Bil’in et Jéru­salem, mani­fes­ta­tions contre le Mur, de nom­breux blessés dont des journalistes

ISM, dimanche 21 mai 2006

Ce ven­dredi 19 mai, l’armée d’Occupation Israé­lienne a encore aug­menté son niveau de vio­lence contre les mani­fes­tants non-​​violents à Bil’in,

blessant 26 per­sonnes dont Hitham al-​​Khateeb qui souffre d’une fracture du crâne après avoir été touché par une bombe lacrymogène.

Il est actuellement en soins intensifs à l’Hopital Gouvernemental de Ramallah.

Sept Pales­ti­niens, cinq Israé­liens et deux inter­na­tionaux ont été arrêtés et ils viennent tous d’être relâchés.

La popu­lation de Bil’in et les paci­fistes inter­na­tionaux et israé­liens ont encore marché jusqu’au Mur d’Apartheid pour pro­tester la confis­cation de leurs terres par le Mur.

Les mani­fes­tants non-​​violents por­taient une ban­derole et des pan­cartes illus­trant le lien entre les vil­lages détruits pendant la Nakba en 1948, et les vil­lages qui sont anéantis et mor­celés par la construction du mur aujourd’hui.

En uti­lisant un grand tapis jeté sur la bar­rière, trente pro­tes­ta­taires sont passés par-​​dessus les bar­belés qui sépare les vil­la­geois de Bil’in de leur terre et sont entrés sur la route de patrouille.

Ils ont essayé d’exercer leur droit d’entrée sur leur propre terre et se sont assis sur la route, mais l’armée et la police des fron­tières ont immé­dia­tement répondu avec des gre­nades assour­dis­santes, des balles en caou­tchouc, du gaz lacry­mogène et et des matraques.

Les mani­fes­tants qui étaient poussés à se dis­perser ont réussi à tenir leur position pendant 1 heure en dépit des nom­breuses arres­ta­tions et des nom­breux blessés.

Les Forces de l’Occupation ont continué à tirer du gaz lacry­mogène et des bombes assour­dis­santes sur les mani­fes­tants alors qu’ils évacuaient la route de patrouille et qu’ils quit­taient le secteur.

A 18h, les Forces de l’Occupation israé­lienne conti­nuaient tou­jours à tirer sur les pro­tes­ta­taires, blessant Amer Hisham, 21 ans, et Abnafez Abdel Karim, 15 ans, à l’aide de balles en acier recouvert de caou­tchouc dans les jambes et dans le dos. Ils ont été également évacués vers l’hôpital de Ramallah.

Les noms des 7 Pales­ti­niens qui ont été trans­férés à l’Hopital sont : Hitham Al-​​Khateeb, Akram Khateeb, Ahmad Mohammad Hassan, Ratib Abu Rahme, Samer Burnat, Mohammad Monsour, Adeeb Abu Rahme.

Les autres blessés sont : Mazen Ahmed Yasin, Mujahed Abdul Rahman Said, Jowad Amran Khateeb, Fuad Mohammad Samara, Jabber Muhammad Abu Rahme, et Nimer Abu Rahme.

Quatre ado­les­cents de 14 ans ont également été blessés : Karasam Barakat Khateeb, Ali Omar Khateeb, Mohammad Fathi Abu Rahme, Salem Abdul Kareem Mansour.

Les jour­na­listes qui ont été blessés sont : Eyad Hammad d’Associated Press, Musheer Karakrah de Ma’an News Network, et Abbas Almomani de l’Agence France Presse.

Les deux internationaux blessés sont : Victor de Suède et Alan d’Ecosse.

Les Pales­ti­niens qui ont été arrêtés et main­tenant relâchés sont : Muhammad Khateeb, Abdul Fattah Burnat, Mujahed A’ashal, Muhammad Khaleel Abu Rahme, Basem Ahmad Aisa, Ahmad Zohad A’ashal et Naseer Samara.

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Bil’in, 19 mai 2006
Ecraser ou baillonner la Palestine

Jérusalem - 14-​​05-​​2006

La mani­fes­tation non-​​violente Contre le Mur à Ar-​​Ram attaquée par l’armée israé­lienne Par ISM

Le samedi 13 mai, environ 800 Pales­ti­niens et 200 mani­fes­tants israé­liens et inter­na­tionaux, repré­sentant une large coa­lition des per­sonnes, se sont réunis dans une marche pour demander le déman­tè­lement du mur d’Apartheid dans la ville pales­ti­nienne d’Ar-Ram, au nord de Jéru­salem. Avec la par­ti­ci­pation d’écoliers, de pro­fes­seurs, des habi­tants du quartier et des repré­sen­tants de dif­fé­rents partis poli­tiques pales­ti­niens, la mani­fes­tation avait été soi­gneu­sement pré­parée en tant que pro­tes­tation non-​​violente.

