Appels à la levée des barrages israéliens en Cisjordanie

Radio Canada, jeudi 1er mai 2008

Le prin­cipal émis­saire du « quartet » occi­dental au Proche-​​Orient, Tony Blair, a pré­senté au gou­ver­nement israélien, lundi 28 avril, une liste de bar­rages rou­tiers qu’il aimerait bien voir lever en Cisjordanie.

La levée des entraves en question per­met­trait de sou­lager quelque peu une économie pales­ti­nienne exsangue et de donner un coup de pouce aux pour­parlers de paix israélo-​​palestiniens.

D’ailleurs, à la suite d’une ren­contre entre le diplomate bri­tan­nique et le ministre israélien de la Défense, Ehoud Barak, lundi matin, le gou­ver­nement israélien a annoncé la sup­pression d’un poste de contrôle à proximité de la ville de Naplouse.

Ce n’est pas la pre­mière fois qu’un diplomate étranger demande la levée de quelques-​​uns des bar­rages dis­sé­minés un peu partout dans les ter­ri­toires pales­ti­niens par l’occupant israélien.

Au cours d’une visite récente au Proche-​​Orient, la secré­taire d’État amé­ri­caine, Condo­leezza Rice, avait réussi à obtenir la levée d’une soixan­taine d’entraves. Les Nations unies ont tou­tefois constaté dans un rapport récent que les Israé­liens n’ont levé que 44 des bar­rages et que la plupart d’entre eux étaient rela­ti­vement insignifiants.

Dimanche, la Banque mon­diale a accusé Israël d’être en partie res­pon­sable, en raison « du maintien des res­tric­tions à la liberté de mou­vement », de l’effondrement de la crois­sance écono­mique palestinienne.

Un porte-​​parole du premier ministre israélien Ehoud Olmert a jus­tifié la pré­sence des points de contrôle mili­taires par des impé­ratifs sécuritaires.

« En levant des bar­rages, nous amé­lio­re­rions pro­ba­blement notre image dans les médias, mais, un ou deux jours après, nous ris­que­rions de faire face à des attaques-​​suicides », a expliqué le res­pon­sable israélien.

Israël main­tient, selon les Nations unies, un imposant et com­plexe réseau de plus de 600 points de pas­sages mili­taires en Cis­jor­danie seulement. Ce réseau, qui entrave la liberté de mou­vement de la popu­lation pales­ti­nienne de Cis­jor­danie, est essen­tiel­lement composé de postes de contrôle, de bar­rières, de clô­tures, de murs, de bar­rages rou­tiers et de tranchées [1].