque publi­cation de Palestine Soli­darité Donner des nou­velles sur le net ,( il nous faut donc avoir votre adresse ) Chantal nous donnera des infor­ma­tions dans ce sens. Demander aux familles fran­çaises d’écrire elles aussi.

Une per­sonne demande comment aller à Gaza . Très dif­ficile en ce moment , il faut l’accord du consulat, et le l’autorisation de la police israélienne.

La situation à Gaza ? Plus d’armée israé­lienne sur terre , mais toutes les nuits des raids d’avions et héli­co­ptères, très dur à vivre.

Comment est vécu le mur dans la vie cou­rante ? Bien moins pénible pour les habi­tants qui sont loin ,mais très dif­ficile pour les autres( voir notre site et nos revues)

Comment est dis­tribué l’argent des par­rai­nages ? On rap­pelle que l’AFPS garde 7% des sommes pour faire des actions en France la gestion étant faite par des bénévoles.

Au Liban les familles reçoivent une partie de la somme, le reste allant à l’association pour payer les frais de visite médicale et de den­tiste, les goûters et les acti­vités des enfants par­rainés qui sont pris en charge toutes les semaines. En Palestine les asso­cia­tions par­tagent l’argent qu’elles reçoivent entre toutes les famille par­rainées. Les familles viennent au centre chercher leur argent et quand elles ne peuvent pas une assis­tante va le leur apporter. Mais en Cis­jor­danie les dépla­ce­ments sont si dif­fi­ciles que parfois elles n’ont leur argent que tous les deux ou trois mois.

Nous signalons une très forte baisse de demandes de par­rai­nages dû aux infor­ma­tions très « opti­mistes « données par nos médias : retrait de Gaza , Sharon veut la paix etc.. Mais nous avons bien vu que la vie des pales­ti­niens est tou­jours plus dif­ficile et les par­rai­nages plus nécessaires .

L’AFPS en fait une de ses priorités.

Jackie Neiss

La com­mission par­rai­nages serais heu­reuse d’accueillir des per­sonnes de la région pari­sienne qui vou­draient tra­vailler avec elle.(contacter le bureau 01 43 72 15 79) L’écriture manus­crite étant souvent dif­ficile à lire, il serait bon que les lettres en français soient tapées à la machine.

Merci

Des filleuls écrivent

Extraits de lettres d’enfants par­rainés par le comité France Palestine Soli­darité du Val de Marne

- Mahmoud a 7 ans, la maman écrit « Je vous remercie cha­leu­reu­sement pour tout ce que vous faites pour mon fils et pour toute la famille . La plus grande aide que vous nous apportez c’est de savoir votre pré­sence à nos côtés dans la situation dif­ficile où nous sommes. Mahmoud vous adresse ses remer­cie­ments et sa recon­nais­sance la plus sincère pour l’aide qui lui permet d’aller à l’école. Tous les matins quand il regarde ses livres, il pense à vous. Grâce à vous malgré toutes les mau­vaises choses de la vie, il a de l’éspoir. Je vous sou­haite , pour vous et vos familles, bonne année, santé,jeunesse . Que dieu soit avec vous »

- Le papa de Juma (3 ans), « Je remercie du fond du cœur tous ceux qui se sont mobi­lisés pour venir en aide à ma famille dans la vie dif­ficile qui nous est faite, avec toutes ses com­pli­ca­tions . Je ne trouve pas les mots me per­mettant de tra­duire les remer­cie­ments et la recon­nais­sance que je veux vous témoigner . Je ne trouve pas les mots pour exprimer le mieux être que nous apporte le fait de savoir que des gens de l’extérieur pensent à nous, à nos enfants . Nous avons beaucoup de recon­nais­sance pour votre com­passion à notre égard et à l’égard de tous ceux qui souffrent, qui ont besoin de votre aide . Juma adresse toute sa ten­dresse et son amour à ses parents de France Avec toute notre recon­nais­sance et notre respect »

- Ra’eala la maman de Anas (5 ans) : « Je vous remercie beaucoup pour votre aide. Anas va bien. Par contre il a une sœur han­di­capée, Chorak, et un petit frère également han­dicapé, Issa. Ils sont soignés dans des centres spé­cia­lisés, Chorak au centre Kofor Okba el Souadia, Issa au centre Yasmine. Votre aide nous permet d’acheter du lait et des couches. Anas va à l’école et est en bonne santé. Mon mari est en trai­tement pour le dos et ne peut tra­vailler de façon per­ma­nente. A tous encore merci pour votre aide et votre soli­darité, sou­haitant que vous puissiez continuer car elle est indis­pen­sable pour nos enfants. »