Barghouti appelle à la réconciliation entre le Fatah et le Hamas

Catherine Monnet, dimanche 22 novembre 2009

C’est depuis sa cellule en répondant par écrit aux ques­tions de l’agence Reuter trans­mises par l’intermédiaire de son avocat, que le plus popu­laire pri­sonnier pales­tinien s’est invité dans le débat politique.

Alors que le pré­sident Mahmoud Abbas confirme dans une interview à la télé­vision égyp­tienne qu’il n’entend pas revenir sur sa décision de jeter l’éponge à la fin de son mandat en janvier pro­chain, Marwan Bar­ghouti, prêche la récon­ci­liation entre les frères ennemis. Le popu­laire leader empri­sonné souvent pré­senté comme un suc­cesseur potentiel au pré­sident pales­tinien, appelle à une « cam­pagne popu­laire » contre la pour­suite de la colonisation.

C’est depuis sa cellule en répondant par écrit aux ques­tions de l’agence Reuter trans­mises par l’intermédiaire de son avocat, que le plus popu­laire pri­sonnier pales­tinien s’est invité dans le débat politique.

Cer­tains le sur­nomment le Nelson Mandela pales­tinien, d’autres ne voient en lui que l’instigateur de la deuxième Intifada et un homme qui a du sang israélien sur les mains. En tout cas, celui qui est souvent considéré comme un suc­cesseur potentiel du pré­sident de l’Autorité pales­ti­nienne presse les deux mou­ve­ments poli­tiques rivaux, le Fatah et le Hamas, à mettre fin à leurs divi­sions et à signer le plus rapi­dement pos­sible un accord de réconciliation.

C’est une « stra­tégie néces­saire compte tenu de l’échec des négo­cia­tions » avec les Israé­liens, explique Marwan Bar­ghouti qui précise n’avoir jamais cru en la seule option des pour­parlers. « J’ai tou­jours appelé à une com­bi­naison de négo­cia­tions, de résis­tance et d’action poli­tique, diplo­ma­tique et popu­laire », écrit-​​il.

C’est pourquoi d’ailleurs le leader empri­sonné invite les Pales­ti­niens à une « cam­pagne popu­laire » contre les acti­vités de colo­ni­sation, contre notamment ce qu’il appelle la « judaï­sation » de Jérusalem-​​Est ou le blocus contre Gaza. Marwan Bar­ghouti ne précise tou­tefois pas quelle forme exacte devrait prendre cette nou­velle cam­pagne populaire.