Tout était bien organisé, avec une ligne d’organisateurs à l’avant de la marche pour empê­chert les jeunes impa­tients de pro­voquer une confron­tation avec les soldats.

La grande marche paci­fiqué était menée par une bande d’enfants. En dépit de cela, elle a été vio­lemment attaquée par la police des fron­tières israé­lienne qui a tiré de nom­breuses salves de gaz lacry­mogène sur les mani­fes­tants alors qu’ils s’approchaient du check­point, forçant les mani­fes­tants à s’abriter dans les maisons voisines.

Le haut res­pon­sable Musulman, cheik Taiseer Tamimmi, res­pon­sable de la Justice en Palestine, était parmi les blessés, a indiqué l’IMEMC. Quelques ado­les­cents parmi la foule ont alors répondu à l’attaque de gaz lacry­mogène avec des pierres.

Comme d’habitude, la police des fron­tières a menti à la presse, en disant qu’ils avaient été attaqués par les mani­fes­tants et il semble que l’ensemble de la presse (y compris Al-​​Jazeera) a pris leurs men­songes pour la vérité.

Nous avons les photos et une vidéo mon­trant que la mani­fes­tation était paci­fique et qu’elle a été attaquée par les soldats israéliens.

La police des fron­tières a continué à tirer du gaz lacry­mogène, empê­chant les mani­fes­tants de se regrouper.

Elle a également refusé l’entrée à de nom­breux acti­vistes israé­liens qui arri­vaient de Jéru­salem au check­point d’Ar-Ram, forçant cer­tains à grimper par-​​dessus la bar­rière et d’autres à effectuer une pro­tes­tation de soli­darité de l’autre côté de la barrière.

Avec la police israé­lienne, la police des fron­tières a arrêté 11 per­sonnes : 7 Pales­ti­niens et 4 Israé­liens, dont un homme qui aurait été arrêté parce qu’il portait un drapeau palestinien.

Ils ont également confisqué les pan­cartes d’un mani­festant disant qu’ils les vou­laient "pour preuve". Les trois Israé­liens ont été libérés cet après-​​midi, mais tous les Pales­ti­niens ont été accusés d’avoir jeté des pierres (soit-​​disant "pour avoir mis en danger la vie des per­sonnes") et pour avoir par­ticipé "à une mani­fes­tation illégal."

Ils ont été emmenés à la prison du Russian Com­pound dans Jérusalem-​​Ouest et ont été gardés pour la nuit. Tous les sept ont été libérés aujourd’hui (le 14 mai) à condition qu’ils reviennent au tri­bunal si l’Etat décide de les poursuivre.

Le mur divise en deux la rue prin­cipale d’Ar-Ram. Contrai­rement au mythe popu­laire dans la presse israé­lienne et inter­na­tionale, la prin­cipale consé­quence du Mur est la sépa­ration des Pales­ti­niens entre eux, parce qu’il est construit à l’intérieur du ter­ri­toire pales­tinien, et non sur la fron­tière d’armistice de 1949 reconnue inter­na­tio­na­lement, ou "Ligne Verte".

Il a gra­vement dété­rioré la vie des habi­tants d’Ar-Ram. Il a divisé les familles, empêché les ouvriers d’accéder à leur lieu de travail et séparé les pro­fes­seurs et les étudiants de leurs écoles ; en fait, trois écoles ont déjà été obligées de fermer.

Le maire, Sirhan Al-​​Salaimeh, a déclaré après la mani­fes­tation que les Pales­ti­niens conti­nueront leurs actions com­munes avec les Israé­liens et les inter­na­tionaux contre l’occupation et le Mur et pour une paix qui soit juste pour les deux peuples.

Cette ini­tiative faisait suite aux mani­fes­ta­tions orga­nisées par une large coa­lition de forces dans la région de Jéru­salem com­prenant : le Conseil d’Ar-Ram, le Comité Public de Résis­tance au Mur du Dis­trict de Jéru­salem (qui repré­sente les sec­teurs et les vil­lages autour de Jéru­salem, des deux côtés du mur), l’Accord pour Jéru­salem, les Partis Isla­mique et National dans la région de Jéru­salem, l’Initiative Nationale Pales­ti­nienne (ancien can­didat à la pré­si­dence pales­ti­nienne et parti du député Mustafa Bhar­gouti), Stop The Wall, le Mou­vement Inter­na­tional de Soli­darité (ISM), les Anar­chistes Contre le Mur, Gush Shalom, Ta’ayush, et d’autres orga­ni­sa­tions paci­fistes israéliennes.

Pour les photos, voir : Site de l’ISM : www​.pal​so​li​darity​.org Site de Gush Shalom : www​.gush​-shalom​.org

Pour plus d’informations ou obtenir la video, contactez : Bureau de l’ISM : 02 297 1824