Ban Ki-​​moon appelle à lever le blocus sur Gaza

R. I, jeudi 19 novembre 2009

Le secré­taire général de l’ONU, Ban Ki-​​moon, appelle l’occupant israélien à mettre fin au blocus de Ghaza et à rétablir la liberté de cir­cu­lation des Pales­ti­niens en Cisjordanie.

Le secré­taire général de l’ONU, Ban Ki-​​moon, appelle l’occupant israélien à mettre fin au blocus de Ghaza et à rétablir la liberté de cir­cu­lation des Pales­ti­niens en Cis­jor­danie. « Le gou­ver­nement israélien doit lever le blocus de Ghaza qui pèse lour­dement sur la situation huma­ni­taire de la popu­lation civile et com­promet la jouis­sance des droits de l’homme », écrit M. Ban dans un rapport remis à l’Assemblée générale de l’ONU, intitulé « Pra­tiques israé­liennes affectant les droits de l’homme du peuple pales­tinien dans les ter­ri­toires pales­ti­niens occupés, y compris El Qods-​​Est ».

« Il devrait en par­ti­culier laisser entrer librement à Ghaza l’aide huma­ni­taire et devrait aussi aider immé­dia­tement et effec­ti­vement à résoudre les pro­blèmes cri­tiques de dis­tri­bution de l’eau, d’assainissement et de pol­lution de l’environnement qui se posent à Ghaza », selon M. Ban Ki-​​moon. [1]

Par ailleurs, Jimmy Carter en visite à Gaza se dit " très affecté par ces destructions… "

J. Carter a ren­contré l’ex-chef de gou­ver­nement pales­tinien, I. Hanieh. L’ancien pré­sident amé­ricain, Jimmy Carter, en visite hier à Ghaza, a dénoncé le blocus imposé depuis deux ans par l’occupation israé­lienne à ce ter­ri­toire, et déploré l’agression mili­taire sio­niste (27 décembre-​​18 janvier 2009) sur le ter­ri­toire occupé, qui avait fait plus de 1400 martyrs palestiniens.

Arrivé à Ghaza le matin via le ter­minal d’Erez, M. Carter s’est rendu sur des sites détruits lors de l’agression mili­taire israé­lienne et a visité notamment une école amé­ri­caine tota­lement détruite par les raids aériens israé­liens. M. Carter s’est dit « attristé » par les consé­quences catas­tro­phiques de l’agression israé­lienne sur la popu­lation de Ghaza, un ter­ri­toire soumis depuis deux ans à un blocus écono­mique et de la cir­cu­lation impla­cable. « Je suis très affecté. Je dois retenir mes larmes en voyant la des­truction qui a été infligée sur votre peuple », a notamment déclaré M. Carter. Lors de sa visite, il a eu des entre­tiens dans la ville de Ghaza avec des res­pon­sables de l’agence de l’ONU d’aide aux réfugiés pales­ti­niens (Unrwa). L’ancien pré­sident amé­ricain a déploré le blocus israélien et la situation huma­ni­taire à Ghaza décrite comme alar­mante par des ONG inter­na­tio­nales. « Tra­gi­quement, la com­mu­nauté inter­na­tionale reste trop souvent indif­fé­rente aux cris de détresse des Pales­ti­niens », a-​​t-​​il dit. M. Carter a affirmé que « 1,5 million de per­sonnes (de la popu­lation de Ghaza) sont privées des besoins élémen­taires de la vie », assurant que « jamais dans l’histoire une aussi grande com­mu­nauté n’a été bru­ta­lement dévastée par des bombes et des mis­siles et ensuite privée des moyens de s’en remettre ».

Tête-​​à-​​tête Carter-​​Hanieh

Face à cette situation, M. Carter a appelé la com­mu­nauté inter­na­tionale à plus d’efforts pour convaincre l’occupation israé­lienne d’autoriser l’entrée des pro­duits de pre­mière nécessité à Ghaza. L’ex-président amé­ricain a par la suite ren­contré le chef de gou­ver­nement pales­tinien limogé, Ismaïl Hanieh, qui s’est déclaré « favo­rable » à la création d’un Etat pales­tinien dans les ter­ri­toires occupés par Israël en 1967 avec El Qods comme capitale. « S’il existe un plan réel visant à résoudre le pro­blème pales­tinien sur la base de la création d’un Etat pales­tinien dans les fron­tières de 4 juin 1967 et jouissant d’une pleine sou­ve­raineté, nous y sommes favo­rables », a affirmé le diri­geant du mou­vement de résis­tance Hamas, M. Hanieh, à l’issue de sa ren­contre avec Jimmy Carter. « Nous œuvrons pour la réa­li­sation de ce rêve national pales­tinien que repré­sente la création d’un Etat pales­tinien indé­pendant avec El Qods comme capitale », a-​​t-​​il pour­suivi. Les décla­ra­tions de Hanieh inter­viennent au len­demain du premier dis­cours de poli­tique étrangère du Premier ministre israélien, Benyamin Neta­nyahou, depuis les élec­tions légis­la­tives israé­liennes de février. Lors de son dis­cours, Neta­nyahou a posé une série de condi­tions à la création d’un État pales­tinien qui devrait être, selon lui, « com­plè­tement démilitarisé ».

Il a également appelé les Pales­ti­niens à recon­naître l’existence de l’« Etat d’Israël ». Mais le Hamas exige notamment qu’Israël se retire des ter­ri­toires occupés depuis 1967 et qu’il recon­naisse les droits légi­times des Pales­ti­niens, dont la création d’un Etat indé­pendant et le retour des réfugiés. Le Hamas exige aussi la levée du blocus israélien en vigueur à Ghaza depuis juin 2007, en vue de conclure une trêve durable dans ce ter­ri­toire pales­tinien.  [2]