Comité d’accueil pour une ambassadrice indésirable

AFPS Thionville, AFPS Metz, mardi 4 avril 2017

Ayant appris l’invitation faite aux élus du Conseil Régional et du Conseil Municipal de Metz de rencontrer Madame BIN NOUN, Ambassadeur de l’Etat d’Israël, dans les locaux du Conseil Régional à Metz nous avons – un peu dans l’urgence – envoyé un courrier par mail à tous les élus invités et avons rejoint le Collectif BDS 57 devant le Conseil Régional pour protester contre cette rencontre dans cette enceinte. Ci-dessous le compte-rendu de ce rassemblement qu’a fait Richard SROGOSZ, président de ce Collectif. Mme BIN NOUN est aussi accueillie à la Mairie de Metz, M. Patrick THIL, président de France-Israël METZ étant Conseiller Régional et Conseiller Municipal ...

Encouragés par les étudiants de Rennes qui l’avaient chahutée, et avertis au dernier moment de son passage au conseil régional de Lorraine, le collectif BDS 57, les AFPS de Metz et Thionville, le Parti Communiste et les Jeunes Communistes locaux rejoints par des sympathisants de la cause palestinienne se sont donnés rendez-vous ce midi pour faire savoir à l’ambassadrice d’Israël les justes raisons que nous avions de dire notre indignation à l’annonce de sa visite dans une enceinte démocratique.

Autour du Conseil Régional, plus de policiers au départ que de militants non violents : les forces de police étaient là pour protéger cette pauvre personne "menacée", symbole d’un état d’apartheid, colonial et meurtrier. Mme Bin Noun avait été invitée par le conseiller régional LR Patrick Thil, par ailleurs responsable de l’association France-Israël. Rappelons que cette organisation est partie civile dans le procès désormais en appel d’une décision qui était favorable le 23 février dernier au président du collectif BDS 57 inculpé. Raison de plus pour que nous réagissions face à ces liaisons dangereuses que constitue la complicité de courtisans sionistes sans scrupules tirant leur révérence à la représentante d’un régime politique d’extrême droite criminel.

Nous avons lu le texte des étudiants rennais et scandé au mégaphone des slogans réclamant le droit et la liberté pour les Palestiniens. Peu de monde certes, mais une vingtaine de personnes déterminées ont fait entendre une autre voix, celle de la paix et de la justice. Pas d’incidents, ni de supporters dans le clan adverse pour cette rencontre à huis-clos sous haute surveillance.

>>lettre aux élus

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