Cessez le feu maintenant ! Sanctions contre Israël !

déclarations de Gush Shalom et du Parti communiste israélien, mercredi 31 décembre 2008

Gush Shalom exige une trêve immé­diate et des négo­cia­tions avec le Hamas, et le PCI des sanc­tions et aa levée du siège de Gaza

Cette guerre est inhu­maine, superflue et nui­sible. Il n’en résultera rien de bon pour Israël !

Le meurtre de cen­taines de Pales­ti­niens et la des­truction de l’infrastructure de vie dans la bande de Gaza sont des actes abo­mi­nables. Ceux qui espèrent en tirer des profits élec­toraux se trompent lourdement.

Une invasion ter­restre causera d’encore plus grands mal­heurs, détruira ce qui reste à Gaza et causera beaucoup de pertes – Israé­liens et Pales­ti­niens, soldats et civils.

Si, après de durs combats, l’armée israé­lienne réussit à conquérir les ruines de Gaza, le résultat sera, au mieux, de conduire le Hamas dans la clan­des­tinité et d’accroître son influence aussi bien dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie.

L’attaque, qui a déjà approndi la haine,

DRESSERA l’ensemble du monde civilisé contre nous,

FERA ÉMERGER dans toute la région une nou­velle géné­ration qui haïra encore plus l’Etat d’Israël.

AUGMENTERA l’impact du Hamas

SAPERA encore plus le statut des Palestiniens qui œuvrent pour la paix,

EMPÊCHERA l’unité palestinienne sans laquelle il ne pourra pas y avoir de paix.

Au nom des mil­liers d’Israéliens qui ont mani­festé dans les rues de Tel-​​Aviv quelques heures après le début de la guerre, nous demandons :

- d’arrêter immédiatement l’attaque sur Gaza !

- de pro­poser – et de sou­tenir – un cessez-​​le-​​feu qui com­prendra la fin de toutes les actions vio­lentes des deux côtés, une réelle ouverture des points de passage et la fin du blocus contre la popu­lation de la bande de Gaza.

- de démarrer un dia­logue avec le Hamas. Le Hamas est une partie inté­grante de la société pales­ti­nienne et du système poli­tique pales­tinien. Sans sa par­ti­ci­pation, toutes les négo­cia­tions et tous les accord sont vains.


Décla­ration du Parti com­mu­niste israélien :

Le Parti com­mu­niste d’Israël condamne les attaques meur­trières contre Gaza et appelle à la mobi­li­sation internationale

Le Parti com­mu­niste d’Israël et Hadash (Front démo­cra­tique pour la paix et l’égalité) condamnent l’attaque meur­trière par l’armée de l’air israé­lienne contre la bande de Gaza qui s’est soldée par la mort de 300 Pales­ti­niens. Le PCI appelle les partis com­mu­nistes et ouvriers, et les mou­ve­ments sociaux du monde entier à se mobi­liser contre ces crimes contre l’humanité commis par Israël. Il demande que la com­mu­nauté inter­na­tionale prenne des sanc­tions contre Israël, et inculpe Tzipi Livni, Ehud Barak et les autres res­pon­sables poli­tiques et mili­taires israé­liens pour ces crimes de guerre fla­grants, commis dans le cadre du pro­cessus élec­toral en Israël.

Les attaques mili­taires d’Israël font partie du siège de la bande de Gaza. Israël exploite les der­niers moments de l’administration Bush pour accomplir sa poli­tique impé­ria­liste meur­trière mais inef­ficace d’utilisation de la force mili­taire pour obtenir un chan­gement poli­tique. Des mani­fes­ta­tions contre les attaques israé­liennes dans la bande de Gaza sont déroulées dans les prin­ci­pales villes d’Israël, et des mani­fes­ta­tions ont lieu à Tel Aviv, Jeru­salem Ouest, Haïfa, Nazareth, Sakhnin, Saint Jean de Acre, Shfamr (Shfaram), Arara, Maker, Shaab, Ablyn, Mag’d el-​​Kurum, Taybe, Tira et Calanswa .

Ven­dredi 26 des cen­taines de mani­fes­tants ont par­ticipé à un ras­sem­blement dans le centre de Tel Aviv pour pro­tester contre l’opération mili­taire israé­lienne prévue en réponse aux tirs de mis­siles pales­ti­niens depuis Gaza. Ce ras­sem­blement était organisé par la Coa­lition contre le siège de Gaza et Hadash (Front démo­cra­tique pour la paix et l’égalité- Parti Com­mu­niste d’Israël). Samedi soir des mil­liers de mani­fes­tants ont par­ticipé à un autre ras­sem­blement dans le centre de Tel Aviv pour pro­tester contre l’opération israélienne.

« Je propose que nous pre­nions l’autre direction », a dit le membre de Hadash à la Knesset Dov Khenin, diri­geant du Parti com­mu­niste d’Israël. « Notre pouvoir est notre tra­gédie. Une attaque vic­to­rieuse ne résoudra rien. Ils répon­dront par des roquettes, et nous finirons par nous embarquer dans une guerre totale. Prendre l’autre direction implique de ren­forcer l’accalmie, de sécu­riser le cessez-​​le-​​feu, et de lever le siège qui n’a d’autre consé­quence que de ren­forcer l’unité de la popu­lation autour du Hamas. »

« Un véri­table pro­cessus de paix doit être engagé avec l’Autorité pales­ti­nienne, dirigée par Abbas » a-​​t-​​il dit. « Ce qui est tra­gique, c’est que c’est pos­sible. Nous avons juste besoin de la volonté. »

Khenin a ajouté qu’il était « essentiel d’organiser un échange de pri­sonnier qui inclurait Gilad Shalit. » Quand on lui a demandé pourquoi de moins en moins d’Israéliens étaient contre la guerre à Gaza, il a répondu : « Les gens ont perdu espoir. Ils réa­lisent que ce qui se passe est mauvais, mais ils pensent qu’il n’y a pas d’autre solution. Cependant, nous ne sommes pas des­tinés à être vic­times de l’histoire. » Un autre par­ti­cipant au ras­sem­blement, l’ancien membre de la Knesset Tamar Gozansky, a dit : « Il y a deux ans, nous mani­fes­ta­tions au même endroit, avant la deuxième guerre du Liban. Nous étions mar­gi­na­lisés et on nous traitait de traîtres. Cependant, quelques mois plus tard, tous les gens qui s’étaient moqués de nous sont venus avec leurs propres reven­di­ca­tions Square Rabin pour pro­tester contre la poli­tique de Olmert. J’espère réel­lement que nous n’aurons pas de nouveau à leur dire : « Nous vous avions prévenus ».

Dans une autre décla­ration un peu plus tôt, Khenin a dit : « Une guerre géné­ra­lisée contre Gaza est dan­ge­reuse et n’est pas néces­saire. Elle mettra en danger des mil­liers de vies des habi­tants de Gaza et des habi­tants de l’ouest du Negev ». « La guerre n’est pas une solution au pro­blème des roquettes Kassam » a-​​t-​​il ajouté. « Il y a une autre voie : un réel accord pour une trêve. Pas juste un cessez-​​le-​​feu, mais également la fin du blocus de Gaza et l’arrêt de l’extrême souf­france d’un million et demi de personnes. »