Au Caire le Hamas accepte le principe d’un gou­vernment de récon­ci­liation nationale

Ma’an news, dimanche 28 septembre 2008

Dans une démarche de "récon­ci­liation" nationale, perçue comme indis­pen­sable par la popu­lation pales­ti­nienne et for­tement "recom­mandée" par la Ligue arabe, les deux prin­cipaux mou­ve­ments pales­ti­niens, Fatah et Hamas, se sont rendus au Caire pour des dis­cus­sions avec l’intermédiaire égyptien, le Fatah d’abord, le Hamas dans les jours prochains.

Selon des sources pales­ti­niennes haut placées, le Hamas a fait montre d’une grande flexi­bilité sur la question de la for­mation d’un gou­ver­nement de récon­ci­liation nationale dont l’objectif serait de mettre fin au siège de la bande de Gaza et de recons­truire les forces de sécurité, sur une base nationale et professionnelle.

La délé­gation du Hamas doit ren­contrer les res­pon­sables égyp­tiens cette semaine au Caire, der­nière délé­gation des groupes pales­ti­niens à se rendre à des dis­cus­sions bila­té­rales qui doivent déboucher sur des négo­cia­tions glo­bales sur l’unité en octobre.

Selon les sources de Ma’an, lors de leur pre­mière réunion, les repré­sen­tants du Hamas ont discuté des sujets prin­cipaux qu’ils veulent voir traiter. Ils se sont accordés sur la pour­suite de la négo­ciation sur des ques­tions de détail lors de la réunion de l’ensemble des groupes qui aura lieu le 8 octobre au Caire.

Selon de pre­mières révé­la­tions, le gou­ver­nement com­pren­drait des tech­no­crates et des membres des dif­fé­rents partis. La Hamas renon­cerait à la direction du nouveau gou­ver­nement et à ses minis­tères mais a obtenu de conserver le contrôle d’une poignée de postes ministériels.

Pour le Hamas le nouveau gou­ver­nement doit se conformer aux accords de la Mecque alors que le Pré­sident Mahmoud Abbas (Fatah) préfère suivre un pro­gramme pré­senté par l’OLP.

D’après ce qui semble res­sortir de la réunion, la délé­gation du Hamas a refusé que le gou­ver­nement soit uni­quement composé de tech­no­crates, qui ne seraient pas, selon elle, capable de répondre aux défis aux­quels il sera confronté.

L’Egypte sera l’intermédiaire dans des négo­cia­tions qui auront lieu juste après l’ Eid Al-​​Fitr, à la fin de la fête de fin du Ramadan, au cours des­quelles seront dis­cutés les détails des idées émises par toutes les parties dans le but d’arriver à un com­promis pour un gou­ver­nement d’unité.

Ce projet sera rédigé et pré­senté à la Ligue arabe qui oeu­vrera à sa réalisation.