« Bâtissons avec nos corps un pont pour l’unité pales­ti­nienne pour gagner le dia­logue à la place des armes »

Palstinian Farmers Union, lundi 12 février 2007

Compte rendu de la mani­fes­tation du samedi 03÷02÷07 « Bâtissons avec nos corps un pont pour l’unité pales­ti­nienne pour gagner le dia­logue à la place des armes » En direct de Ramallah, par Issa El Shatleh, directeur du Pales­tinian Farmers Union
Le Pales­tinian Farmers Union est le par­te­naire de l’AFPS au seine du projet l’"Olivier" [1]

Les paysans pales­ti­niens et la popu­lation rurale mani­festent pour obtenir un accord et faire gagner le dia­logue entre pales­ti­niens. Le PFU a réussi à ras­sembler la popu­lation rurale dans la rue pour faire entendre sa voix, exprimer sa condam­nation des combats qui se sont déroulés dans la bande de Gaza et dans cer­taines villes de Cis-​​Jordanie.

La popu­lation rurale a pu exprimer sa volonté aux partis cléfs du Fatah et du Hamas, en mon­trant sa capacité à mobi­liser les paysans, les femmes et la jeu­nesse pales­ti­nienne dans la rue.

Elle l’a démontré en se ras­sem­blant au centre de Ramllah pour aller vers le quartier pré­si­dentiel en passant par le siège du conseil du premier ministre et le siège du conseil légis­latif. Le Fatah et le Hamas ont été accusés tous les deux d’être res­pon­sables des deniers événement qui ont épandu le sang et causé la mort d’une dizaine d’innocents.

Les obser­va­teurs ont pu noter que la mani­fes­tation a ras­semblé quelques 2 500 per­sonnes, qu’elle a été la plus impor­tante mani­fes­tation depuis le déclen­chement des ces inci­dents honteux entre le Fatah et le Hamas et que son succès était à lier au fait que le mou­vement popu­laire est bien plus important que ne sont toutes les organisations.

Le Pales­tinian Farmers Union avait organisé ce mou­vement avec le mot d’ordre « avec nos corps construisons un mur pour réa­liser l’unité des pales­ti­niens, arrêter l’effusion de sang pales­tinien et faire triompher le dia­logue à la place les armes ».

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Chaîne humaine

Avec ce mot d’ordre auquel le Pales­tinien Farmers Union est attaché, un travail a été mené avec les orga­ni­sation pay­sannes et rurales qui repré­sentent près de 60% de la popu­lation pales­ti­nienne, pour pro­mouvoir le dia­logue démo­cra­tique comme seul juge de ce qui est en train de se passer au sein de la Palestine, en mettant en accu­sation les diri­geants du Fatah et du Hamas pour leurs res­pon­sa­bi­lités vis à vis de ce que subissent les pales­ti­niens en raison de leur lutte pour le pouvoir : l’augmentation du chômage et l’accroissement de la pauvreté.

Mais en même temps en affirmant que les orga­ni­sa­tions civiles et popu­laires devaient jouer leur rôle, au delà des ten­dances poli­tiques, qu’un pouvoir démo­cra­tique et popu­laire fort devait exister, reposant sur des prin­cipes d’action démo­cra­tiques et paci­fiques, pour atteindre les objectifs de liberté, d’indépendance et pour l’établissement d’un Etat pales­tinien indé­pendant et démocratique.

Ce travail d’union a réussi à ras­sembler 2 500 per­sonnes, hommes et femmes de dif­fé­rentes pro­vinces rurales de Cis­jor­danie, qui ont formé une chaîne humaine débutant au quartier rési­dentiel du premier ministre du Hamas, passant par le Conseil Légis­latif et allant jusqu’au quartier pré­si­dentiel tenu par le Fatah.

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Cortège à Ramallah

Deux lettres ont été adressées par la popu­lation au Conseil du Premier Ministre et à l’Autorité pales­ti­nienne, exi­geant du Fatah et du Hamas qu’ils cessent le combat entre eux, alors que le secteur rural, et par­ti­cu­liè­rement les paysans, sont conti­nuel­lement vic­times des confis­ca­tions de terres agri­coles par les israé­liens et de la pour­suite de la construction du mur de l’apartheid.

Cette chaîne était entre autre carac­té­risée par la par­ti­ci­pation de femmes rurales et pay­sannes qui ont exprimé leur condam­nation de ces luttes intes­tines, quelles qu’en soient les raisons, et ont repris le mot d’ordre exi­geant que le Pré­sident et le Premier ministre uti­lisent leur force pour déve­lopper la Palestine rurale plutôt que de se battre entre eux pour le pouvoir.

Cette mani­fes­tation a été lar­gement cou­verte par des médias locales, Arabes et de agences internationales.

[1] Tout savoir sur ce projet :l’Olivier notre culture commune