Assassinats et traumatismes d’enfants : Israël au banc des accusés

Imemc, jeudi 16 février 2006

Les attaques mili­taires dans les Ter­ri­toires Pales­ti­niens Occupés ont un impact ter­rible sur les enfants, selon un rapport publié dimanche par le centre pour les droits de l’Homme Risalat Al Hoquq.

Depuis le début de l’Intifada Al Aqsa le 29 sep­tembre 2000 et jusqu’en décembre 2005, les troupes israé­liennes ont tué 797 enfants, y compris des bébés, et en a blessé des mil­liers, prin­ci­pa­lement par balles. Des dizaines d’entre eux souffrent à présent de han­dicaps permanents.

De nom­breuses orga­ni­sa­tions pour les droits de l’Homme ont rap­porté que beaucoup de ces jeunes vic­times sont décédées durant des raids aériens sur des zones rési­den­tielles ou durant les assas­sinats d’activistes.

En décembre 2005, de nom­breux offi­ciers israé­liens ont affirmé que la plupart des enfants sont assas­sinés lorsque les soldats ont l’impression que leur vie est en danger.

Au contraire, affirme Risalat al Hoqouq, le fait que l’énorme majorité des enfants sont blessés et assas­sinés durant les raids aériens réfute ces décla­ra­tions. Les vio­la­tions israé­liennes des réso­lu­tions des Nations Unies, preuves à l’appui, mettent à jour le com­por­tement des soldats israé­liens qui font des enfants les pre­mières cibles de leurs opé­ra­tions militaires.

De nom­breuses jeunes vic­times ont été tué dans ou près de leurs maisons et d’autres ont été assas­sinés à l’école ou lorsqu’ils s’y rendaient.

Le rapport de Risalat Al Hoqouq appelle la com­mu­nauté inter­na­tionale à faire pression sur Israël pour qu’elle res­pecte ses obli­ga­tions envers les lois inter­na­tio­nales vis-​​à-​​vis de la pro­tection des civils sous occupation.

L’état hébreu doit également appliquer les Conven­tions de Genève concernant la pro­tection des enfants dans des zones de conflit.

Le rapport ajoute que ce sont les enfants qui ont payé le prix le prix le plus lourd de l’occupation illégale des terres pales­ti­niennes. En outre, Israël n’a jamais res­pecté les 150 réso­lu­tions des Nations Unies condamnant l’occupation illégale et les vio­la­tions des droits de l’Homme.