Compétence universelle : une première victoire en Europe

UJFP, communiqué, jeudi 10 juillet 2008

Après des années de travail de ce cabinet, du PCHR de Gaza et de la société civile, des soldats israé­liens vont être enfin pour­suivis pour avoir lâché une bombe sur des civils pales­ti­niens en juillet 2002, lors d’une attaque sur Gaza.

C’est avec une grande satis­faction que l’Union juive fran­çaise pour la Paix, UJFP, vient de prendre connais­sance du procès introduit en Espagne par des avocats engagés depuis long­temps pour le respect et l’application du droit inter­na­tional et du droit huma­ni­taire. Après des années de travail de ce cabinet, du PCHR de Gaza et de la société civile, des soldats israé­liens vont être enfin pour­suivis pour avoir lâché une bombe sur des civils pales­ti­niens en juillet 2002, lors d’une attaque sur Gaza. Les vic­times de ce bom­bar­dement ont obtenu d’être entendues par la Audencia Nacional. Leur demande a été jugée rece­vable. C’est une victoire.

La France n’a pas encore cette com­pé­tence, mais l’Assemblée Nationale, dès la pro­chaine session, va dis­cuter un projet de mise en conformité des lois natio­nales avec la CPI, Cour pénale inter­na­tionale. C’est l’occasion de demander à ce que l’Etat français adopte une vraie com­pé­tence uni­ver­selle pour l’ensemble des crimes cou­verts par la CPI et par le Pro­tocole de 1977 afin de per­mettre son appli­cation effective et non sélective.

L’UJFP, qui lutte depuis long­temps contre l’impunité dénonce l’entreprise des pays euro­péens consistant à détourner la grande idée de justice inter­na­tionale, en « oubliant » le Pro­tocole de 1977 et en ins­taurant dans la pra­tique une justice à sens unique.

Les diri­geants des Etats-​​Unis, de l’Etat d’Israël, de cer­tains pays euro­péens et d’autres Etats puis­sants sont direc­tement res­pon­sables d’une majeure partie des crimes commis par leurs armées. A travers leur impunité, c’est l’idée même de justice inter­na­tionale qui est dis­cré­ditée dans le monde.

Il est temps que l’impunité cesse au nom de la paix et de la sécurité internationale.

Bureau National 4 juillet 2008