Cis­jor­danie occupée : 2 vil­lages résis­tants, Bil’in et Nil’in, déclarés zone mili­taire fermée par l’armée d’occupation

Bilin le village, mardi 16 mars 2010

Alors qu’approche la cin­quième confé­rence inter­na­tionale sur la résis­tance non vio­lente à l’occupation israé­lienne, les vil­lages emblé­ma­tiques de ces actions deviennent des lieux interdits, selon le vieux concept effarant de l’occupant de "zone mili­taire fermée mobile".

Selon l’AFP relayée par le Figaro, "Israël a décrété zone mili­taire fermée chaque ven­dredi et pour six mois Bilin et Nilin, deux vil­lages pales­ti­niens de Cis­jor­danie occupée qui accueillent des mani­fes­ta­tions heb­do­ma­daires contre la "bar­rière de sécurité", a-​​t-​​on appris auprès de l’armée et des habi­tants. Cette mesure a été prise afin d’"empêcher les ins­ti­ga­teurs de ces émeutes de se rendre dans ce secteur", a indiqué l’armée israé­lienne dans un communiqué.

La mesure, décidée il y a trois semaines, interdit aux Israé­liens, aux étrangers et aux Pales­ti­niens ne vivant pas dans le secteur de se rendre sur place de huit heures du matin à huit heures du soir chaque ven­dredi, le jour où se déroulent les mani­fes­ta­tions, au cours des six pro­chains mois.

Selon les habi­tants de ces deux vil­lages, des affiches informant la popu­lation de cette mesure ont été pla­cardées par l’armée dans la nuit de dimanche à lundi. Bilin et Nilin accueillent chaque semaine des mani­fes­ta­tions de pro­tes­tation contre la bar­rière de sépa­ration construite par Israël en Cis­jor­danie, qui la pré­sente comme une "clôture anti­ter­ro­riste". Les Pales­ti­niens la qua­li­fient de "mur de l’apartheid".

L’armée israé­lienne a fré­quemment recours à cette mesure lors des mani­fes­ta­tions, mais c’est la pre­mière fois qu’un tel ordre est appliqué d’emblée pour une période aussi longue."

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