Clinton appelle Israël et les Etats-​​Unis à "agir et à penser ensemble"

AFP, mardi 17 juillet 2012

La secré­taire d’Etat amé­ri­caine Hillary Clinton a appelé lundi Israël et les Etats-​​Unis à "agir et à penser ensemble" à l’issue d’une ren­contre à Jéru­salem avec le pré­sident israélien Shimon Peres.

"C’est une période d’incertitude, mais aussi un moment où se pré­sentent des occa­sions. Nous avons la pos­si­bilité de faire avancer nos objectifs communs en matière de sécurité, de sta­bilité, de paix et de démo­cratie (…). C’est dans ces moments là que des amis comme nous doivent penser ensemble, agir ensemble", a déclaré Mme Clinton à la presse.

"Nous sommes appelés à être intel­li­gents, créatifs et cou­rageux", a ajouté la secré­taire d’Etat qui a entamé dimanche soir sa pre­mière visite en Israël depuis près de deux ans.

La der­nière visite à Jéru­salem de Mme Clinton remonte à la mi-​​septembre 2010 lorsqu’elle avait tenté, en vain, d’empêcher de tourner court des négo­cia­tions directes israélo-​​palestiniennes, qui venaient juste de reprendre sous l’égide du pré­sident amé­ricain Obama.

Depuis les discussions sont restées totalement bloquées.

Les diri­geants pales­ti­niens exigent pour reprendre les négo­cia­tions qu’Israël cesse la colo­ni­sation des Ter­ri­toires occupés depuis 1967 et accepte les fron­tières d’avant 1967 comme base de discussions.

Israël rejette ces reven­di­ca­tions et dit vouloir des négo­cia­tions "sans condition préalable".

Mme Clinton a précisé lundi qu’elle comptait avoir des "dis­cus­sions appro­fondies sur une large gamme de sujets com­prenant l’Egypte, la Syrie, les efforts de paix, l’Iran et d’autres ques­tions régio­nales et glo­bales" lors de ses ren­contres lundi avec le ministre de la Défense Ehud Barak et le Premier ministre Ben­jamin Netanyahu.

Dans l’après-midi, elle doit également s’entretenir à Jéru­salem avec le Premier ministre pales­tinien Salam Fayyad.

Mme Clinton avait ren­contré début juillet à Paris le pré­sident pales­tinien Mahmoud Abbas.

Sur le question du pro­gramme nucléaire iranien, le pré­sident Shimon Peres, qu’elle a ren­contré dans la matinée, a pour sa part affirmé qu’il y a "un accord dans le monde pour consi­dérer l’Iran, non pas le peuple iranien mais le gou­ver­nement iranien, doté de bombes nucléaires et pour­suivant une poli­tique ter­ro­riste, comme un danger pour tous".

"Il y a une entente totale sur le fait que nous devons tout faire pour empêcher l’Iran de mettre en danger la liberté et l’indépendance des autres peuples", a ajouté le président.

"Je pense que paral­lè­lement au défi iranien, ils (les Amé­ri­cains) ne doivent pas ignorer les chances pour la paix et prin­ci­pa­lement entre nous et les Pales­ti­niens", a affirmé M. Peres.

"Nous appré­cions beaucoup le fait qu’immédiatement après l’Egypte vous soyez venue chez nous avec vos der­nières impres­sions car pour nous ainsi que pour les Etats-​​Unis, l’Egypte est un pays clé au Moyen-​​Orient et beaucoup dépend d’elle et un peu de nous aussi pour continuer notre grande marche vers la paix", a-​​t-​​il dit à la secré­taire d’Etat qui arrivait d’une visite en Egypte.

"Comme les Etats-​​Unis, Israël sou­haite vraiment main­tenir la paix avec l’Egypte, le plus grand pays arabe (…) nous res­pec­tions les résultats des élec­tions (égyp­tiennes). Je pense que durant les 30 der­nières années, le fait que nous ayons un traité de paix entre nous et l’Egypte a permis d’épargner des cen­taines de mil­liers de vies", a également affirmé M. Peres.